Top cinéma 2017 – OUI !

Juste en dessous du top 10. Les daubes ici, les quasi daubes ici, les ok-ça-passe ici.

Problemos

Je sais plus où j’ai eu l’info, une interview télé ou sur le net, mais il faut remercier Quentin Dupieux d’avoir fait découvrir The Office (UK évidemment) à Eric Judor: sans ça, pas de Platane, sa géniale série inspirée d’Extras, autre création de Ricky Gervais, et pas de Problemos. Il faut aussi saluer le travail d’écriture et l’interprétation de l’excellente Blanche Gardin, sympathisante Nuit Debout suffisamment lucide et intelligente pour porter un regard acerbe sur les zadistes, alters et gauchos de tout poils. Il faut enfin noter la présence de plusieurs autres keumiques de talents: Monsieur Fraize, une totale découverte pour moi, Bun Hay Mean dans le rôle du chamane-SDF et surtout l’immense Youssef Hajdi, déjà génial dans Platane. Tout ça fait de Problemos la comédie de l’année, haut la main.

« L’enfant »

Money

Ici.

Life: Origine Inconnue

Pas vu le (catastrophique il semblerait) volet d’Alien sorti cette année mais ce film donne parfaitement le change: ça n’invente absolument rien (puisque c’est quasiment un remake du tout premier Alien) mais c’est fait avec énergie et enthousiasme, c’est ramassé, bien interprété, maling. Que demander de plus ?

« Oh qu’il est meugnooooon »

Lala Land

Ici

Detroit

C’est fort quand un film parvient à combiner pamphlet et mise en scène. Message / cinéma. C’est pas facile pour un réalisateur de ne pas se laisser submerger par ce qu’il/elle veut transmettre, et de ne pas faire que les spectateurs soient submergés eux aussi, par l’émotion, en l’occurrence un sentiment de rage et de révolte. C’est ce que réussissent, ô combien Detroit et Kathryn Bigelow. Rien à dire de plus, ce film est peut-être la plus grande évidence de 2017, sur les 2 plans là encore, le pamphlet et la mise en scène. En gros: ça calme.

FDP de l’année

 

Happy Birth Dead

Ici

 

La confession

Un remake de Léon Morin, prêtre avec Romain Duris dans le rôle titre, on était en droit de flipper. Mais avec le subtil, quoiqu’inconstant, Nicolas Boukhrief aux manettes, on pouvait légitimement être rassuré. Et de fait c’est plus que correct puisque c’est même un beau film Qualité Française, qui n’apporte peut-être pas grand chose à l’original mais ne le déshonore absolument pas, au contraire. Excellente Marina Vacth également, comme toujours.

Il en a fait du chemin, le Tomasi du Péril jeune…

John Wick 2

Ici

 

Dunkerque

C’est le 1er film signé Christopher Nolan que j’apprécie quasiment sans réserves: 1. cette « musique » là, omniprésente, m’a presque gâché certaines séquences et 2. conclusion trop patriotique. Ca va qu’il est Anglais et au-delà de tout soupçon le gars (?) parce que si un Français ou un Américain fait ça… Mais c’est bien prenant, bien mis en scène et régulièrement impressionnant. Comme quoi, il est capable de faire du travail correc lorsqu’il s’est pas mis en tête de nous expliquer la Vie, La Mort, le Cosmos et les toupies.

Quand ça presse vraiment beaucoup beaucoup

 

20th century woman

Ici

 

Que Dios nos perdone

Polar madrileño. Un peu cliché parfois (le flic psycho-rigide et bégayant, son appartement clinique) mais super efficace. Supers acteurs aussi globalement, avec une mention pour Roberto Alamo, aussi drôle et subtil qu’animal. Et puis s’il y a bien un truc que les Espagnols savent utiliser dans une fiction, c’est 2 des piliers de l’espagnolité, à savoir les vieux et la religion. Les 2 ensemble ça donne droit à des moments bien glauques.

Quand tu supportes le Real et ton collègue l’Atletico.

 

La colère d’un homme patient

Un peu comme ci-dessus, en plus sec, plus minimaliste. Belle galerie de personnages et de gueules, notamment lorsque le scenario va faire un détour par un Madrid moins carte postale et plus populo.

 

Cessez-le-feu

Encore une belle interprétation de Romain Duris: je pouvais pas le supporter mais depuis 4-5 ans, il enchaîne, rien à dire, et il me convainc à chaque fois. Curieux film que ce Cessez-le-feu: à la fois film d’aventures méditatif inspiré par l’expérience africaine de Rimbaud (je grossis bien évidemment le trait hein), et film Qualité Française (la reconstitution historique, la romance) mais nouvelle manière (la romance… contrariée on va dire, la sécheresse du ton, le refus du sentimentalisme, du manichéisme). Beau film, vraiment, un peu passé inaperçu et qui mérite une seconde chance en DVD. Ou à gratos évidemment, je vais pas te faire un dessin.

Ceci n’est pas un cigare

 

Un jour dans la vie de Billy Lynn

Ici

 

Les Gardiennes

Après les moines de Des dieux et des hommes, Xavier Beauvois s’intéresse au quotidien d’une autre communauté, celui des femmes vivant dans une ferme du Nord de la France pendant la Première Guerre Mondiale, pendant que les hommes (enfants et pères) sont partis combattre. On y retrouve sa rigueur quasi-documentaire mais cette fois la fiction est plus présente, à travers la trajectoire de la véritable héroïne du film, Francine (formidable Iris Bry), une orpheline embauchée par le personnage interprété par Nathalie Baye. Ca rigole pas beaucoup (je me suis laissé dire que ça rigolait pas des masses à l’époque) mais c’est beau, à la fois sur le fond et sur la forme: on pense évidemment à l’Angelus de Millet mais le film parvient heureusement à s’en détacher. C’est parfois maladroit mais sans concession et j’aime bien l’utilisation de la musique (signée Michel Legrand), à la fois très parcimonieuse et dramatique, qui fait à chacune de ses interventions basculer le film de la fiction documentaire à l’aventure romanesque. La famille Smet s’en sort très bien, notamment Nathalie Baye dans un rôle pas vraiment à son avantage. Ca sent les multiples nominations aux Césars pour tout dire, et ça sera pas volé.

Il est génial le papy en arrière-plan

Pris de court

Ici

 

Split

The Visit l’annonçait, Split le confirme: retour en forme pour l’ex-wonder boy des années 2000. On est pas encore revenu au niveau des Incassable, Signes ou The Village mais certaines séquences impressionnent à la fois par ce qu’elles montrent et/ou par la seule puissance de leur mise en scène. Rien que la scène somme tout assez banale sur le papier de l’apparition du personnage interprété par James McAvoy au tout début, sur le parking, pfiou… Et puis évidemment, cet épilogue qui m’a mis le kiki tout dur je l’avoue. Welcome back M. Night.

James McAvoy, plus régulier dans la performance que son sosie Mesut Ozil

 

La Villa

J’y vois des défauts et des choses qui ne me plaisent pas (c’est trop didactique et les personnages s’expriment parfois un peu trop comme s’ils se trouvaient sur une scène de théâtre ou dans une AG de Lutte ouvrière) mais c’est un film qui défie foncièrement tout jugement objectif de ma part: j’ai pleuré quasiment du début jusqu’à la fin.

 

Paddington 2

Tu me juges. Je sais que tu me juges. Tu juges de plus haut. Et pourtant… Les auteurs de Paddington (les mêmes pour les 2 volets) réussissent une chose rare et bluffante dont on a perdu la recette: le film de bébé pour adultes. UN film universel quoi, autant appréciable par les enfants, petits, moyens, grands (bon, OK, les ados auront peut-être un peu de mal devant un tel étalage de mignoncité), que par les adultes, si tant est que ces derniers veuillent bien se donner la peine de le voir. Mais ceux qui savent, savent. Après, et après la grande Nicole (Kidman) dans le premier volet, c’est le grand Hugh Grant qui endosse avec délectation le costume du méchant. Et il en endosse justement des costumes dans le film, illustrant à merveille ce concept purement anglais, intraduisible et très subtil du camp qui englobe à la fois l’extravagance, l’entertainment, le style etc.
Un mot enfin sur la direction artistique, à tomber, comme si le Village Green des Kinks était revisité par Wes Anderson.

The Grand Budapest Hotel
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s