Sibyl – critique

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d’écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu’elle cherche l’inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l’acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu’elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s’accélère à une allure vertigineuse… (Allociné)

Lis ou relis bien le pitch.
On peut y ajouter sans spoiler grand chose qu’une fois sur Stromboli (sublime, forcément), Sibyl/Efira a une aventure avec l’amant (Ulliel) de sa patiente (Exarchopoulos). Et que « le tourbillon de son passé », c’est une relation passionnelle avec un type (Niels Schneider) qui l’a quittée quand il a appris qu’elle était enceinte de lui. Elle a donc élevé son enfant sans lui. Ah oui, Sibyl est alcoolique aussi, et elle a, récemment on le suppose, enterré sa mère, alcoolique elle aussi.

Purée, LA LOURDEUR… Déjà, ça (je veux dire, ce pitch hallucinant), mais quand on a vu les 2 précédents films de Justine Triet (La Bataille de Solférino et Victoria) et quand on sait qu’elle s’inspire énormément et directement de son vécu, on frise le malaise. Moi en tout cas.

Je me gourre peut-être, tout ça n’est peut-être « que » fiction et non auto-fiction (cf le discours liminaire tenu à Sibyl par le romancier Aurélien Bellanger dans le rôle de son éditeur) mais je suis sorti de la salle avec le sentiment d’un déballage de névroses trop intimes pour êtres fausses. Ça m’a mis mal à l’aise (cette dernière scène… brrr…).

Un mot quand même pour Virginie Efira, qui porte littéralement le film sur ses épaules : elle est remarquable mais là encore, cette performance extrême m’a mis un peu mal à l’aise. Je saurais pas l’expliquer davantage, c’est purement instinctif et subjectif. Moins exposé, Gaspard Ulliel est encore une fois impeccable (je l’aime de plus en plus lui). Adèle Exarchopoulos, comme de bien entendu, chouine abondamment (sans sauce bolognaise au coin des lèvres néanmoins). Mais là encore, les accents de vérité que va chercher Justine Triet frisent la cruauté selon moi : faire dire à son personnage (je parle de celui qu’interprète Exarchopoulos) qu’elle ne sera jamais reconnue par le milieu du cinéma à cause de ses origines, qu’on ne fait rien pousser sur de la merde… Bon.

Au final, je ne sais pas trop quoi penser de ce film, bien construit (pas évident avec ces différentes strates narratives, les flashbacks), mais dont les différentes strates s’apparentent pour moi davantage à un déballage de névroses intimes qu’à une véritable tentative de romanesque.

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Top cinéma 2018 – OUI !

Toujours dans le désordre, des films qui m’ont plutôt enthousiasmé. Les daubes, ici, les semi-daubes, ici, les ça-passe, ici.

Hérédité

Palme Grande remise de la flippe 2018. Et comme je dis toujours, la flippe, c’est comme la rigoulade : ce qui marche sur moi marchera pas forcément sur toi, et inversement. En l’occurrence, les histoires de démon, de possession, de sorcière, de sabbat, je marche à fond. Au delà de ça, je trouve le film intéressant, quoiqu’un peu trop volontariste, dans sa volonté d’adopter une forme un peu plus auteuriste (que le tout-venant du genre horrifique). Mais putain, la dernière scène (dans la cabane en bois) m’a valu 3-4 réveils nocturnes pas hyper rassurés.

 

Astérix: Le Secret de la potion magique

J’ai presqu’envie de dire que c’est un petit miracle. Sur la forme, c’est une réussite : l’animation trouve un bel équilibre entre volumes ronds et moelleux et « simples » aplats de couleurs. Très joli. Sur le fond, en l’occurrence l’histoire, les gags, les vannes, puisque c’est là-dessus qu’on va juger un volet d’Astérix (film ou BD), c’est TRÈS réussi. Un peu comme Chabat avec son Mission Cléopâtre, Astier (et Clichy) réussi(ssen)t à respecter l’esprit de Goscinny tout en apportant sa(leur) touche personnelle. Mieux : il s’agit ici d’une histoire originale, aux allures de modèle du genre, qui coche toutes les bonnes cases.

 

Un Amour impossible

C’est un peu trop littéral, voire un peu trop téléfilmesque, et la nana qui joue Christine Angot adulte est un peu trop dans l’imitation scolaire (= on a l’impression à chaque instant qu’elle va dégoupiller, sortir de l’écran et nous coller une baffe). Mais la fidélité au texte trouve toute sa justification puisque c’est précisément de la verbalisation que viennent la « révélation » et l’analyse. Bon, et puis je ne connaissais pas le bouquin, la « révélation » donc, m’a complètement surpris et un peu retourné. Ca sent le César pour Virgine Efira, au moins la nomination.

 

Tout le monde debout

Ca fait des années que je répète que Franck Dubosc est un comédien formidable et qu’il n’a pas les rôles qu’il mérite. Preuve qu’il est pas con, il doit en avoir conscience donc il a fini par écrire et réaliser son propre film. Et c’est un bon film, à la fois drôle (parfois très) et touchant, dans lequel il fait ce qu’il sait faire le mieux : le séducteur meloneux tourné en ridicule. Futur film idéal du dimanche soir sur TF1, à voir et à revoir.

 

Pentagon Papers

Ca pantoufle sévère mais dans de la vraie bonne charentaise : contrairement à Ready Player One, Pentagon Papers appartient à la veine Fordienne de Spielberg. Limpidité de la narration + (fluidité de la mise en scène – virtuosité tape-à-l’oeil)  x ensemble cast en acier trempé + humanisme inattaquable = du velours. Côtelé.

 

Wonder Wheel

J’aime beaucoup ce que dit Jean-Michel Frodon sur le film, mais aussi sur la façon dont nous sommes désormais amenés à recevoir les films de Woody Allen. C’est ici. Ma critique à moi à la sortie du film, c’est ici.

 

Dans la brume

Belle tentative de film catastrophe à la française, avec Romain Duris dans le rôle du sauveur à la place de Tom Cruise. Ca manque cruellement de moyens et l’ingéniosité déployée pour masquer cet état de faits montre vite ses limites. Car on n’est pas dans un vrai petit film à la La Nuit a dévoré le monde, qui fait délibérément le choix du minimalisme: on est ici dans un récit populaire et fédérateur, avec des scènes au caractère spectaculaire assumé… qui font parfois un peu pschitt. Mais l’énergie et le talent du duo d’acteurs (Romain Duris donc et Olga « bonjour Madame » Kurylenko) porte le film de belle manière.

 

Death Wish

Une des bonnes surprises de cette année et le prototype du film que je reverrai avec beaucoup de plaisir quand je tomberai dessus par hasard sur W9 ou C8. Ici.

 

Overlord

Série B toujours, quoique de luxe. On prend des acteurs inconnus, ou presque, et on met tout le pognon-de-dingue dans les décors/costumes/effets spéciaux/etc. Maling. Et ça marche, comprendre, ça l’effectue niveau décors/costumes/effets spéciaux/etc. Outre le côté jouissif de l’entreprise, ce qui est appréciable dans Overlord c’est qu’on ne peut jamais remettre en cause le regard porté par les auteurs et le réalisateur sur le nazisme et ses atrocités : dangereux a priori de faire une série B, un truc « fun » a priori aussi, avec des Nazis et au sujet des expériences pratiquées par ceux-ci sur le corps humain… C’est ce qui me faisait un peu peur en tout cas en entrant dans la salle. Mais non, les Nazis sont toujours d’immondes fdp et si le film est bien fun il ne flirte jamais ni d’aucune manière que ce soit avec la légèreté sur cet aspect là.

 

Jurassic World

Bonne surprise, puisque je n’avais pas du tout aimé le précédent volet, tout en scènes d’actions sans âme et mollets disgracieux (ceux de Bryce Dallas Howard). Pas con, Juan Antonio Bayona lui a 1. demandé de mettre un fute 2. fait le forcing pour parvenir à injecter sa touche personnelle dans ce qui aurait pu rester une grosse machine digitalisée. Ce qui nous vaut un dernier acte magnifique, au cours duquel le méchant dino se mue en grand méchant loup des terreurs nocturnes, chassant ses proies enfantines jusque dans leur lit dans un vaste manoir gothique.

 

Volontaire

Qu’est-ce qui a poussé Hélène Fillières à réaliser un tel film, ayant pour cadre la Marine Nationale, et pour héroïne une jeune fille sur-diplômée qui décide du jour au lendemain, et contre l’avis de sa famille, de s’y engager ? Curieux choix… Et curieux film, qui sous un vernis téléfilmesque, aborde plusieurs sujets graves voire potentiellement explosifs (l’identité sexuelle, le déterminisme social et de genre, le patriotisme) mais le fait de manière subtile. D’aucuns diraient superficielle : peut-être mais ça me va car j’aime pas les films à message ou à thèse. Belle écriture donc pour un film froid en surface, mais seulement en surface, à l’image du personnage interprété avec la rigidité (et l’élégance) idoine par Lambert Wilson. Belle performance également de la jolie Diane Rouxel toute en insolence tranquille… et en volonté farouche.

 

La Prière

Cédric Kahn fait partie de ces cinéastes français un peu à part, affiliés à aucune chapelle en particulier (celle de Pialat s’il fallait vraiment lui en attribuer une), associés à aucun acteur ou actrice fétiche, malgré le fait qu’il réalise depuis près de 30 ans. La Prière ne déroge pas à la (sa) règle : il prend à nouveau le risque de changer de registre, en s’intéressant cette fois à une petite communauté religieuse d’anciens toxicos-délinquants-personnes en marge, décrite à travers la trajectoire de l’un d’eux. Son habituel naturalisme brutal se teinte cette fois d’une certaine sagesse, d’une sérénité nouvelle. Un beau film, tout simplement, qui évite avec élégance pathos, prosélytisme, angélisme et complaisance. Tous les écueils dans lesquels il aurait pu tomber en somme. C’est fort l’air de rien.

 

Ant Man et la Guêpe

Le film s’est fait descendre par un peu tout le monde et je ne comprends pas pourquoi: c’est la copie conforme du premier. Qu’on le trouve paresseux, à la limite… Je crois qu’il y a pas mal de snobisme geek là dedans (du snogeesme? Je tente de lancer des trucs): le 1er a été écrit et devait être réalisé par Edgar Wright, héros de la geekosphère. Wright s’est fait débarquer assez rapidement mais le film a gardé l’aura de son auteur maudit. Ici, aucune trace de Wright: le film se fait descendre. Pourtant c’est toujours aussi drôle, enlevé, joyeux. Émouvant: un Marvel qui fait primer les enjeux intimes avant la survie de l’humanité, ça fait du bien. Paul Rudd est toujours le mec le plus sympa du monde. Michael Peña l’un des plus redoutables scene stealers actuels. Walton Goggins le fdp le plus suave au Sud de Savannah. Michael Douglas = la classe hollywoodienne. Y a une blague sur Morrissey et sa fan base mexicaine. Y a Evangeline Lilly. Y a Evangeline Lilly ET Michelle Pfeiffer. Non mais oh, sans déconner, il vous faut quoi de plus ?!?!

 

Paul Sanchez est revenu !

L’un des OVNI français de l’année. C’est d’ailleurs peut-être sa limite: c’est un film prévisible dans son imprévisibilité, dans ce mélange des genres a priori impossible mais naturel et décomplexé. En ce sens, c’est un film très 2018, peut-être trop, mais il est l’oeuvre d’une précurseur en la matière, la géniale Patricia Mazuy. Cinéaste aussi singulière que rare, elle y démontre à nouveau qu’il y a elle et les autres: western, burlesque, polar, elle ne choisit pas et fait en permanence s’accoupler les 3 genres avec une audace un peu espiègle, et surtout, je me répète, très naturelle.

 

Un couteau dans le coeur

Beau film, imparfait, mais beau parce qu’imparfait, et un vrai OVNI pour le coup. Lettre d’amour aux artisans du cinéma, notamment bis et au giallo en particulier, il est troué de fulgurances romantico-gore que le bon goût qualifierait de kitsch. Même la prestation calamiteuse de la toujours calamiteuse Vanessa Paradis n’est pas parvenue à gâcher mon plaisir, ce qui n’est pas peu dire. Nicolas Maury est génial en acteur-réalisateur de pornos gay.

 

Au poste !

Sur le coup, ça m’a déçu: le « twist » de fin (faute d’un meilleur terme, et je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler) m’a paru très convenu, un peu facile en tout cas de la part de Quentin Dupieux, qui nous l’avait déjà servi (motus). Mais avec le recul… bah, c’est ce qui au cœur de son cinéma finalement donc ok, ça marche. Et puis avec le recul, c’est tout simplement un des films qui me restera cette année et je n’en retiens, sans me forcer, que les aspects positifs: les brillants dialogues et situations, la photo derrickienne, la direction artistique retro-sans forcer etc.

 

Nos Batailles

Un film assez irréprochable dans le genre (social/naturaliste/humaniste, le genre qu’on aime dézinguer quand on dit qu’on n’aime pas le cinéma français), et même assez audacieux dans sa manière d’entremêler, et de traiter avec la même justesse, le drame social et le drame familial. Tous les acteurs sont formidables, Romain Duris en tête. Ca sent la consécration aux Césars pour lui.

 

A genoux les gars

Un genre d’Esquive radical, de marivaudage extrême, dans lequel une petite beurette grande gueule et rigolote (et un peu fatigante aussi) doit trouver le moyen de se venger des 2 lascars qui les ont (très) salement manipulées elle et sa sœur. Un film éminemment 2018 donc, co-écrit par des auteurs en herbe (les 2 actrices) et interprété par des… acteurs en herbe également. Il faut donc composer avec un certain amateurisme, qui nous le rend au centuple niveau énergie et fraîcheur, pour porter un « discours » (j’utilise des guillemets car on est heureusement pas dans un film à thèse ni ouvertement militant) espiègle, intelligent et, donc, nécessaire.

 

Dogman

Un film un peu passé inaperçu j’ai l’impression, sans doute desservi par une sortie estivale. Comme dans Gomorra, c’est d’abord le décor qui saisit: incroyable de se dire que cette station balnéaire aux allures d’immense squat délabré ou de ville fantôme se trouve dans l’un des plus beaux pays du monde, et l’un des plus riches d’Europe (malgré tout). Dogman, c’est ensuite une galerie de gueules/personnages hauts en couleur avec en tête le dogman lui-même et son invraisemblable tronche d’olvidado napolitain. Moins documentaire et donc moins saisissant que Gomorra (même si tiré d’un fait divers), Dogman séduit essentiellement via ce personnage pathétique au sens propre du terme, forcément touchant. Et donc, son interprète, Marcello Fonte, est génial.

 

Mademoiselle de Joncquières

C’était marrant de voir ce film après Shéhérazade: je ne les ai pas vu directement l’un après l’autre ni le même weekend, c’eut été trop brutal, mais je les ai enchaînés en salle. Quoiqu’il en soit dans les 2, le langage tient un rôle essentiel. Il est même central dans celui de Mouret puisque c’est lui qui dicte les actions des personnages, les gestes des acteurs, leurs mouvements dans le cadre et le cadre en lui-même. C’est un film exemplaire à ce niveau-là, et un délice de tous les instants, porté par un duo d’acteurs magnifique. Il frise le top 10 de très près celui-là.

 

En liberté !

Ici

 

Guy

Si on m’avait dit que ma comédie française préférée et même l’un des meilleurs films de l’année, en tout cas l’un des plus touchants, serait signé Alex Lutz… Palme Grande remise 2018 de la chiale.

Coucou. Tu veux voir ma bite ?*

Une année ESSEPTIONNELLE, n’ayons pas peur des mots : j’ai carrément un top 20 cette fois-ci. Difficile, TRES difficile à arrêter : j’ai dû laisser pas mal de beau monde sur la touche (Zita Hanrot dans Paul Sanchez est revenu!, par exemple, ou encore pour ne parler que des actrices françaises, la jolie Diane Rouxel dans Mes Provinciales et Volontaire).

Allez, c’est parti. Sans classement bien sûr car y a pas de hiérarchie dans mon big cœur, bébé.

Irina Starshenbaum dans Leto

Coeur avec les doigts, avec la bite, avec le coeur pour la sublime Irina que je découvrais évidemment. La photo ci-dessus ne lui rend pas totalement justice en voici 2 autres:

Genre de Mary Elizabeth Winstead slave, je la préfère nettement dans le film qu’IRL (j’ai creusé, normal) où elle est beaucoup plus juvénile. Pas de classement dans ce top mais c’est à elle que j’ai pensé en premier.

 

Dakota Johnson dans Suspiria

Grosse révélation. Du coup j’étais à ça de me taper 50 shades of grey, faut le savoir, mais je me respecte un minimum. J’ai quand même vu l’immmmmooooonde Sale temps à l’hôtel El Royale: prestation très décevante si on prend en compte les critères en vigueur pour figurer dans ce top (des critères artistico-cinématographiques MAIS PAS QUE). Elle doit donc sa présence au remake de Suspiria, qui a été diversement accueilli, certains criant même au nanar. Ca s’entend mais ils sont passés à côté du vrai scandale du film : on voit jamais ses nichons.

 

Rebecca Ferguson dans Mission: Impossible – Fallout

Une valeur sûre. Elle est belle, elle est classe, elle joue bien : elle a tout bon. Attention donc, elle est à ça de devenir chiante.

 

Vanessa Kirby dans The Crown et Mission: Impossible – Fallout

Elle est un peu coquine dans Mission: Impossible – Fallout. Elle est un peu coquine dans The Crown (dans le rôle de Margaret, la soeur quasiment punk d’Elizabeth). J’aime à croire qu’elle est un peu coquine tout court.

 

Claire Foy dans The Crown / Paranoïa / First Man

Mais surtout dans The Crown. Pas très punk, tout en brushing sage, 3 rangs et petits cardigans en cachemire. Les Vrais savent. Encore une fois, pas de classement mais elle est élue à l’unanimité et au premier tour Petit chou 2018 de Grande remise.

 

Cécile de France dans Mademoiselle de Joncquières

Je l’ai toujours bien aimée (à tous les niveaux), je l’apprécie encore plus avec l’âge (le sien, et le mien). Et puis encore un film magnifique à son actif, elle fait souvent les bons choix.

 

Vera Farmiga dans The Passenger

Beauté un peu atypique, voire chelou. Super actrice aussi je trouve, qui n’a pas la carrière ni la notoriété qu’elle mérite. Pour cause de beauté un peu atypique, voire chelou, je suppose.

 

Michelle Pfeiffer dans Ant Man et la Guêpe

Aussi belle à 20, 30, 40, 50 ou 60 ans: championne du monde donc. Pas trouvé de photo d’elle seule dans le film mais c’est pas grave, ça permet de voir le tout aussi beau et classe Michael Douglas.

 

Evangeline Lilly dans Ant Man et la Guêpe

AESD pour Kate Austen de Lost.

 

Isabelle Huppert dans Isabelle Huppert

AESD pour Isa malgré une chétivité de plus en plus prononcée.

 

Kate Winslet dans Wonder Wheel

Jurisprudence Cate Blanchett: elle m’indifférait voire m’agaçait, à tous les niveaux, et puis avec l’âge (le sien et le mien là encore), grâce à un ou plusieurs rôles marquants (dans son cas la mini-série Mildred Pierce de Todd Haynes ou celui-ci), j’ai fini par succomber, à tous les niveaux.

 

Jennifer Lawrence dans Red Sparrow

Érotisée à l’extrême et de manière totalement ridicule par son homonyme de réalisateur (Francis Lawrence, aucun lien). Mais je la trouve jolie, que veux tu…

 

Olga Kurylenko dans Dans la brume et L’Empereur de Paris

Beauté slave dans toute sa splendeur. Rien à dire de plus, c’est une évidence pour moi. En revanche j’ai l’impression qu’elle a du mal côté fringues (cf ci-dessus ou lors de la dernière cérémonie des Césars). Olga, si tu me lis, n’hésite pas à me contacter : je peux te venir en aide.

 

Laura Harrier dans Blackkklansman

L’un des rares points positifs de l’une des baudruches de l’année.

 

Florence Loiret-Caille dans Le Bureau des légendes

Ou comment un rôle, une interprétation, une oeuvre peuvent radicalement changer notre perception d’un acteur/d’une actrice. Florence Loiret Caille, elle me laissait jusqu’ici plutôt indifférent, voire elle m’agaçait un peu (je me souviens d’elle notamment dans J’attends quelqu’un de Jérôme Bonnell). Mais ça c’était avant Le Bureau des légendes: je suis tombé complètement amoureux de Marie-Jeanne, de son côté pète-sec, de son humanité difficilement contenue, de son intelligence, de sa relation avec Sisteron, de ses tailleurs-pantalon informes. Et de sa petite bouche de travers.

 

Virginie Efira dans Un Amour impossible

Autre valeur sûre de mon top kiki, à l’instar de Rebecca Ferguson. Un grand oui pour sa frange au début du film.

 

Barbara Lennie dans Everybody Knows

Pas trouvé de photo satisfaisante d’elle dans le film. Elle ne m’avait pas du tout marqué dans La Niña de fuego dans lequel elle tenait un rôle plus important, mais faut dire que le film m’avait passablement agacé. J’ai aimé Everybody Knows en revanche, j’ai aimé le beau personnage qu’elle y interprète et j’ai aimé la façon dont elle l’interprète.

 

Elastigirl dans Les Indestructibles 2

Il y a une scène géniale dans le 1er Wayne’s World, au cours de laquelle Garth demande à Wayne, en le confessant de manière détournée, s’il a jamais été troublé par Bugs Bunny lorsqu’il était déguisé en lapine. Donc bon, ça va hein.

 

Rosamund Pike dans Hostiles

Pâleur et blondeur English rose + gros seins. Je suis vulgaire ? Je viens de toper un personnage de dessin animé, j’en ai plus rien à foutre de rien.

 

Lady Gaga dans A Star Is Born

Pfiou, ça va loin là… Signe probable que je suis au bout du rouleau (de Sopalin).

 

*En référence à ce chef d’oeuvre du reportage télé:

Pris de court – critique

Nathalie est joaillère et vient de s’installer à Paris pour un nouveau travail et une nouvelle vie avec ses deux fils. Mais la direction de la bijouterie change soudainement d’avis et lui annonce que le poste ne sera pas pour elle. Nathalie veut protéger ses enfants et décide de ne rien leur dire. De ce mensonge vont naître d’autres mensonges de part et d’autre. L’engrenage commence…(Allociné)

C’est pas parfait mais j’ai beaucoup aimé.

La 1ère moitié est vraiment formidable : après une courte introduction, bam, Pris de court nous plonge tout de suite dans… la merde j’allais dire, donc je le dis, tant on épouse le point de vue et le coup de bambou essuyé par Nathalie (impeccable, et même un peu plus, Virginie Efira) : elle démarre une nouvelle vie avec ses 2 enfants grâce à un nouveau boulot, sauf que non, l’employeur change d’avis au dernier moment, la mettant dans la panade. Et elle le cache à ses enfants. Je spoile pas: c’est le pitch du film et ça se produit dans les toutes premières minutes.

Là le film, et sa réalisatrice Emmanuelle Cuau, sont très forts car ils nous plongent donc directement dans le vif du sujet après avoir néanmoins eu le temps de camper et de rendre crédibles en quelques plans et quelques échanges ce trio soudé et humain composé d’une mère courage et de ses 2 enfants. Ca tient à rien, à la façon dont Efira fait répéter une question anodine posée par son fils par exemple, mais c’est là et c’est bon.

Pendant une bonne moitié donc, le film reste sur cette ligne : économe, voire sèche, tendue. Il m’a mis la boule au ventre, littéralement, tant je ne voyais pas d’issue à l’engrenage dans lequel Nathalie et Paul, son aîné (un ado de 15 ans) ont mis le doigt. Là aussi la réalisation fait superbement son boulot : un plan qui s’attarde un peu trop, un figurant suspect (?) en arrière plan, un silence un peu trop prolongé, la catastrophe menace.

Et puis… Et puis logiquement, il se passe un truc, UN truc, énorme, qui fait basculer l’intrigue et l’accélère, et doit permettre au personnage interprété par Efira de prendre les devants. C’est là que ça coince un peu selon moi. C’est un problème de scenario et d’écriture: ça manque de vraisemblance, d’inventivité, d’audace même peut-être dans le développement de cet événement et la résolution qu’il nécessite sur un plan narratif. Oh, c’est pas honteux, loin de là et ça m’a pas gâché le film mais ça nous fait rester au niveau d’un bon film français alors qu’on aurait pu avoir droit à un coup de maître.

En cela, Pris de court m’a beaucoup fait penser à cet autre bon film français, genre de « thriller social » lui aussi, sorti en début d’année, La mécanique de l’ombre : la même simplicité, frontalité, la même tension et bim, lorsque le héros doit entrer dans la lumière comme un insecte fou, ça s’étiole un peu, on y croit moins, et le film reste au stade du « bon film » alors qu’il était parti sur des bases très élevées. Problème d’écriture là aussi : la gestion de l’action m’avait semblé à la fois trop sage, peu vraisemblable, pas très excitante.

Ceci étant, je vais encore me répéter mais Pris de court m’a beaucoup plu, c’est une très bonne surprise. Je me répète à dessein car j’imagine qu’il ne va pas rester longtemps à l’affiche, il faut aller le voir.