La mécanique de l’ombre – critique

Deux ans après un « burn-out », Duval est toujours au chômage. Contacté par un homme d’affaire énigmatique, il se voit proposer un travail simple et bien rémunéré : retranscrire des écoutes téléphoniques. Aux abois financièrement, Duval accepte sans s’interroger sur la finalité de l’organisation qui l’emploie. Précipité au cœur d’un complot politique, il doit affronter la mécanique brutale du monde souterrain des services secrets. (Allociné)

Premier film de 2017, bonne pioche.

La 1ère moitié est même assez formidable : elle campe bien les personnages, les enjeux (ou plutôt l’invisibilité des enjeux, puisque le mystère est savamment entretenu) à travers une mise en scène tendue, sobre et sans fioriture : des lieux blêmes voire glauques, une tâche monotone et technique (illustrée par les inserts, détails et gros plans du mécanisme de la machine à écrire). C’est le côté kafkaïen du film, qui l’entraîne logiquement du côté des Coen : Cluzet ne sait rien et n’a de prise sur rien, il est entraîné dans un engrenage apparemment inarrêtable.

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Ensuite ça se gâte un peu car évidemment, à un moment, la mécanique parfaitement huilée s’enraye, et le personnage principal (Cluzet donc) doit se transformer en héros. Et c’est à partir de cette mue que ça coince un peu selon moi : l’homme terne, sans relief et manipulé que les circonstances forcent à se dépasser, c’est un ressort connu et toujours efficace, c’est pas le problème. Le problème c’est qu’ici, c’est trop, et trop vite : Cluzet passe en un clin d’œil de victime d’enjeux qui le dépassent à acteur majeur qui prend le contrôle non seulement de son destin mais aussi… des enjeux qui le dépassent. Le personnage principal devient héros un peu trop rapidement/facilement en somme. Pour une femme bien sûr : classique aussi, et efficace, sauf que rien, ou presque, ne laisse supposer jusque-là qu’il soit prêt à prendre autant de risques pour elle (ils se sont même pas fait un petit bisou, rien, que tchi).

C’est dommage parce que c’était vraiment bien parti. Mais en l’état, c’est quand même à voir je pense.

A noter enfin, pour mon lectorat féminin (et pas que évidemment), un Sami Bouajila grisonnant des plus BG.

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