#44 Katerine – 8ème ciel

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Encore un énorme et incompréhensible oubli dans mon top. Je reviens donc un tout petit peu en arrière avant de repartir sur la véritable suite demain.

Katerine est un artiste avec lequel j’entretiens un lien très fort, au même titre qu’un Sébastien Tellier par exemple, mais plus encore. Sans doute pour la simple et bonne raison qu’il m’est cher depuis plus longtemps. J’en parle ici par exemple. Ce lien fort confine parfois à l’absurdité, à la stupidité pure et simple : je supporte pas qu’il soit avec Julie Depardieu par exemple. Bon…

Katerine, je l’écoute depuis ses débuts:  comme Dominique A, je l’ai découvert, et avec moi les gens de ma génération, chez Bernard Lenoir sur France Inter. J’ai donc suivi, et aimé, son évolution jusqu’à aujourd’hui et son superbe dernier album, Katerine: le film. La pop « bêbête » des débuts, celle plus tricatelienne des Mauvaises fréquentations, le lâchage salutaire des Créatures, le pétage de plombs electro de Robots après tout et le succès commercial qui s’en est suivi, l’absurde enfantin et post-moderne de Philippe Katerine (absolument génial cet album, complètement sous-estimé; pour resituer, c’est celui où il apparaît avec ses parents sur la pochette): j’aime tout, tout, tout. J’ai pu avoir des petits accès de désamour parfois mais ça n’a jamais duré très longtemps. Même Magnum, je l’aime au fond, je lui trouve plein de qualités.

Le Katerine que je préfère, c’est celui de 8ème Ciel : souple, détendu, solaire, inspiré, il y est selon moi à son apogée, ayant trouvé un parfait équilibre entre son talent, immense, d’auteur-compositeur et de musicien, et ses velléités de poète un peu surréaliste, créateur d’images fortes et libres. C’est aussi l’album où transparaît le plus son amour pour Helena Noguera, avec qui il était à l’époque : c’était un beau couple à tous les niveaux et artistiquement, 8ème Ciel est un album que j’aime à croire à l’image de cette relation, que j’imagine donc apaisée, harmonieuse, hédoniste, pleine de douceur et de fantaisie. Et d’amour, donc.

J’ai également vu Katerine en concert à chacune de ses périodes, et cette tournée 8ème Ciel, en 2002 il me semble, restera pour moi la meilleure : il s’y produisait avec les Recyclers, formation moelleuse et funky des plus élégantes. Lui-même apparaissait à son meilleur, dandy cool doucement affable et spirituel, esquissant même ça et là un timide pas de danse. C’était la fin de l’été, il faisait beau et bon, il y avait du monde mais pas trop, la musique était belle, je l’écoutais avec des gens que j’aime. C’était un moment parfait et un de mes meilleurs souvenirs de concert.

#51 April March – Triggers

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J’ai déjà pas mal parlé des disques Tricatel et de Bertrand Burgalat sur ce blog (ici, ici, ici et même ).

Je considère cet album comme son meilleur en tant que producteur : l’apport d’AS Dragon a parfaitement été digéré et intégré (le groupe est devenu pour ainsi dire le groupe du studio dans son ensemble) et les influences soul de plus en plus prégnantes se fondent merveilleusement dans l’univers plus précieux d’April March. Certains textes sont d’une poésie et/ou d’une intelligence rares, parmi les meilleurs de toute la pop française (Le Code Rural, Le Cœur Hypothéqué). La pochette est sublime, et il y a à l’intérieur du disque une non moins sublime photo qui selon moi résume parfaitement tout l’esprit du disque, et du label : élégant et sophistiqué sur la forme, subversif sur le fond :

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#50 Linus of Hollywood – Your Favorite Record

Linus of Hollywood - Your Favorite Record
Sous ce pseudonyme emprunté à un personnage de Peanuts se cache Kevin Dotson, un multi-instrumentiste californien de 43 ans. « Californien » est ici le mot-clé tant sa musique, une pop hypra-mélodique et gorgée d’harmonies vocales, évoque à chaque seconde la terre de Brian Wilson, Jellyfish (le groupe et le son dont il se rapproche sans doute le plus) et autres acrobates de la mélodie ensoleillée. Par conséquent, le genre de type qui fait venir 3 pelés dans des bars miteux en Europe mais remplit des salles respectables au Japon. Je crois d’ailleurs qu’il n’a pu enregistrer son dernier album, l’excellent Something Good, que via une opération de crowdfunding. C’est dire si tout le monde s’en cogne.

C’est vraiment dommage car si Linus of Hollywood n’invente absolument rien, Kevin Dotson agrippe le genre avec un tel amour, un tel enthousiasme, une telle croyance en ce qu’il fait (et un tel talent évidemment, sinon…) que ça relève de l’évidence pure et simple. Et puis c’est peut-être con mais sa musique est fondamentalement premier degré, positive, euphorisante. Ca fait du bien parfois… Pour moi ça a vraiment relevé de l’évidence: j’ai écouté cet album une fois, je l’ai eu dans la tête pour de bon.
Il en va de même pour les suivants (peut-être un poil plus musclés) : j’ai choisi celui-ci simplement parce qu’il s’agit du premier et que je lui dois ma découverte de cet artiste aussi doué qu’attachant. Et parce qu’il comporte une super reprise de ce super morceau de Margo Guryan.

#49 Sondre Lerche – Faces Down

sondre lerche - faces down
Je me souviens avoir chroniqué ce disque, le premier album d’un jeune songwriter pop norvégien, à sa sortie. J’étais hyper enthousiaste, hyper optimiste quant au futur, forcément radieux, de la carrière de Sondre Lerche. J’ai sans doute utilisé plein d’adjectifs et d’adverbes  hyper laudateurs (pas relu mon papier depuis, je suis maso mais pas à ce point). Mais je me souviens très bien que je voyais en lui le futur de la Pop, un prodige qu’on chérirait à travers le monde durant des siècles et des siècles (merde, je recommence).

Je reviens pas du tout sur mon enthousiasme ni sur l’opinion que je formulais à l’époque mais 15 ans après, Sondre Lerche est malheureusement resté un secret bien gardé, un plaisir d’esthète(s).
Il s’en cogne je pense hein: il enregistre, il tourne, il fait même des bo à Hollywood (enfin, il en a fait une, pour le gentillet Coup de foudre à Rhode Island avec Steve Carrell et Juliette Binoche), il a épousé une mannequin (dont il a aujourd’hui divorcé) tout va bien. Mais ça m’énerve toujours un peu quand le talent n’est pas partagé, quand des merveilles absolues telles que Suffused with Love ou On and Off Again ne sont connues que par quelques maniaques des arrangements d’orfèvre et des mélodies alambiquées (ou l’inverse) dans mon genre. Évidemment, ceux qui savent savent mais le monde ne sait pas et ça me rend un peu triste pour le monde.

J’aurais pu également choisir son 2ème album, Two-Way Monologue, ou le 4ème, Heartbeat Radio, ou même le 5ème, Sondre Lerche. En revanche je n’aime pas beaucoup Phantom Punch, son 3ème album, le plus « rock » : Lerche est un précieux, un vrai dandy pop et l’entendre sortir les guitares… ça l’effectue pas, tout simplement. Et j’ai donc choisi celui-ci car c’est celui qui m’a le plus impressionné lors de la 1ère écoute: une telle science, un tel talent, une telle finesse, à seulement 19 ans (il en a aujourd’hui 34), j’en reviens toujours pas.

#48 The Kinks – Lola versus Powerman and the Moneygoround

The Kinks - Lola

Il y a une quinzaine d’années, je fréquentais assidûment un forum de discussion, celui d’Allociné pour ne pas le nommer (et pour utiliser une expression que je trouve particulièrement débile).
Nous avons eu un jour, et pendant plusieurs jours en vérité (voire semaines, je ne me souviens plus exactement. On passait tous beaucoup trop de temps sur ce foutu forum…), une discussion acharnée et passionnée(ante) sur les notions de subjectivité/objectivité. Les uns défendaient l’idée selon laquelle la critique était inutile si l’auteur laissait de côté ses sentiments personnels, les autres pensaient au contraire qu’il fallait autant que faire se peut juger une oeuvre en laissant de côté son affect, la juger pour ce qu’elle est et pas par le prisme de notre épiderme en somme.
J’étais à l’époque un farouche membre de la Team Objectivité, pensant qu’il était nécessaire qu'(e) critique soit capable de dire du bien d’un film qu’il ou elle n’aimait pas mais dont il ou elle pouvait reconnaître des qualités « objectives ».

Pourquoi je parle de ça aujourd’hui?
C’est pas exactement la même mayonnaise mais c’est lié, tu vas comprendre : je tombe régulièrement sur des tops ou des critiques et je suis souvent un peu agacé par l’ennui mâtiné de prétention qu’ils distillent sous couvert d’un vernis objectif et donc sérieux, en opposition à des billets subjectifs et donc superficiels : ça m’agace parce que je ne vois aucun intérêt à simplement reproduire des informations que n’importe qui peut trouver sur Wikipedia, dans le Dictionnaire du Rock, Mojo, Uncut, que sais-je encore ? Je ne vois aucun intérêt à raconter à nouveau, 50 ans après la sortie du disque, et donc autant d’années d’exégèse, que Revolver a traumatisé un Brian Wilson qui pensait avoir tué le game avec Pet Sounds… Et je ne vois donc pas beaucoup de pertinence à expliquer dans ce billet-ci que Lola vs Powerman and the Moneygoround est le fruit du ressentiment de Ray Davies pour les maisons de disques et l’industrie musicale, quand une recherche rapide et sommaire te l’apprendra mieux que moi.

Par conséquent, comme je ne suis pas journaliste d’investigation, que je n’ai pas accès aux archives personnelles de Ray Davies et que tu n’es pas sur le site du Washington Post, ni Wikipedia, je préfère en général, c’est pas systématique évidemment, évoquer une expérience ou un souvenir personnels. C’est peut-être narcissique, sans doute même, mais je trouve ça plus humble finalement que de donner des informations objectives et impersonnelles comme si personne ne l’avait jamais fait auparavant (et j’ai conscience que c’est très prétentieux de trouver ça humble oui, merci, je sais mais ça va bien aussi à la fin, à ce moment là je dis plus rien).

Ca fait un petit moment que, pour des raisons diverses et variées j’avais envie de parler de ça: c’est fait, c’est bon, j’y reviendrai plus. Demain je fais des bisous à tout le monde.

Donc voilà : j’aurais pu choisir Face to Face ou Something Else voire même Arthur ou Percy mais ce disque a été ma porte d’entrée pour les Kinks lorsque, encore adolescent, j’ai entendu pour la première fois Lola dans l’appartement de mon beau-frère. C’est toujours une de mes chansons préférées du groupe, une de mes chansons préférées tout court et une de celles dont je connais les paroles par cœur de A à Z (y en a pas tant que ça quand j’y pense).
Et puis il y a sur cet album une autre composition mémorable de Ray Davies, This Time Tomorrow, qui, comble de la délectation granderemisesque, a été merveilleusement utilisée par Wes Anderson dans The Darjeeling Limited.

#47 The Kinks – Are the Village Green Preservation Society

The Kinks - Are the Village Green Preservation Society

Les Kinks ont ceci de particulièrement génial (entre autres) qu’ils nous accompagnent à différentes étapes de notre amour de la musique, à différentes étapes de la vie tout court. C’est évidemment le cas de nombreux artistes, lorsqu’ils ont suffisamment de talent pour parvenir à se développer sur des périodes et de manières distinctes s’entend mais je trouve que c’est particulièrement vrai pour eux.

Lorsqu’on est jeune et plein de sève, il est impossible de ne pas succomber à la véritable sauvagerie de leurs premiers morceaux et notamment bien sûr de ces 2 classiques absolus du rock proto-garage que sont You Really Got Me et All Day and All of the Night.

Après on grandit, notre appréhension de la musique (et de la vie donc) s’affine. On commence à prendre du recul, on encaisse ou observe certains événements d’un œil amusé. A ce stade là, les chefs d’oeuvre d’ironie de la doublette royale Face to Face / Something Else deviennent précieux.

Enfin, on en arrive au stade où il faut lutter pour ne pas céder aux sirènes du « c’était mieux avant ». Ou alors, quand on y cède, on s’en veut, on culpabilise… Et du coup on écoute le dernier James Blake. Et on se fait chier, mais on le dit pas car on voudrait pas passer pour un vieux con.
C’est là, normalement, que l’amour et l’admiration pour Ray Davies sont à leur apogée car il a évoqué, personnifié même ce sentiment mieux que personne: c’est à ce titre que Village Green Preservation Society est un chef d’oeuvre et SON chef d’oeuvre en particulier.

On a là un type, Ray Davies donc, d’extraction populaire, qui a quitté dès qu’il en a eu la possibilité un univers étouffant de conformisme voire de passéisme et qui dans le même temps, ne peut s’empêcher de ressentir une immense affection, une immense tendresse pour ce monde auquel il a tourné le dos. Et qui le raconte de la plus merveilleuse manière qui soit, avec distance mais avec également des bouffées de sincérité (et de tendresse donc) véritablement bouleversantes. Ca, au-delà d’une quelconque identification un peu superficielle voire puérile, ça me touche plus que tout.

Pour le reste, (les Kinks en général, leur carrière, leur musique), je te renverrai aux merveilleuses pages écrites par le grand Philippe Auclair aka Louis Philippe dans le Dictionnaire du Rock de Michka Assayas : personne n’a écrit et n’écrira jamais de manière aussi brillante et sensible sur ce groupe.

#46 The Kingsbury Manx

The Kingsbury ManxEncore un disque éponyme et relativement mineur mais qui ne me quitte pas depuis sa sortie.

Là on est quand même un cran au dessus par rapport à des marottes type Alfie ou les Keys dont je concède volontiers qu’elles sont très personnelles : je pense sincèrement que The Kingsbury Manx est un genre de classique des années 2000. Et puis les Kingsbury Manx (ce nom, qui fait référence à l’île de Man en Ecosse, est quand même super classe) n’en sont pas restés à ce magnifique coup d’essai: ils ont ensuite sorti une poignée d’albums très recommandables, dans un registre un poil plus enjoué, comme des Kinks folk. Mais ils n’ont jamais retrouvé la magie ni la grâce de ces compositions mélancoliques, au psychédélisme doux et réconfortant.

#45 The Keys

the keys first album too pure
Putain le bordel pour trouver ne serait-ce que la pochette de cet album certes assez confidentiel… Il y a apparemment pas mal de groupes qui s’appelle « Keys » ou « The Keys » et il est sorti sur un label, Too Pure, qui a aujourd’hui mis la clé sous la porte, ceci explique en grande partie cela.

Bon, toujours est-il que les Keys étaient un groupe gallois, auteurs d’une poignée d’albums qu’ils ont qualifié eux-mêmes d’ « urban folk », ce qui n’est pas idiot au fond. On les a un peu paresseusement comparé aux Super Furry Animals (en raison de leurs origines je suppose) ou à The Coral, ce qui parait déjà plus pertinent. Il s’agit en effet d’un mélange de folk et country électrifiés, avec un soupçon de power pop. Des refrains catchy, une propension à la mélancolie, un curseur qui a du mal à dépasser les 60s : le premier qui pense « Byrds » ou « Gene Clark » voit juste, comme les titres l’indiquent (notamment le très explicite The Strength of Strings, puisqu’un mémorable titre du même nom se trouve également sur le non moins mémorable No Other de Gene Clark).

Tout comme Twin Action de 18 Wheeler, The Keys est le prototype du grand « petit album » : un bonbon, un disque mineur mais auquel je reviens très régulièrement depuis que je l’ai découvert à sa sortie (2003). Ca fait plus de 10 ans, ça suffit à justifier sa présence dans mon top.

#43 Antonio Carlos Jobim – The Composer of Desafinado, Plays

Antonio Carlos Jobim - The Composer of Desafinado Plays
La musique brésilienne, la bossa nova en particulier, et l’oeuvre de Jobim encore plus précisément, est mon genre de prédilection en dehors du « rock ». Plus que la soul, le classique ou le jazz. Et le disque de la révolution en ce qui me concerne et en ce qui concerne un grand nombre de ceux qui ont un jour vu la lumière auriverde, le meilleur, le plus accessible, celui qu’on doit passer à quelqu’un qui n’a jamais entendu cette musique, c’est celui-ci, y a pas débat.

The Composer of Desafinado, Plays me fait encore aujourd’hui, après un nombre incalculable d’écoutes, le même effet que le premier album de Big Star : je suis fasciné par la pureté de ce son, par son raffinement. S’il fallait trouver une description audio au terme « élégance », ce disque figurerait à coup sûr parmi les candidats les plus crédibles. Ce piano aristocratique, ces percussions délicates et nimbées d’écho… Ces nuages de corde, des alizées…
Dans son versant « joyeux », la musique de Jobim convoque des images de party raffinée et stylée au bord de la piscine d’une villa conçue par Oscar Nimeyer. Dans sa version la plus mélancolique, on songe à une histoire d’amour tragique, à la séparation irrémédiable de deux amants… Le génie de Jobim est à mon sens d’être parvenu à composer une musique dont l’élégance confine au détachement sans que paradoxalement, l’émotion créée, et ressentie, en pâtisse. Quelle merveille nom de Dieu… Et que des tubes ! The Composer of Desafinado, Plays est tout simplement selon moi l’un des plus grands disques jamais enregistrés.

#42 Jean-Louis Murat, Fred Jimenez, Jennifer Charles – A Bird on a Poire

a bird on a poire

A Bird on a Poire donc. Que je classe à la lettre « J » comme « Jimenez », Fred de son petit nom, tant on peut le considérer comme son architecte essentiel, même si sur la pochette c’est logiquement le nom de Murat qui ressort . Échappé d’AS Dragon, voire débauché par Jean-Oui si j’ai bien compris pour son album précédent celui-ci (Le Moujik et sa Femme), Fred Jimenez fait aujourd’hui partie du groupe de… Johnny Halliday. Bon. On est pas là pour juger.

Avant ça donc, et avant ce disque, il a pris part à la merveilleuse aventure AS Dragon des années Houellebecq (les meilleures, celles qui voyaient également Peter Von Poehl tenir la guitare rythmique). Il a donc fait partie, je le rappelle une nouvelle fois, du meilleur groupe de rock français du monde, et rien que pour ça, il mérite notre respect éternel.

Sur Le Moujik…, mais encore plus sur ce disque là, il a apporté à Murat une légèreté pop, un sens du rythme également, une souplesse, une « moëlleur », inédites et avec laquelle il n’a que très peu renoué depuis. Bourré d’irrésistibles gimmicks 60s, A Bird on a Poire est donc son album le plus accessible et le plus ensoleillé (même s’il n’exclut évidemment pas la mélancolie).

Et puis bien sûr, il y a le 3ème membre du projet, Jennifer Charles. Déjà au sein d’Elysian Fields, sa voix hyper sensuelle fait des merveilles. Mais alors là… Ok, on comprend pas toujours ce qu’elle raconte mais bordel, on s’en cogne à ce stade là, l’essentiel est ailleurs. Et l’essentiel, c’est qu’elle a une voix interdite aux moins de 18 ans.