Top albums 2017 – 2ème partie – Top 10

La 1ère partie du top ici.

10 Baxter Dury – Prince of Tears

Je n’avais été que partiellement convaincu par ses précédents albums (hormis le tout premier que j’aime beaucoup mais qui est dans un style assez différent de ce qu’il a adopté par la suite) mais ici j’aime tout, ou presque, et ce que j’aime, je l’aime très fort. Ca l’effectue toujours les albums de rupture…

 

9 Nev Cottee – Broken Flowers

Angleterre et coeurs brisés toujours avec une révélation en ce qui me concerne: tel un Richard Hawley qui aurait fait une fixette sur Gainsbourg, Nev Cottee écrit et interprète des chansons-vampires i.e. qu’il est formellement déconseillé d’écouter à Palavas en plein cagnard au mois d’août. Pense plutôt « fin de journée sombre et pluvieuses à Manchester« . C’est noir donc, mais c’est beau. Très beau même.

 

8 King Gizzard and the Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

Y a quelques années, Le Rock était incarné par Ty Segall, et avant lui par Thee Oh Sees qui eux-mêmes prenaient le relais des Queens of the Stone Age, White Stripes etc etc, à chaque époque son incarnation fulgurante et plus ou moins fugace. En 2017, y a pas, c’est King Gizzard and The Lizard Wizard les plus habités, les plus furieux et les plus talentueux. Ils ont donc sorti 5 albums cette année, tous excellents et tous, ou presque, différents les uns des autres. J’ai choisi celui-ci, le second paru cette année, car il représente selon moi une bonne porte d’entrée à leur garage-psych-prog-rock et que c’est celui que j’ai le plus écouté, tout simplement.

7 The Proper Ornaments – Foxhole

 

L’album de guitar-pop de l’année, trancoolos, et peut-être même l’album le plus évident de l’année. On peut penser que c’est pas très original et on aura pas forcément tort. On peut aussi penser que c’est une gageure de réaliser un tel album près de 50 ans après le Velvet, avec une telle fraîcheur, comme si le genre venait d’être inventé. En réalité je pense que c’est très fort. Pour info c’est les mêmes branlous qui sont derrière les chansons tout aussi impeccables d’Ultimate Painting.

 

6 Pugwash – Silverlake

L’invité de la dernière heure de 2017, y en a toujours un. Pugwash rentre en prime dans la catégorie je-connais-ça-me-plait-mais-j-ai-jamais-creusé-pourquoi-je-l-ai-pas-fait-avant-c-est-vraiment-génial-je-suis-trop-con. Je connaissais bien, et appréciais le travail de Thomas Walsh, leader irlandais de Pugwash, avec Neil Hannon au sein de The Duckworth Lewis Method, leur projet commun, mais je ne m’étais jamais jusqu’ici sérieusement intéressé à son propre travail. Et c’est fantastique, une orgie de classic pop inspirée et euphorisante, entre XTC et Jellyfish. D’ailleurs c’est produit par Jason Falkner. J’ai pas grand chose à dire de plus, c’est d’une telle évidence… Indispensable pour tout amateur de pop, tout simplement. Pochette dégueulasse en revanche, on est d’accord.

 

5 Ricky Hollywood – Le Modeste Album

Ricky Hollywood aka Stéphane Bellity est un personnage un peu insaisissable, auteur d’une production un peu anarchique et pas toujours facile à suivre (parue chez les intégristes de La Souterraine), actuellement batteur sur la tournée de Juliette Armanet. Pour situer. Son album s’essouffle un poil sur la seconde moitié je trouve mais la 1ère est vraiment formidable. Un modèle de pop française contemporaine, élégante, exigeante et populaire à la fois, faussement légère, digne héritière de 2 modèles assez évidents, Katerine et Bertrand Burgalat. D’ailleurs ce dernier prête sa voix à l’un des tubes de l’album et de l’année, L’Amour (peut-être).

 

4 Bertrand Burgalat – Les Choses qu’on ne peut dire à personne

Héros granderemisesque absolu (je rappelle que le blog tire son nom de l’une des innombrables merveilles qu’il a composées), Bertrand Burgalat jouit aujourd’hui, et enfin, d’une certaine reconnaissance : son influence est palpable chez de nombreux jeunes auteurs-compositeurs français (pas plus loin que le gars juste au-dessus dans ce top) et surtout, il est l’auteur de Diabétiquement vôtre, « un livre paru en 2015 qui a soufflé un vent de fraîcheur dans l’univers propret du diabète » selon le Huffington Post, et qui lui a valu d’être invité sur de nombreux plateaux télé. Reconnaissance par la bande donc mais reconnaissance quand même.
J’ai mis beaucoup de temps à apprécier son dernier album à sa juste valeur: je le trouvais bien mais « juste » bien, rien de particulier par rapport à tout ce qu’il avait fait auparavant. Y avait peut-être un peu de ce ressentiment idiot qu’ont les fans lorsqu’un de leurs artistes favoris accède à la notoriété après des années de vache maigre durant lesquelles ils faisaient partie des happy few. Je sais pas. Quoiqu’il en soit, si Les choses qu’on ne peut dire à personne n’apporte « objectivement » rien de neuf à ce que Bertrand Burgalat a enregistré jusqu’ici (comprendre: il s’est pas mis au death metal), il représente une synthèse absolument remarquable et très inspirée d’une carrière qui court désormais sur 25 ans. Mais il faut s’y plonger, s’y immerger pour se laisser doucement submerger par sa tendre mélancolie: sa durée (68 minutes) prend elle aussi le contre-pied de l’époque, c’est un album qui se mérite. Et qui le rend au centuple.

 

3 Phoenix – Ti Amo

J’y croyais plus trop honnêtement, je pensais même que c’était fini Phoenix… Qu’ils continueraient à sortir des albums et à tourner bien sûr mais sans génie, en ronronnant gentiment. Et puis en allant chercher leur inspiration du côté de l’Italie pré-Berlusconi (italo-disco, gelati, plages de Rimini, festival de San Remo, Illona Staller et tutti quanti), ils sortent un album quasiment aussi irrésistible que Wolfgang Amadeus Phoenix : que des tubes, dansant ou enjôleurs, avec une délicieuse et minuscule once de vulgarité, oh pas grand chose, juste ce qu’il faut pour les rendre gentiment subversifs.

 

1 Dent May – Across the Multiverse / Forever Pavot – La Pantoufle

Impossible de les départager, comme en 2014, d’autant que je les trouve là aussi complémentaires.

Je m’attarde un peu sur Dent May car il est encore largement méconnu en France.

C’est un auteur-compositeur originaire du Mississippi (2 s, 2 s, 2 p, c’est facile) et aujourd’hui installé à Los Angeles. Il s’est fait connaître il y a une dizaine d’années avec son 1er album entièrement joué au ukulele qu’il a sorti sous le nom de Dent May and His Magnificent Ukulele. Il s’est vite démodé et c’est dommage car c’est un excellent album. La vague ukulele s’étant fort heureusement échouée aussi vite qu’elle avait enflé, c’est un album qui s’écoute aujourd’hui encore super bien car il y a l’essentiel: les chansons.
Ne voulant pas être catalogué « dandy rigolo », Dent May a très rapidement changé son fusil d’épaule avec un album nettement plus electro, puis un 3ème plus classiquement pop.
C’est la tendance que confirme cet Across the multiverse qui est en réalité un véritable best of de pop californienne qui fait songer à la fois à Randy Newman, Harry Nilsson ou au yacht rock le plus classieux. C’est son album le plus « organique » et ça lui va très bien.
Il a changé de style pour quasiment tous ses albums mais il y a bien une constante chez Dent May, outre son talent pour trousser des petits tubes imparables, c’est sa personnalité de dandy 2.0 et d’observateur pince-sans-rire des mœurs de son époque.
Si on additionne tous ces éléments, on obtient un type et un artiste que j’apprécie énormément, à la fois ironique, détaché, élégant, drôle mais aussi très émouvant lorsqu’il fend l’armure. J’adore ce mec, vraiment et j’adore cet album, son meilleur et le plus indiqué si on veut découvrir son travail.

Forever Pavot commence lui à être plus connu, son dernier album a bénéficié de pas mal d’exposition.

On retrouve dans La Pantoufle ce qui a fait de Rhapsode, son premier album, une aussi belle réussite : une musique foncièrement cinématographique, dans le fond et dans la forme, puisque Emile Sornin se pose délibérément en héritier des grands compositeurs français des années 60-70, François de Roubaix en tête. Ici, c’est encore plus prononcé puisque le disque déroule quasiment un récit type film noir, autour de la disparition de cette fameuse pantoufle. Ca lui permet d’évoquer son enfance en Charente et ça le rapproche aussi, sur le fond et sur la forme, de Katerine. C’est donc à la fois beau, virtuose, drôle et un peu étrange voire inquiétant. Ca vole très haut en tout cas.

Bonne fêtes de fin d’année à toutes et à tous, rendez-vous après les vacances pour le top cinéma.

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Top albums 2017 – 1ère partie

Des valeurs sûres, des confirmations, des révélations.

Sur le banc des remplaçants, prêts à enlever leur survêt et à entrer à tout moment:

Ty Segall

 

 

 

 

 

 

 

Un petit Ty Segall mais un petit regain de forme malgré tout et une de mes chansons préférées de l’année, Orange Color Queen.

LCD SoundsystemAmerican Dream

 

 

 

 

 

 

Un des albums plébiscités cette année et c’est mérité. Pas grand chose à dire de plus, c’est une évidence et c’est esstra.

Real EstateIn Mind

 

 

 

 

 

 

 

Jamais très bien compris toute la hype autour de ce groupe (je comprends d’ailleurs toujours pas vraiment) mais cet album-ci me plaît beaucoup.

The War on DrugsA Deeper Understanding

 

 

 

 

 

 

 

Toujours aussi beau mais toujours aussi claustro. Quand le disque se termine, j’ai envie d’aller voir la mer, comme si je sortais de taule.

Lana Del ReyLust For Life

 

 

 

 

 

Cette fille est vraiment sous-estimée et pâtit de la surexposition de ses débuts. C’est dommage et injuste car elle a beaucoup de talent et tous ses albums sont excellents.

C’est parti pour le top 20:

20 Beck – Colors

Evidemment, faut faire son deuil du Beck qu’on a connu dans les années 90 mais c’est fait depuis longtemps maintenant. Evidemment, y a 2-3 titres un peu embarrassants mais je trouve le reste super bien foutu et super accrocheur (Dreams, Colors, Dear Life notamment). Ca me suffit.

 

19 Juliette Armanet – Petite Amie

Ca démarre fort, très fort, trop fort sans doute, avec L’amour en solitaire, un classique instantané. Ca démérite pas par la suite mais c’est moins brillant. Carton mérité en tout cas même si avec de bons avocats, Véronique Sanson pourrait sans doute gratter quelques royalties. Enfin, je chipote, ça fait plaisir de constater que ce type de chanson française, aussi précise que populaire, trouve encore un écho.

 

18 Nick Power – Caravan

Un membre de The Coral, également romancier et poète, pour son 1er album en solo. Ca s’appelle Caravan car il l’a enregistré tout seul dans une caravane paumée dans le Nord du Pays de Galles. Du coup, c’est assez minimaliste voire famélique mais comme il fait partie de The Coral, il sait ce que c’est que d’écrire des chansons, mélodiques de préférence. Très joli donc.

 

17 Serpent Power – Electric Looneyland

Deux membres de The Coral pour leur 2ème album. Autant ci-dessus ça se démarque sensiblement, malgré un même goût pour les mélodies mélancoliques, autant ici ça pourrait être une suite à Distance Inbetween, l’album paru l’an dernier. En plus psyché mais c’est très proche. Et très bon.

 

16 Zombie Zombie – Livity

Psychédélisme toujours mais instrumental cette fois, tendance electro-kraut. Poisseux et planant à la fois, clinique et organique, immédiat et labyrinthique. Mystique. Fantastique. OK, j’arrête. Le duo (Etienne Jaumet et Cosmic Neman, ex-Herman Dune) a muté en trio avec l’addition du bon Docteur Schönberg. Ca ne change foncièrement pas grand chose depuis leurs débuts sur A Land for Renegades il y a bientôt 10 ans, et c’est tant mieux.

 

15 Grizzly Bear – Painted Ruins

Tu les avais oublié eux pas vrai ? Voire même tu ignorais qu’ils avaient sorti un album cette année, je me trompe ? J’ai la nette impression que Painted Ruins est passé complètement inaperçu, un peu comme le Crack-Up de leurs potes de Fleet Foxes d’ailleurs. C’est dommage… (pour Grizzly Bear, le Fleet Foxes m’ennuie profondément). Painted Ruins est un album qui me bluffe un peu plus à chaque fois que je l’écoute. Le problème c’est qu’à chaque écoute également, j’ai un peu de mal à aller jusqu’au bout… Les new-yorkais ont peut-être opté pour un son plus musclé, voire pêchu, ils n’ont rien cédé concernant leur penchant pour les harmonies, rythmiques et mélodies complexes et leur pop cérébrale m’ennuie un peu sur la longueur. Mais c’est quand même très brillant tout ça…

 

14 Kelley Stoltz – Que aura

Héros granderemisesque s’il en est, Kelley Stoltz m’avait un peu déçu avec son précédent album (In Triangle Time), sur lequel il renouait de manière un peu maladroite à mon goût avec ses amours new wave. Que aura est beaucoup plus fluide et abouti, une synthèse impeccable de ses 2 influences majeures: la new wave donc, et la pop des années 60. Echo and the BunnyKinks.

 

13 Orval Carlos Sibelius – Ordre et Progrès

Membre de la talentueuse écurie Born Bad Records à l’instar de Forever Pavot ou Dorian Pimpernel, 2 autres de mes chouchous French pop actuels, Orval Carlos Sibelius est lui aussi un esthète pop à la fois aimable et déviant, et son dernier album un objet aussi confortable que malaisant (ça parle quand même pas mal de dépression et de suicide tout du long). Ca sinue, ça chausse-trappe, ça coq à l’âne de manière toujours très ludique et inventive. Ca me fait beaucoup penser, dans la démarche sinon dans la forme, à Fed de Plush, autre avatar d’une pop orchestrale à guitare (si si, ça existe) aussi évidente qu’étrange.

 

12 Wesley Gonzalez – Excellent Musician

Déjà, le mec a un patronyme qui claque : il pourrait être surfer californien ou gitan. Mais non, il est anglais (il y a des gitans anglais bien sûr, c’est pas la question). Ce qui le prédispose à brillamment raconter son quotidien, ses vacances en Espagne, sa virée à Amsterdam, ou encore la fois où il a défoncé un serpent trouvé dans le jardin de la maison de ses parents. L’Angleterre. Biberonné à la mélodie qui tue comme tout bon sujet de sa majesté qui se respecte, Wesley Gonzalez souffle avec fougue et fraîcheur sur les cendres à peine refroidies du post punk et de la new wave à guitare (pense Elvis Costello, pense Madness, pense Joe Jackson). Et il les ravive. Les cendres.

 

11 Foxygen – Hang

Album sorti en début d’année = album négligé. Si on ajoute à ça le fait que Foxygen fatigue déjà un peu tout le monde par son hystérie et son jemenfoutisme caractérisés… C’est dommage, Hang est un bel album dans le genre pop opulente et camp. Pour situer. C’est produit par Matthew E. White.

Mon rêve 14

Aujourd’hui, un happy end.

Je suis embarqué dans une sorte de périple autour du monde avec mes frères et sœurs, un truc de baroudeur qui me ressemble pas du tout (aussi incroyable que ça puisse paraître, j’ai assez peu de points communs avec Indiana Jones) mais voilà, c’est comme ça, on m’a pas demandé mon avis j’ai l’impression (« on » c’est mon subconscient évidemment).

On arrive à notre gîte pour la soirée et on se sépare en 2 : les garçons d’un côté, les filles de l’autre. Bon.
Je perds de vue mes 3 frères et me retrouve au beau milieu d’un dortoir immense dans lequel je suis censé me démerder pour trouver un lit. C’est en tout cas ce que m’a dit le rasta blanc qui faisait office de réceptionniste.

« Mais ouais mais bienvenue man, tu fais comme chez toi tu vois »

Je commence donc à déambuler avec ma valise à roulettes (en mode routard donc), à la recherche d’un endroit pas trop dégueulasse où me poser. Le confort est sommaire et les meilleurs lits sont déjà pris (en mode Les bronzés font du ski).

L’endroit est vraiment immense: ça s’étale sur plusieurs étages mais uniquement accessibles via des échelles ou des escaliers sommaires.
Je me balade et commence à désespérer car il ne reste plus que des lits aux matelas tâchés et sur lesquels on ne trouve qu’une couverture crasseuse. En plus il faut enjamber d’autres lits déjà occupés par des routards pour y accéder, ça me saoule.

A un moment je tombe sur un de mes frères (j’en ai 3) déjà bien installé et qui semble émerger d’une petite sieste, tranquille le type. Il s’étonne que je sois encore là ma valise à la main.

Là j’en ai ras le cul: je me plante au milieu du truc et je m’entends dire « bon, je vois vraiment pas pourquoi je me fais chier » avant de me saisir de mon téléphone pour réserver une chambre dans un hôtel.

Ce que j’ai visiblement fait, et pas qu’à moitié puisque paf, je me retrouve tout d’un coup dans le vaste hall d’un établissement de luxe. Apaisé par le calme et la volupté de l’endroit, je me dirige vers la réception, derrière laquelle se trouve Carice Van Houten, tout sourire.

Et je me réveille.

Top 10 2007-2017

Bertrand Bonello s’est récemment prêté au jeu du top 10 sur la décennie écoulée. Le voici:

Beau top, qui lui ressemble. J’aime beaucoup certains de ces films.
Pas mal de monde lui a emboîté le pas, voici le mien, avec des liens pour les films dont j’ai parlé sur le blog:

SupergraveGreg Mottola (2007)

ici

Frangins malgré euxAdam Mac Kay (2008)

ici

SteakQuentin Dupieux (2007)

ici

2 automnes, 3 hiversSébastien Beitbeder (2013)

ici

Mes meilleures amiesPaul Feig (2011)

ici

Les Beaux GossesRiad Sattouf (2009)

ici

OSS 117 : Rio ne répond plusMichel Hazanavicius (2008)

ici

A bord du Darjeeling limitedWes Anderson (2007)

Un Monde sans femmesGuillaume Brac (2012)

The DescendantsAlexander Payne (2011)

 

J’aime les comédies (et je vois trop peu de films asiatiques).
J’ai volontairement omis des films qui m’ont beaucoup marqué ces dernières années (The Hateful Eight, La Sapienza, The Strangers et quelques autres) par manque de recul: je ne les ai vu qu’une fois. Plusieurs films de 2016 pourraient d’ailleurs entrer dans la liste (The Strangers et The Hateful Eight mais aussi Elle, Julieta et Rester Vertical. 2016 était vraiment une année exceptionnelle pour moi!) mais j’ai besoin d’un minimum de recul pour faire d’un film un classique.

En tout cas y aurait pas de comédie sur ces 3-4 dernières années, ça c’est sûr: l’âge d’or de la neo-comédie est révolu.