#20 Frangins malgré eux

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A 39 ans, Brennan Huff n’a toujours pas de job sérieux et vit chez sa mère, Nancy. De son côté, Dale Doback est un éternel chômeur de 40 ans qui vit encore avec son père, Robert.
Lorsque Robert et Nancy se marient et emménagent sous le même toit, Brennan et Dale deviennent frères malgré eux et se retrouvent à vivre ensemble. Quand leurs querelles infantiles et leur incorrigible paresse menacent de faire exploser leur toute nouvelle famille, ces deux quarantenaires immatures imaginent un plan insensé pour réconcilier leurs parents. Mais pour y parvenir, ils vont devoir faire équipe, et peut-être même quitter la maison… (Allociné)

S’il fallait résumer le concept de neo-comédie à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, sachant évidemment que celle-ci désigne finalement quelque chose d’assez vague et qu’elle rassemble des acteurs/auteur/réalisateurs très hétéroclites, je dirais sans doute que ses films racontent essentiellement des histoires d’hommes qui essaient tant bien que mal de concilier leur vie d’adulte et leur nature profondément adolescente (oui cette phrase est beaucoup trop longue mais je suis crevé). Et s’il fallait choisir un film et un seul pour illustrer cette idée, ça serait Frangins malgré eux puisqu’il applique ce théorème à la lettre : Will Ferrell et John C. Reilly ont 40 ans mais agissent et réagissent comme les adolescents d’une famille recomposée. Et ils vont devoir non seulement apprendre à cohabiter mais surtout à évoluer : le changement sans le reniement, LE grand sujet de la neo-comédie, conséquence de son axiome de base.
Que ça soit d’une drôlerie sans nom, c’est une chose (le premier repas de famille au cours duquel Ferrell finit par craquer sous les moqueries de Reilly, un seul exemple parmi tant d’autres), que le film se permette par la suite de viser juste dans un registre plus émouvant le hisse au niveau des meilleurs films des Farrelly. A vrai dire, je considère Frangins malgré eux comme le chef d’œuvre de la comédie de ces 10-15 dernières années.

J’en dis pas plus parce que je suis crevé je te dis. Mais sache que même crevé, si tu l’as toujours pas vu, je te juge.

Dans le même registre, je recommande :

I Love You, Man : épitomé de la bromance cinématographique, il n’est pas du même niveau que le film d’Adam MacKay mais très réussi quand même. De toute façon, Paul Rudd, on peut pas lutter.

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