Coupe du monde 2018 – jour 4

Groupe E

Costa Rica 0-1 Serbie

Bien sûr, la Corée du Nord, la Syrie… voire la Russie probablement par bien des aspects mais je considère la Serbie comme l’un des pays les plus glauques du monde. Ce nom m’évoque immanquablement et uniquement le conflit des années 90, Slobodan Milosevic, Srebrenica (bon, c’est en Bosnie), BHL, Bono, Kusturica et autres immondices. Si vous êtes supporter de cette équipe, merci de vous livrer aux autorités dans les plus brefs délais.

Groupe F

Allemagne 0-1 Mexique

Cette ambiance de dingo dans les tribunes! J’adore les matches du Mexique en CDM. Pour ça, mais aussi pour les matches eux-mêmes, toujours emballants et emballés par une équipe généreuse à qui il ne manque pas grand chose à chaque édition (cf le papier de So Foot sur « la malédiction du 5ème match » soit les quarts de finale que la Tri ne parvient jamais à atteindre). Une confrontation contre la Mannschaft, c’est en plus la promesse d’une opposition de style très excitante là aussi. Déjà pendant les hymnes, c’est spectaculaire: les wurst ont tous l’air de cadres chez Mercedes tandis que les mexicains ont l’air de sortir du casting des Olvidados. Sur le terrain, les Allemands semblent faire 2,20m et 110 kgs chacun, les Mexicains ont l’air d’enfants en face.

La charnière HummelsBoateng n’était pas au mieux.

Super mach en tout cas, je me suis régalé. Pas trop inquiet pour l’Allemagne: ils ont quand même bien pressé, sacrément arrosé, frappé le poteau, trouvé un bon Ochoa en face. Evidemment, l’objectif maintenant, ça sera d’éviter le Brésil en 8èmes de finale. Mais les brésiliens auront aussi pour objectif d’éviter les allemands… Ca sent les petits arrangements lors du dernier match de poule. A suivre donc.

Sinon:

Groupe E

Brésil 1-1 Suisse

C’est toujours un sentiment particulier le 1er mach du Brésil en coupe du monde. Une petite émotion, un petit frisson de plaisir… Ce maillot jaune sur la pelouse verte, ça donne leurs couleurs après tout donc rien de plus normal si ce pays a été, est et sera toujours le plus beau pays de football et si il a par conséquent une place particulière dans le cœur des amateurs de football.
En tout cas, c’est pas Grégoire Margotton qui me contredira, lui qui avait le bout rouge dès le coup d’envoi, s’extasiant devant le moindre une-deux ou contrôle réussi. Insupportabe.
Sinon, le challenge CDM (coupe de merde) de la CDM a un nouveau leader:

Quand tu réalises que t’es allé trop loin

J’ai bien aimé cette image aussi:

Et surtout la réaction d’Alisson c’est-ma-copine-à-moi qui s’est pas embarrassé de fioritures pour s’en débarrasser. Pour celles et ceux qui n’ont pas vu le match, il l’a simplement éclatée d’un coup de tatane:

Coupe du monde 2018 – Jour 3

Samedi gris, travaux pénibles dans l’immeuble dès 8h du matin. Mais samedi de 1er tour de coupe du monde de foot: 4 matchs. Le bonheur, le vrai.

Groupe C

France 2-1 Australie

Il faut se rendre à l’évidence : sur les (nombreuses) images des (nombreux) hommages à la victoire de l’équipe de France en 1998, Didier Deschamps possède une dentition tout ce qu’il y a de plus normale. Alors qu’est ce qui s’est passé ? Sérieusement, je pose la question : comment est-il humainement possible, en l’espace de 20 ans, de se retrouver avec des chicots d’héroïnomane (ou cocaïnomane, désolé, je maîtrise mal le dossier) en phase terminale ? Petit conseil à ma starlette : la dentisterie et l’odontologie russes ont longtemps été considérées parmi les meilleures au monde, profite du voyage DD. Steup’. Fais le pour nous, pense à ce match calé à 12h alors que les braves gens sont à table ou émergent à peine d’une grasse mat’.

On l’a vue et revue mais je ne me lasse pas de cette géniale fusion avec Joachim Low

Je vais pas débriefer la pitoyable prestation de l’EDF: la chatte à DD, l’inexpérience/égoïsme des prétendus cadors offensifs, la Schweinsteiger stupide d’Umtiti, le chantier permanent etc etc., tout ça a été dit, redit, martelé un peu partout dès le coup de sifflet final.
Juste 2 remarques:
– l’excellent Guillaume Dufy arborait un beau t-shirt Alex Cameron pour le débrief du match sur L’Equipe 21. Classe.
– match nul entre Benjamin Pavard et Robbie Kruse au challenge « têtes de victimes »

Pérou 0-1 Danemark

C’est pas bien difficile au milieu des immondices vues jusqu’ici mais le maillot du Pérou est le plus beau pour l’instant.

Celui de l’Argentine contre l’Islande par exemple, quelle horreur. OK, c’était le maillot away mais quand même: on aurait dit un vulgaire maillot d’entraînement. Une tendance d’ailleurs: les maillots-t-shirts qui ressemblent plus à des t-shirts qu’à des maillots. Comme au tennis, où plus personne ou presque ne porte de polo. Sur ce, je reprends un Chamonix.

Groupe D

Argentine 1-1 Islande

« Calmez-vous Omar ». Benjamin Da Silva se marre à moitié, il sait que c’est peine perdue : Omar Da Fonseca pète un câble devant l’inefficacité de ses favoris au commentaire du match sur Bein Sports . Dans les dernières minutes, il se lâche complètement lorsque Otamendi (?) tergiverse avant de tenter une frappe molle: « Mais vas-y, vas-y, frappe, FRAAAAAPPE! Plutôt que le côté timide, rétention du geste, lâche, vas-y, il faut toujours viser la lune » etc etc. En 1ère mi-temps il aura également sorti un joli « l’action est l’intention d’atteindre l’espoir ». Je me répète mais j’adore ce mec.

Sampaoli (le sélectionneur argentin) en revanche, je l’aimais bien, je le classais dans la catégorie des entraîneurs aussi intéressants que passionnés mais là, avec son crâne rasé, sa chemise blanche ouverte, son jean et sa veste au col relevé, je ne vois plus que la vulgarité du type accusé de viol par une employée de la fédération argentine…

Croatie 2-0 Nigéria

Il y a 2 ans à l’Euro, c’est le croate Perisic qui avait sans mal remporté la palme de la coupe de cheveux la plus dégueulasse

C’est la carte de la Croatie

Son compatriote Vida relève aujourd’hui le défi dans un tout autre style:

Au centre

Calvitie plus que naissante, catogan, tempes complètement rasées: n’importe quoi.

Look toujours, juste pour le plaisir, avec Rakitic en 2018

Smooth.

Et Rakitic en 2005

Porn.

Coupe du monde 2018 – Jour 2

Groupe A

Egypte 0-1 Uruguay

Panique. Sueurs froides. Drame : j’ai perdu mes identifiants Mycanal (qui permettent de regarder Bein sur PC). Perdu ? Problème de connexion indépendant de ma volonté ? Complot catalano-portugais ? A l’heure actuelle, je n’exclue aucune éventualité, j’ai mis mes plus fins limiers sur le coup. Toujours est-il qu’il m’a fallu 25 minutes pour me connecter. 25 minutes en moins pour profiter de la passion d’Omar Da Fonseca, 25 minutes en moins pour insulter Luis Suarez. J’adore ce mec, vraiment. Da Fonseca hein, pas Suarez. Lui je lui pisse à la raie. Et sur les incisives.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, ça fait pas but.

A part ça, l’Uruguay a poussé, l’Uruguay a galéré mais l’Uruguay a gagné, à la hargne, comme souvent. Ils seront dans le dernier carré je te dis…

Groupe B

Maroc 0-1 Iran

Tu sais que t’es passé en mode CDM total quand t’es chaud bouillant pour le coup d’envoi d’un MarocIran. Affiche alléchante, sérieux! 2 équipes techniques, avec une majorité de tripoteurs (miam miam Belhanda, j’adore ce jouôr), qui ont bien conscience que c’est LE match à gagner puisqu’après elles doivent encore se cogner le Portugal et l’Espagne. Je regrette de n’avoir pu suivre la 1ère mi-temps qu’en pointillé du coup car apparemment, y avait du rythme, des occases, de la tension. C’était moins bon en 2ème mi-temps (y avait surtout de l’excès d’engagement et beaucoup de fautes) mais c’était un mach de coupe du monde comme on les aime. Hold up quand même.

Ronaldo 3-3 Espagne

Y a encore 3 jours, j’étais là, tranquille, peinard, prêt à balancer des vannes sur les portugais (il faut savoir que les portugais sont aux espagnols ce que ces derniers sont aux français/anglais/allemands*) et surtout sur CR7, dont j’espérais secrètement, j’avoue, que Ramos le calme d’entrée de jeu (de manière licite évidemment, mais j’ai toujours pas digéré son caprice de mal aimé au terme de la finale de la Ligue des Champions). Mais voilà, CR7 putain… ‘Culé va.

On a beau dire, un mur tient toujours mieux quand il est construit par un guesh.

Enfin, je suis rassuré par mes favoris, qui sont revenus 2 fois au score et ont eu quelques séquences de jeu collectif orgasmiques. Match d’un énorme niveau quoiqu’il en soit, digne d’une demie ou d’une finale, à la fois sur le plan technique et sur le plan de l’intensité, avec en sus du suspense, des coups de théâtre et des rebondissements propres à réjouir le spectateur occasionnel. J’aurais pas été supporter de l’une des 2 équipes, je me serais régalé.

*Je plaisante bien sûr, je n’ai pas cet horrible sentiment de supériorité… D’ailleurs un de mes meilleurs amis est carreleur.

Coupe du monde 2018 – Match d’ouverture

Groupe A

Russie 5-0 Arabie Saoudite

Ouaiiiiiiiiiis c’est partchi, dragostea din tei comme on dit à Vladivostok.

Cérémonie d’ouverture nawak et moche qu’on ne regarde que d’un oeil, comme il se doit.

De toute beauté.

Ceci dit,j’avoue une tendresse même pas coupable pour ce bon vieux lad de Robbie Robin Williams, dont on a pu réaliser à quel point il ressemblait de plus en plus à Morrissey en vieillissant. Et qu’il vieillissait sans doute mieux… Tant qu’il parle pas politique en tout cas.

Bon, RussieArabie Saoudite. Pour les non-footeux: pas un sommet tendu à l’ONU mais bien un match de foot, le tout premier même, de cette Coupe du Monde.

Depuis que le match d’ouverture de la coupe du monde ne concerne plus le vainqueur sortant mais le pays organisateur, on peut démarrer la compétition avec des affiches bien moisies, sur le papier puis sur le terrain. Celle-ci n’a pas vraiment dérogé à la règle: 5 buts ok, un mach plutôt alerte, ok, mais l’impression de voir évoluer la D2 de la coupe du monde. Quel niveau de merde… Ca va donner en 2026 avec 48 équipes.
Et quelle tristesse que cette équipe russe quand même: l’éternel Akinfeev, 56 ans, 954 sélections est la star de l’équipe. Super. Et puis quand tu dois rappeler un mec de 39 ans (TRENTE. NEUF.ANS), Ignashevich, pour tenir ta défense… Bon courage contre l’Uruguay, voire l’Egypte tovarishchi.

2 fun facts:

Margotton lance une brève coupure pub entre les hymnes et le coup d’envoi: un long spot pour Bein Sports (sur TF1 donc) qui rappelle qu’elle est la seule chaîne à diffuser tous les matches.
– Et bien sûr, malgré les 5 buts dont 2 très beaux de Cheryshev, LE geste de ce match d’ouverture:

C’est bon, l’Angleterre a fait le boulot, elle peut rentrer au pays avec le sens du devoir accompli.

2018 футбольный кубок мира

Comme il y a 4 ans pour la Coupe du Monde brasilou et comme il y a 2 ans pour l’Euro Cochonou (fouillez dans la section « Football » du blog pour retrouver tous les billets en question si ça vous intéresse), Grande remise passe en mode футбол comme on dit du côté d’Irkoutsk.

Petite parenthèse: mon coup de gueule d’il y a 4 ans est évidemment et malheureusement toujours d’actualité puisque cette fois-ci, une majorité de matches ne sera visible que sur Bein. Bon, perso je m’en fous, je peux tout voir si je veux, mais merde.

Un autre truc qui va bien me gonfler je sens: l’assistance vidéo va être utilisée pour la 1ère fois lors d’une compétition d’une telle importance. Contrairement à Michel, sauf dans le seul cas très précis du franchissement ou non d’une ligne par le ballon, je suis contre, irrémédiablement. J’insiste pas, c’est un débat qui me gonfle profondément car je sais que j’ai raison (et le pire c’est que je le pense).

Si on ajoute la bonne ambiance venue des tribunes que les joueurs noirs sont malheureusement en droit de craindre, les hooligans russes qui foutent la trouille à la planète entière (même si les autorités russes ont apparemment pas fait les choses à moitié pour prévenir tout incident) et l’atmosphère poutino-poutinesque globale, j’aborde sans doute pas cette coupe de monde de manière aussi insouciante et enthousiaste qu’il y a 4 ans (même si tout n’était pas rose au Brésil, évidemment).

Sans parler, sur un pur plan footballistique, de la telenovela concoctée ces 2 derniers jours par la Roja qui m’a fait passer à ça d’un AVC… Je préfère pas en parler, je dois me reconstruire.

Blague à part, passée la véritable stupéfaction de voir se produire de tels événements dans une sélection majeure, candidate sérieuse à la victoire finale, la situation a quelque chose d’excitant, par son caractère totalement surprenant et inédit justement. Les joueurs ne vont-ils faire qu’un, una piña comme on dit en espagnol, soudés autour de leur nouveau leader Fernand Fer ou vont-ils être complètement plombés par la situation ? Asensio et Isco vont-ils définitivement exploser à la face de la planète ou Piqué et Ramos vont-ils se foutre sur la gueule en mondovision ? A l’heure actuelle, tout est possible.

Tout ça pour dire que malgré tous ces bémols, je serai probablement autant à fond qu’à chaque édition dès le coup d’envoi de cet improbable RussieArabie Saoudite en ouverture.

Franchement, j’aime bien. A part les lunettes: n’importe quoi.

Quoiqu’il en soit, je vais tâcher de débriefer tous les matches du 1er tour que je verrai (je dis bien « tâcher » car c’est du boulot l’air de rien). Alla Grande remise comme il se doit, c’est à dire n’importe comment.

Dans l’immédiat, histoire de varier les plaisirs (puisque je ne suis pas coutumier du fait) et de bien me ridiculiser (puisque c’est un exercice dans lequel je n’excelle que très modérément), mes pronostics (pas de tous les machs non plus, faut pas déconner; juste les qualifiés dans chaque groupe puis dans chaque mach à élimination directe, jusqu’au vainqueur):

Groupe A: 1. Uruguay 2. Egypte

Groupe B: 1. Espagne 2.  Portugal

Groupe C: 1. Danemark 2. France

Groupe D: 1. Argentine 2. Croatie

Groupe E: 1. Brésil 2. Suisse

Groupe F: 1. Allemagne 2. Mexique

Groupe G: 1. Belgique 2. Angleterre

Groupe H: 1. Colombie 2. Sénégal

Huitièmes de finale

Uruguay – Portugal > URU

Argentine – France > ARG

Espagne – Égypte > ESP

Danemark – Croatie > CRO

Brésil – Mexique > BRÉ

Belgique – Sénégal > SEN

Allemagne – Suisse > ALL

Colombie – Angleterre > COL

Quarts de finale

Uruguay – Croatie > URU

Brésil – Sénégal > BRE

Allemagne – Colombie > ALL

Espagne – Argentine > ESP

Demies finale

Brésil – Uruguay BRE

Allemagne – Espagne ALL

Finale

Brésil – Allemagne > BRASIIIIIIIIOOOOOUUUUUUUUL

Bon, je suis parti du principe que l’Espagne allait mettre de côté le psychodrame et réussir son tournoi, je peux pas me résoudre à la sortir au 1er tour comme il est pourtant envisageable…
Sinon :
– la Belgique déçoit une nouvelle fois, à tel point qu’on peut même plus parler de déception
– le Sénégal équipe « surprise » du tournoi sort avec les honneurs en quarts
– la France éliminée en 8èmes par l’Argentine (pris en flag de fêtage du but victorieux de Messi en tribunes, Trezeguet se voit retirer la nationalité française, Zidane est intronisé sélectionneur au coup de sifflet final, Deschamps file illico chez le dentiste)
– l’Angleterre fait de la merde, as usual (grosse teuf après leur qualif à la dernière seconde pour les 8èmes, de nombreux joueurs abusent de white powder frelatée; le Sun titre « Bad co-Kane« )

Puis du logique, du costaud parce que ça va un moment votre Coupe du Monde à 56 avec Panama, le Vatican et insérer-ici-le-nom-d-un-pays-de-crève-la-dalle-du-foot-qui-a-sacrifié-son-PIB-pour-soudoyer-les-membres-de-la-FIFA-et-je-dis-crève-la-dalle-du-foot-pour-pas-dire-crève-la-dalle-tout-court-on-s’est-compris.

Les esthètes auront également noté un sympathique remake RamosSalah en 8èmes (Salah tente une semelle vengeresse sur le tibia de Ramos: le Pharaon se fracture la cheville et prend un carton rouge alors qu’il est évacué sur une civière) ainsi que la confrontation consécutive de l’Allemagne avec 2 de ses pays alliés historiquement, la Suisse et la Colombie (ON S’EST COMPRIS).

Et grand vainqueur donc, le Brésil pour (un peu) laver l’affront d’il y a 4 ans. « Un peu » parce que comme le dit Marcio Santos dans l’excellent numéro de So Foot consacré à l’événement, pour laver l’affront, il faudrait que le Brésil batte l’Allemagne 7-1 en coupe du monde et sur le sol allemand, c’est pas demain la veille a priori. Mais gagner une 6ème coupe du monde en les terrassant en finale serait un bon début.

Allez, que le moins cramé le meilleur gagne, belle Coupe du Monde à toutes et à tous.

Budapest – avant-première Gaumont Wilson, Toulouse

Vincent et Arnaud ont beau avoir fait la plus grande école de commerce française, ils s’ennuient ferme dans leur travail. 
L’un, Vincent, travaille avec acharnement pour une multinationale sans aucune reconnaissance. L’autre, Arnaud, stagne dans la société du père de sa femme, Audrey. A l’occasion de l’enterrement de vie de garçon d’un de leurs amis, qui est un vrai échec, ils font la rencontre d’une strip-teaseuse qui leur parle de Budapest. Vincent a alors une idée qui va changer leur vie : créer une entreprise qui organise des enterrements de vie de garçon dans cette ville de débauche, où les boîtes de nuit pullulent, l’alcool coule à flots et la démesure est au rendez-vous.
Après avoir abandonné leur emploi, et emprunté beaucoup d’argent, Vincent et Arnaud se lancent. Avec l’aide de Georgio, un expatrié qui leur a fait découvrir les « trésors cachés » de Budapest, ils créent l’agence de voyage « Crazy Trips ».
Après des débuts hésitants, « Crazy Trips » envoie de plus en plus de clients à Budapest, pour y faire la fête arrosée à la palinka, danser enchaînés à des stripteaseuses, mais aussi profiter de certaines activités offertes par ce pays d’ex-URSS comme conduire des tanks et tirer à la kalachnikov sur des cibles. Mais cette aventure entrepreneuriale va bouleverser l’existence de Vincent et Arnaud. Car cette nouvelle vie entre Paris et Budapest mettra à l’épreuve à la fois leur amitié fraternelle, mais aussi leur couple. Et ils vont se confronter aux risques du métier…(Allociné)

Trop long ce pitch…

En quelques mots pour les impatients : Budapest raconte l’histoire (vraie) de 2 amis qui décident d’organiser des séjours-EVG à Budapest parce que c’est moins cher et donc plus rentable qu’à Paris, Londres ou même Berlin (« c’est Berlin mais gratos! » dit à un moment le personnage interprété par Jonathan Cohen).

On va pas se mentir : malgré toute la sympathie que peuvent inspirer ses 3 interprètes principaux, elle fait peur cette bande-annonce. Genre de Very Bad Trip à la française tro délir, elle laisse en outre craindre sinon une apologie, du moins une utilisation/mise en scène légère de l’un des trucs les plus beaufs et cons devenus à la mode ces dernières années : les « packs » EVG (séjours enterrement de vie de garçon incluant vol, hôtel, activités, beuverie etc etc). Bonus glauquerie si organisé dans un pays de l’Est, avec tout ce que ça implique en termes de fantasmes cheap et malsains.

Mais, justement, il est là le truc : les 3 interprètes principaux. Manu Payet, Monsieur Poulpe, Jonathan Cohen, soit 3 des meilleurs keumiques/acteurs de comédie apparus ces dernières années en France. C’est évidemment pour eux avant tout que je me suis rendu à l’avant-première de Budapest, avec malgré tout l’espoir également que le film ne serait pas

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Merci pour votre réponse. ✨

exactement conforme à sa bande-annonce.

Eh ben j’ai pas été déçu : sans être exempte de lourdeurs, longueurs, facilités voire complaisances, Budapest est une comédie qui réserve régulièrement de très bons gags/moments/répliques. Pas tout à fait le véhicule hétéro-beauf redouté donc.

Pas tout à fait mais un peu quand même : Payet (qui a co-écrit le film et devait le réaliser à la base; c’est finalement, et étonnamment Xavier Gens, réalisateur notamment de Hitman, qui s’y est collé) explique à son issue avoir voulu raconter une success story française et ça n’est évidemment pas un hasard s’il a choisi l’histoire des 2 fondateurs de Crazy Nights (rebaptisé en « Crazy Trips » dans le film) plutôt que celle de Michel et Augustin (comme il lui a été suggéré par une spectatrice). Il l’a dit lui-même avec humour et honnêteté, les conflits et enjeux au centre du projet de 2 gars qui montent ce type d’entreprise sont un poil plus intéressants que ceux de 2 types qui se demandent avant tout s’il faut rajouter du beurre ou du chocolat dans leurs cookies.

Donc Budapest se met en mode success story et ne remet pas vraiment en cause le fait que les mecs se fassent du blé en alimentant les fantasmes à base de putes de l’Est (disons les choses comme elles sont) de jeunes mecs en mal de sensation fortes ( ?) … mais un peu malgré tout : c’est là que le film se montre plus fin que ce qu’on peut légitimement craindre à la lecture de son pitch et en voyant sa bande annonce. En effet, cette dernière occulte notamment les personnages des 2 compagnes des héros (excellentes Alice Belaidi et Alix Poisson, interprètes des épouses de Manu Payet et Jonathan Cohen respectivement). Elles apportent constamment un contrepoint aussi salutaire que pertinent, révélateur du fait que les auteurs et le réalisateur ne sont pas dupes ni complices. D’ailleurs, au bout du compte, Budapest ne joue finalement pas tant que ça sur les clichés des bonnasses-du-Danube et c’est évidemment à mettre à son crédit. Voir également la peinture assez fine de l’évolution, en parallèle des 2 couples (même si celle du couple Cohen/Poisson n’échappe pas à certains clichés justement).

J’aurais bien aimé leur poser la question ceci dit, pour avoir le fin mot de l’histoire (au-delà du fait que c’est sans doute un bon terreau pour une comédie, ils en pensent quoi au fond des EVGs de ce genre?), j’étais dans les starting-blocks mais j’étais évidemment pas le seul, tous les spectateurs qui le souhaitaient n’ont pas pu avoir la parole, loin s’en faut.

Ceci étant, fin de la parenthèse fond-du-film: ça reste une pure comédie et dans ce registre seul, Budapest réserve de très bons moments dus notamment à l’abattage, à la complicité évidente et au talent de ses 3 interprètes principaux, encore eux. Comme dans Radiostars ou Situation amoureuse c’est compliqué, autres comédies auxquelles Payet a largement contribué et dans le registre desquelles Budapest se situe par bien des aspects, on sent le mec vraiment à l’aise dans les scènes à 2 ou 3 qui racontent l’amitié, la complicité, à base de petits détails anodins, de petites annotations qui mises bout à bout créent un ton et font la valeur de son écriture. Enfin, tout ça pour dire que le mec a du talent, c’est évident, et qu’il a trouvé en Jonathan Cohen et Monsieur Poulpe (dans un registre davantage électron libre) des partenaires de jeu idéaux.

Bonne surprise donc même si je conseillerais pas le film à tout le monde: c’est parfois très cru, de manière très naturelle d’ailleurs, encore un bon point, mais du coup ça plaira évidemment pas à tout le monde.

Après la séance, Manu Payet et Monsieur Poulpe se sont livrés au traditionnel exercice des questions-réponses avec le public : malgré la lassitude de fin de tournée (qu’ils ont eux-mêmes confessée), ils n’en ont rien laissé paraître et se sont montrés égaux à l’image qu’on peut avoir d’eux à savoir disponibles, drôles, alertes. Ils nous ont même gratifié d’un mini-sketch sur le mode vrai-faux incident en direct live, très drôle. Questions sur le film pour faire gagner quelques cadeaux, vannage des spectateurs, auto-vannage, ils ont fait le show et c’était aussi réussi qu’agréable.

Après 45 bonnes minutes, ils se sont livrés au désormais traditionnel exercice des selfies avec le public. Très pros sans en avoir l’air là aussi.
Chouette soirée donc.

Première année – avant-première Gaumont Toulouse

Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu’à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain. (Allociné)

William Leghbil, 28 ans, joue un gars qui sort tout juste du lycée. OK. C’est un peu moins choquant pour Vincent Lacoste, 25 ans « seulement », qui en outre interprète un triplant.

Véritable avant-première pour le coup puisque Première année ne sort que le 12 septembre. En salle 2, soit la 2ème plus grande du ciné, qui affiche complet: je pensais pas que les 2 comédiens, certes sur la pente ascendante pour l’un (Leghbil) et déjà confirmé pour l’autre (Lacoste) étaient aussi populaires.
Et de fait, ils ne le sont peut-être pas, en tout cas la réponse est en suspens : on apprend assez rapidement qu’une grande partie de la salle est constituée d' »invités », des 1ère, 2ème, 3ème années de médecine qui se sont vus offerts des places.

Le film: sympathique. Dans la lignée d’Hippocrate, dont il pourrait être le prequel, il narre donc les aventures de Benjamin (William Leghbil) et Antoine (Vincent Lacoste), étudiants en 1ère année de médecine (ou « P1 »), qui se mettent en binôme pour tenter de la surmonter voire d’y survivre. Et accessoirement de la réussir.

Car ça rigole pas la 1ère année de médecine, et c’est là que Lilti (médecin lui-même faut-il le rappeler) veut en venir: il se demande même, et nous avec à l’issue du film, si cette véritable épreuve physique, psychologique et nerveuse au sens propre, ne friserait pas l’absurde voire ne serait pas inadaptée à la formation de médecins et personnel soignant digne de ce nom (= sujet de société).

Plus en surface, Première année est une belle histoire d’amitié, un roman d’apprentissage, une réflexion (soft, certes, mais quand même) sur l’inné, l’acquis, le conditionnement social, familial: Antoine (Lacoste) a la médecine dans le sang mais c’est un besogneux et il n’est pas du sérail alors que Benjamin (Leghbil), qui a baigné dans un contexte favorable depuis sa naissance (son père est chirurgien) a des facilités mais pas la vocation. D’ailleurs Bourdieu est cité à un moment et s’il n’est certes « que » cité, c’est bien vu.

Tout ça est propre, bien pensé, bien incarné (les 2 interprètes sont excellents), limpide dans ses intention autant que dans son exécution. Un peu trop même, et c’est la limite du film: aucune ambiguïté ni mystère dans Première année dont le message est univoque. Tout le monde recevra le film de la même manière.
Mais c’est bieng, c’est du cinéma français populaire et intelligent(= petit bonhomme content dans le Télérama de la semaine), soit un truc en voie de disparition depuis des années donc comme pour Hippocrate, on aurait tort de bouder son plaisir.

Le problème ce soir, c’est que la discussion avec Thomas Lilti à l’issue de la projection (Lacoste n’est pas là, ça a été dit d’emblée mais, surprise, Leghbil qui a pourtant été annoncé par le présentateur du Gaumont, n’est finalement pas là lui non plus), ne revêt pas un immense intérêt: il est volubile, passionné et sympathique mais il a déjà tout dit dans son film.

Thomas Lilti est à droite

2ème problème: c’est pas qu’y ait pas mal d’étudiants en médecine dans la salle, c’est qu’ils la composent à 90% (voire plus). Du coup, toutes les questions sont orientées sur la filière, les études, le concours, l’expérience de Lilti en la matière blablabla.
Bon, c’est bien pour eux, j’dis pas mais c’est un peu trop corpo à mon goût et surtout ça cause pas beaucoup cinéma.
Les étudiants semblaient en tout cas unanimes: ils se sont tous parfaitement retrouvés dans le film. Mais, je me répète, je regrette qu’on ne se soit attardé que sur l’aspect documentaire du film en quelque sorte et non son volet fictionnel, voire romanesque, bien présent, et qui lui donne également sa valeur.

A part ça, au 1er rang, un type à la chevelure invraisemblable, entre footballeur ukrainien des années 80 et Jean-Pierre François. Ca m’a fait ma soirée.

Tous les matins 2

J’ai déménagé il y a un peu moins d’un an. Nouvel itinéraire (en partie), « nouveaux » horaires (je vis plus près du bureau mais comme je suis prêt à partir à la même heure, je fais mon trajet plus tôt), donc nouvelles personnes croisées sur le chemin:

Il y a les mamans qui accompagnent leur(s) enfant(s) à l’école qui se trouve juste à côté de chez moi. Les mamans car très (très) rarement les papas : école privée catholique qui m’a l’air bien gratinée. Quand elles ne sont pas à pied, c’est un défilé de Fiat 500, Austin Mini mais aussi de 4×4, pardon de SUVs comme on dit désormais, EXTRÊMEMENT UTILES en centre ville.

Il y a cette maman en particulier, qui galère avec son petit, la pauvre… Au début de l’année (scolaire, en septembre donc), il faisait sa toute première rentrée j’imagine car elle devait littéralement le traîner par la main sur le trottoir ou le porter alors qu’il se débattait, hurlant qu’il voulait pas y aller. Ca a duré super longtemps cette histoire. Mais maintenant il a pris la confiance, il pète le feu: il fonce à toutes berzingues sur son petit vélo à petites roues et elle doit lui courir après, essoufflée. C’est la seule maman « normale » que j’ai pu voir jusqu’à présent (pas super apprêtée, voire sentant encore la dormite) au milieu d’un contingent de bourgeoises toulousaines sans doute fraîches et dispos dès 7h du matin après leur cours de pilates.

Il y a ce type très mince toujours habillé en noir et souvent en polo manches courtes que je croise à différents endroits de mon trajet (parfois près du bureau, parfois dans ma rue) et j’ai toujours pas réussi à comprendre où il se rendait, quel pouvait bien être son boulot et ça m’énerve. Je vais finir par le suivre un jour.

Il y a le propriétaire du bar L’Autan, un des bars historiques de Toulouse, notamment pour la scène et le public punk. Il balade son chien, un énorme bouledogue anglais qui a du mal à se déplacer tellement il est énorme (probablement un peu âgé aussi). Lui est imposant, tatoué (y compris sur le visage et le crâne qu’il a évidemment entièrement rasé), renfrogné, un peu âgé aussi et ils forment à eux 2 le plus parfait exemple du cliché qui veut qu’un animal domestique et son propriétaire se ressemblent.

Il y a ce moment où je rentre dans le parc situé juste avant le bureau et que j’aime bien

Il y a ce type qui vient probablement de déposer son enfant à la crèche près du bureau (ou alors sa trottinette est beaucoup trop petite pour lui) et qui arbore toujours d’invraisemblables combinaisons de couleur. Je pense immédiatement et systématiquement aux Teletubbies en le voyant.

Il y a toujours cette femme d’âge moyen qui s’habille de manière légère quelle que soit la saison et dont j’ai déjà parlé dans mon premier billet. Aujourd’hui par exemple, je porte un polo, un pull, une veste et je regrette de pas avoir pris mon foulard. Elle marchait tranquilou en débardeur et nus-pieds.

Il y a ce petit mec avec qui je prenais souvent le métro et que je ne croisais plus depuis que j’ai arrêté de le prendre. Je le revois assez régulièrement maintenant. Je dis « petit mec » parce qu’il est vraiment très petit. Je sais que c’est con et condescendant mais les mecs vraiment très petits me font toujours un peu de peine. Lui avait l’air toujours triste de surcroît, même si j’ai bien conscience que ça n’avait sans doute rien à voir avec ça. D’ailleurs il n’était peut-être pas triste, c’était juste son expression visagale. Quoiqu’il en soit, ça faisait un bon moment que je l’avais pas recroisé: pour nos « retrouvailles », il menait un petit groupe de types en costume qui sortaient d’une banque. Il était transformé, à tel point que j’ai mis du temps à le reconnaître mais c’était bien lui : cheveux gominés et coiffés en arrière, beau costume, très sûr de lui cette fois, mais pas dans le bon sens du terme. Si ça se trouve c’est un connard en fait et Randy Newman a raison :

Il y a cette jeune fille qui porte tous les jours une robe plutôt courte, unie ou à imprimé. Tous les jours, été comme hiver. Un jour qu’elle marchait avec une amie, et alors que je l’imaginais volontiers en héroïne rohmerienne, je l’ai entendue parler droit des entreprises avec beaucoup d’entrain.

Il y a ce type à la gueule incroyable, taillée à la serpe, l’œil noir, entre ex-junkie, ex-SDF et ex-exécuteur de basses œuvres dans un pays de l’Est. Toujours vêtu comme un régisseur en charge d’événements et structures complexes (chaussures de randonnée hyper techniques, cargo pants aux nombreuses poches visiblement bien remplies, sac à dos j’ai-fait-le-K2-l’été-dernier) il a l’air super vif, super fit, et marche d’un pas nerveux. Il me fait un peu peur.

Gemma Bovery – critique

Martin est un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d’un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d’imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu’un couple d’Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s’installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s’appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, l’occasion est trop belle de pétrir – outre sa farine quotidienne – le destin de personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n’a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie… (Allociné)

La 1ère phrase du pitch est absolument effrayante… Le film lui-même peut l’être également j’imagine.

Gemma Bovery est le prototype du FDV ou Film De Vieux. Cultureux, avec au casting des acteurs bien embourgeoisés (qui mieux que Luchini dans cette catégorie?) et une fraîcheur censée tenir éveillé (ici la sublime Gemma Arterton mais elle a du taf la pauvre), le FDV se déroule généralement dans un cadre provincial, sur un rythme arthritique pour surtout perdre personne en route (« qu’est-ce qu’il a dit? j’ai pas entendu »).

Bonjour Madame
Bonjour Madame

Il se laisse suivre comme un téléfilm du samedi soir sur France 3 : dans une bienveillante mollesse donc.
Ah la campagne normande… Ce vert, partout, tout le temps, cette herbe grasse, ces vieilles fermes aux façades à colombages, ce bon pain… TRES IMPORTANT la bouffe dans les FDV bien sûr, puisque la bouffe est essentielle pour les vieux : l’opportunité de moments de convivialité, de souvenirs « Nos régions ont du talent » (« tu te souviens ce petit resto sur la route d’Avranches ? »)  de discussions et de réparties amusées : « It’s strong » dit Gemma Arterton en goûtant le breuvage offert par Luchini; « It’s calva… » répond ce dernier, provoquant le sourire malicieux de milliers d’enseignants lecteurs de Télérama à la retraite. On est bien

Gemma Bovery, je l’ai vu chez moi alors que j’étais englué à mon canapé par une bonne grosse grippe. J’ai appuyé sur « pause » pour une bonne petite sieste d’1h au miyeu, impeccable. Pour situer le niveau d’intérêt du truc.

Mais quand j’y repense, c’est ça: un film à voir l’après-midi, sur la digestion (ou sur une poussée de fièvre donc). Le soir c’est chaud, puisqu’on commence très vite à somnoler devant mais comme il est déjà tard avec leurs connerie de film qui démarre à 21h, on va se pieuter et du coup on voit jamais la fin. Or, c’est pas un film dont on crève d’envie de savoir comment il se termine (de manière particulièrement grotesque pour info).

Tout ça pour dire que même de la part d’Anne Fontaine, on était en droit d’attendre un truc un peu plus alerte de la part.

J’ACCUSE

Car je n’en puis mais :

– les gens qui, sur un trottoir, marchent à 2 à l’heure et parviennent, alors qu’ils sont parfois plus minces que toi, et donc souvent par le seul truchement de leur démarche, à le bloquer entièrement et à t’empêcher de les dépasser. Alors que t’es dans une situation de stress et de détresse totale, genre coup d’envoi imminent d’un match du Real en Ligue des Champions (c’est un exemple. Pris au hasard). Bonus je-m’arrête-sans-crier-gare-de-sorte-à-ce-que-tu-me-rentres-dedans-ou-que-tu-sois-contraint-de-faire-un-écart-de-gymnaste.

– les gens qui roulent à vélo sur les trottoirs.

– les gens qui roulent à vélo sur les trottoirs et qui te jettent un sale regard signifiant que c’est toi qui les dérange (peine de mort pour ceux là).

– les gens qui, pendant une séance de ciné, sont assis juste derrière ton siège et n’arrêtent pas de taper dedans, volontairement ou pas. Alors que t’es là, juste devant eux. Et qu’ils te voient très bien. Et qu’ils te pissent à la raie, donc.

– les gens qui, pendant une séance de ciné, ne prennent pas la peine de régler l’éclairage de leur écran de téléphone portable au plus bas.

– les gens qui, pendant une séance de ciné, ne prennent pas la peine de couper leur sonnerie.

– les gens qui, pendant une séance de ciné, répondent au téléphone ( = peine de mort).

C’en est trop

– les gens qui mettent l’intégralité de leur message dans l’objet du mail et t’envoient donc un mail vide. Mais comment vivent ces gens? Qu’auraient-ils fait durant l’Occupation? Je pose la question.

– les gens à qui tu fais découvrir un artiste, qui en ont rien à carrer et qui, X mois ou semaines plus tard, se ramènent la gueule enfarinée: « Oh tu connais chanteur-groupe-que-tu-lui-as-fait-découvrir ? C’est gééééééééééniaaaaaaaaaaal, je t’assure, tu devrais écouter ça ».

– les gens qui, dans une salle d’attente ou un lieu public, font profiter absolument tout le monde de leur conversation téléphonique mais te lancent un regard désapprobateur quand tu fais montre de la plus petite réaction à ce qu’ils viennent de dire à leur interlocuteur.

– les gens qui tapent la causette à l’employé.e de caisse du supermarché/du ciné/de-ce-que-tu-veux alors que 45 personnes attendent derrière eux, en vous remerkiaaaaaaaaaaant.

– les gens qui, à la boulangerie, demandent une baguette pas trop cuite/bien cuite (déjà faut être un peu déviant pour demander une baguette bien cuite. Sans doute les mêmes gens qui mangent des pains au raisin au petit-déjeuner ou qui se déplacent en trottinette MAIS PASSONS.) et qui, non-pas-celle-là-non-celle-à-gauche-là-voyons ?-ah-non-pardon-ça-va-pas-oui-celle-là-parfait. Peine de mort en cas de combo 1 seul.e employé.e/9 personnes derrière eux.

– les gens qui, de façon générale, en définitive, et très globalement, ne se plient pas à mes habitudes, desiderata et modes de fonctionnement.

– les gens.