Coucou. Tu veux voir ma bite ?*

Une année ESSEPTIONNELLE, n’ayons pas peur des mots : j’ai carrément un top 20 cette fois-ci. Difficile, TRES difficile à arrêter : j’ai dû laisser pas mal de beau monde sur la touche (Zita Hanrot dans Paul Sanchez est revenu!, par exemple, ou encore pour ne parler que des actrices françaises, la jolie Diane Rouxel dans Mes Provinciales et Volontaire).

Allez, c’est parti. Sans classement bien sûr car y a pas de hiérarchie dans mon big cœur, bébé.

Irina Starshenbaum dans Leto

Coeur avec les doigts, avec la bite, avec le coeur pour la sublime Irina que je découvrais évidemment. La photo ci-dessus ne lui rend pas totalement justice en voici 2 autres:

Genre de Mary Elizabeth Winstead slave, je la préfère nettement dans le film qu’IRL (j’ai creusé, normal) où elle est beaucoup plus juvénile. Pas de classement dans ce top mais c’est à elle que j’ai pensé en premier.

 

Dakota Johnson dans Suspiria

Grosse révélation. Du coup j’étais à ça de me taper 50 shades of grey, faut le savoir, mais je me respecte un minimum. J’ai quand même vu l’immmmmooooonde Sale temps à l’hôtel El Royale: prestation très décevante si on prend en compte les critères en vigueur pour figurer dans ce top (des critères artistico-cinématographiques MAIS PAS QUE). Elle doit donc sa présence au remake de Suspiria, qui a été diversement accueilli, certains criant même au nanar. Ca s’entend mais ils sont passés à côté du vrai scandale du film : on voit jamais ses nichons.

 

Rebecca Ferguson dans Mission: Impossible – Fallout

Une valeur sûre. Elle est belle, elle est classe, elle joue bien : elle a tout bon. Attention donc, elle est à ça de devenir chiante.

 

Vanessa Kirby dans The Crown et Mission: Impossible – Fallout

Elle est un peu coquine dans Mission: Impossible – Fallout. Elle est un peu coquine dans The Crown (dans le rôle de Margaret, la soeur quasiment punk d’Elizabeth). J’aime à croire qu’elle est un peu coquine tout court.

 

Claire Foy dans The Crown / Paranoïa / First Man

Mais surtout dans The Crown. Pas très punk, tout en brushing sage, 3 rangs et petits cardigans en cachemire. Les Vrais savent. Encore une fois, pas de classement mais elle est élue à l’unanimité et au premier tour Petit chou 2018 de Grande remise.

 

Cécile de France dans Mademoiselle de Joncquières

Je l’ai toujours bien aimée (à tous les niveaux), je l’apprécie encore plus avec l’âge (le sien, et le mien). Et puis encore un film magnifique à son actif, elle fait souvent les bons choix.

 

Vera Farmiga dans The Passenger

Beauté un peu atypique, voire chelou. Super actrice aussi je trouve, qui n’a pas la carrière ni la notoriété qu’elle mérite. Pour cause de beauté un peu atypique, voire chelou, je suppose.

 

Michelle Pfeiffer dans Ant Man et la Guêpe

Aussi belle à 20, 30, 40, 50 ou 60 ans: championne du monde donc. Pas trouvé de photo d’elle seule dans le film mais c’est pas grave, ça permet de voir le tout aussi beau et classe Michael Douglas.

 

Evangeline Lilly dans Ant Man et la Guêpe

AESD pour Kate Austen de Lost.

 

Isabelle Huppert dans Isabelle Huppert

AESD pour Isa malgré une chétivité de plus en plus prononcée.

 

Kate Winslet dans Wonder Wheel

Jurisprudence Cate Blanchett: elle m’indifférait voire m’agaçait, à tous les niveaux, et puis avec l’âge (le sien et le mien là encore), grâce à un ou plusieurs rôles marquants (dans son cas la mini-série Mildred Pierce de Todd Haynes ou celui-ci), j’ai fini par succomber, à tous les niveaux.

 

Jennifer Lawrence dans Red Sparrow

Érotisée à l’extrême et de manière totalement ridicule par son homonyme de réalisateur (Francis Lawrence, aucun lien). Mais je la trouve jolie, que veux tu…

 

Olga Kurylenko dans Dans la brume et L’Empereur de Paris

Beauté slave dans toute sa splendeur. Rien à dire de plus, c’est une évidence pour moi. En revanche j’ai l’impression qu’elle a du mal côté fringues (cf ci-dessus ou lors de la dernière cérémonie des Césars). Olga, si tu me lis, n’hésite pas à me contacter : je peux te venir en aide.

 

Laura Harrier dans Blackkklansman

L’un des rares points positifs de l’une des baudruches de l’année.

 

Florence Loiret-Caille dans Le Bureau des légendes

Ou comment un rôle, une interprétation, une oeuvre peuvent radicalement changer notre perception d’un acteur/d’une actrice. Florence Loiret Caille, elle me laissait jusqu’ici plutôt indifférent, voire elle m’agaçait un peu (je me souviens d’elle notamment dans J’attends quelqu’un de Jérôme Bonnell). Mais ça c’était avant Le Bureau des légendes: je suis tombé complètement amoureux de Marie-Jeanne, de son côté pète-sec, de son humanité difficilement contenue, de son intelligence, de sa relation avec Sisteron, de ses tailleurs-pantalon informes. Et de sa petite bouche de travers.

 

Virginie Efira dans Un Amour impossible

Autre valeur sûre de mon top kiki, à l’instar de Rebecca Ferguson. Un grand oui pour sa frange au début du film.

 

Barbara Lennie dans Everybody Knows

Pas trouvé de photo satisfaisante d’elle dans le film. Elle ne m’avait pas du tout marqué dans La Niña de fuego dans lequel elle tenait un rôle plus important, mais faut dire que le film m’avait passablement agacé. J’ai aimé Everybody Knows en revanche, j’ai aimé le beau personnage qu’elle y interprète et j’ai aimé la façon dont elle l’interprète.

 

Elastigirl dans Les Indestructibles 2

Il y a une scène géniale dans le 1er Wayne’s World, au cours de laquelle Garth demande à Wayne, en le confessant de manière détournée, s’il a jamais été troublé par Bugs Bunny lorsqu’il était déguisé en lapine. Donc bon, ça va hein.

 

Rosamund Pike dans Hostiles

Pâleur et blondeur English rose + gros seins. Je suis vulgaire ? Je viens de toper un personnage de dessin animé, j’en ai plus rien à foutre de rien.

 

Lady Gaga dans A Star Is Born

Pfiou, ça va loin là… Signe probable que je suis au bout du rouleau (de Sopalin).

 

*En référence à ce chef d’oeuvre du reportage télé:

Ma vie avec Liberace – critique

Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l’excès, sur scène et hors scène. Un jour de l’été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. « Ma Vie avec Liberace » narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique. (Allocine.fr)

Le précédent Soderbergh m’avait laissé pas mal indifférent: ni foncièrement mauvais, ni réussi, un film moyen typique. Plutôt sympathique néanmoins.
Mais depuis le temps, on sait le gars capable du meilleur quand il veut bien se sortir les doigts (désolé mais j’adore cette expression et j’attendais avec impatience de pouvoir la placer.). C’est le cas pour Ma vie avec Liberace (Behind the candelabra en vo), récit des dernières années de la vie du pianiste camp et de son idylle avec le dénommé Scott.

ma-vie-avec-liberace-behind-the-candelabra
Très vite, on réalise que Soderbergh n’effectue que les bons choix : Liberace était absolument over the top (« excentrique », « folle », « kitsch » sont des adjectifs qu’une seule et unique image de lui suffit à rendre totalement caduques), sa demeure ressemblait à une miniature du plus over the top des casinos de Las Vegas, il aimait le sexe et les jeunes mecs. En un mot, tout pourrait justifier de multiples effets de manche, un traitement clinquant, tout semble crier La cage aux folles de toutes ses forces mais Soderbergh fait le choix de la sobriété.  La dope, le sexe, les liftings (incroyable Rob Lowe, dont le visage trop parfait est merveilleusement utilisé pour le transformer en total freak), il montre tout, absolument tout, mais sans jamais en rajouter. Pas la peine : le personnage, sa démesure, ses excès, suffisent à remplir l’écran, constituent des effets puissants à eux seuls.

Pas, ou très peu de musique non plus : on risquerait la surcharge là encore. En lieu et place du biopic flamboyant avec effets virevoltants, du biopic « vegasien » en somme auquel on serait en droit de s’attendre, la chronique tantôt drôle, tantôt cruelle, d’une histoire d’amour qui finit mal. Son film démarre avec la rencontre des 2 amants, s’achève avec leur rupture. Ligne droite. Pas de flashbacks explicatifs et signifiants (le seul flashback est une scène racontée en direct par Douglas à Damon, une illustration de ses propos donc).

Ne pas croire pour autant que s’il ne joue pas la carte de la surenchère, Soderbergh pêche du coup par jansénisme. Il garde simplement la bonne distance, au plus près de ce couple finalement très classique, privilégiant sur la forme les longues scènes de dialogues entre les 2 (souvent dans la chambre, au lit ou dans la jacuzzi).
Il ne se permet quelques « fantaisies » que lors de la dernière séquence, absolument sublime, lors de laquelle il lâche les chevaux côté émotion, chose rare chez lui. Sa puissance en est d’autant plus forte, c’est logique.

Tu as sans doute pu lire partout si tu t’intéresses au film que les 2 acteurs sont au top: c’est très vrai. Et là encore, tout se fait naturellement, de manière évidente: pas de performance ostentatoire, juste 2 mecs, Michael Douglas et Matt Damon, qui connaissent leur boulot et qui visiblement avaient à cœur de bien le faire à ce moment-là.

Très beau film donc.