#29 Mes meilleurs copains

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Quelques amis de jeunesse approchant de la quarantaine se retrouvent à l’occasion de la venue à Paris d’une rock star québécoise, Bernadette Legranbois, qu’ils ont connu durant leur jeunesse. C’est l’occasion pour Jean-Michel, Richard, Guido, Antoine et Dany de régler quelques vieux comptes et de faire un bilan mi-doux, mi-amer de ce qui reste de leurs rêves d’adolescents.
(Allocine)

J’en parle ici.

#28 Mes meilleures amies

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Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca,l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!
(Allocine)

Même si elle n’est pas aberrante, la référence à Bridget Jones sur l’affiche fait quand même un tout petit peu mal au cul.

A l’origine de Mes meilleures amies (Bridesmaids en vo), il y a Judd Apatow. A l’époque, il est déjà auréolé de plusieurs succès mais 2 choses le chiffonnent : primo, on lui reproche de réaliser des films plutôt « masculins », en ce sens qu’ils s’attacheraient à décrire ou traiter de problématiques essentiellement masculines, et qui font donc la part (trop) belle aux personnages/acteurs masculins. Conjugué à ce reproche formulé par une partie de la critique, il y a le succès de Very Bad Trip, un film qu’Apatow n’affectionne pas vraiment et qu’il juge trop… « mecs » justement. Au sens virée d’une bande de mecs qui font des trucs à Vegas, la ville des virées de bandes de mecs par excellence. Je n’ai jamais vraiment compris l’aversion qu’il pouvait avoir pour ce film, même si la suite de la carrière de Todd Phillips, le réalisateur de la franchise Very Bad Trip, et notamment son horrible War Dogs sorti cette année lui a donné raison. Bon, toujours est-il qu’à ce moment là, Apatow a l’idée de produire une « vraie » comédie de filles, c’est à dire faite par, avec et pour les filles.

Il faut maintenant mettre en valeur le travail de Paul Feig, le réalisateur choisi, déjà aux manettes de la géniale série Freaks and Geeks, la première production de Judd Apatow. Simple exécutant ici (il n’est donc pas à l’initiative du projet et ne participe pas à l’écriture), Feig s’acquitte merveilleusement du cahier des charges de son producteur (film de filles + virée à Vegas) tout en le dynamitant à travers notamment la scène de l’essayage de la robe et du vol vers Las Vegas justement. Paul Feig a trouvé un second souffle grâce à l’énorme succès de ce film: il enchaînera avec les tout aussi drôles Les flingueuses (à voir absolument malgré son titre français débile !) et Spy.  Son remake de SOS Fantômes sorti cette année n’est pas du même niveau mais il est chouette quand même.

Et s’il est chouette ce remake, et si Mes meilleures amiesBridesmaids est un film aussi génial, c’est évidemment grâce au talent d’écriture et d’interprétation de Kristen Wiig. Elle a 38 ans quand sort le film et pas mal d’années de Saturday Night Live derrière elle : c’est sans doute cette maturité, aussi bien personnelle que professionnelle, qui lui permet de viser aussi juste et d’être aussi touchante sur un thème qui résonne pleinement avec son âge au moment de l’écriture et du tournage.
Sans parler de son talent, que dis-je, de son génie comique : des tonnes de sketches du Saturday Night Live sont visibles sur Youtube, il faut les voir et profiter du talent de ces gens-là : Kristen Wiig donc, mais aussi Andy Samberg, Bill Hader, Jason Sudeikis et Fred Armisen avec lesquels elle a travaillé dans le fameux show télévisé. Des génies, je le pense vraiment. Mais pour en revenir à Kristen Wiig seule : sérieusement, comment ne pas tomber amoureux d’elle dans ce film ?

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Et dans tous les autres évidemment.

#27 Mary à tout prix

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Ted, le loser, décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary. Il engage un détective privé, Pat Healy, pour la retrouver. Persuadé qu’il a affaire à un dégénéré, Healy file à Miami et retrouve Mary. Elle est belle, gentille, s’occupe d’enfants handicapés et elle est célibataire. Decidé à garder Mary pour lui, il raconte à Ted qu’elle est devenue grosse, qu’elle est paralytique et qu’elle a quatre enfants. Mais Tucker, un architecte, est également amoureux de Mary. Il va faire cause commune avec Healy pour se débarrasser de Ted qui finalement a décidé de venir à Miami.
(Allocine)

4ème film des frères Farrelly dans mon top. J’ai hésité mais merde… C’est un classique ! Avec au moins 3 séquences « cultes » et inépuisables (j’utilise des guillemets car je n’aime pas cet adjectif mais bon…) que tout le monde retiendra : l’accident de fermeture Eclair de Ben Stiller, le sperme dans les cheveux de Cameron Diaz, le combat chien amphétaminé/Ben Stiller. Pas grand-chose à dire de plus : tout le monde le connaît par cœur et sait à quel point c’est génial non ?

#26 Mars Attacks!

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Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d’atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s’empare de l’Amerique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.
(Allocine)

On se souviendra de Tim Burton comme d’un réalisateur de… bah… de euh… « films fantastiques », c’est ça ? Je suppose… Si on se souvient de lui parce que la décennie écoulée purée… Le mec est devenu tellement mauvais qu’on en oublierait presque les bons films qu’il a réalisés dans les années 90.
Bon, quoiqu’il en soit, on se souviendra pas de lui comme d’un réalisateur de comédies. Ce que n’est pas exactement Mars Attacks! mais c’est son film le plus drôle. En tout cas il me fait beaucoup rire.
J’apprécie particulièrement l’énergie du film : je le trouve hyper bien monté et rythmé, petite prouesse compte tenu de la multiplicité des décors, lieux, personnages. Ca frise l’hystérie mais ça la frise seulement : c’est très dynamique, enthousiaste et enthousiasmant. On sent qu’il, et avec lui les acteurs (casting dingue soit dit en passant!), a pris beaucoup de plaisir et qu’ils se sont tous amusés comme des petits fous à créer cette grosse farce qui reste évidemment d’actualité. Cette affirmation des plus convenues ne se base évidemment sur rien de tangible : si ça se trouve le tournage a été un calvaire pour tout le monde. J’aime parler sans savoir.

#25 Liberté-Oléron

LIBERTÉ-OLÉRON
Jacques (Denis Podalydès), 38 ans, part en vacances à l’Ile d’Oléron avec ses quatre enfants. Lassé des jeux de plage, il a cassé sa tirelire pour s’acheter un voilier, version dériveur lesté, baptisé « Liberté-Oléron », avec lequel il a décidé de rallier l’île d’Aix, distante de cinq kilomètres. Bien qu’incompétent en voile, Jacques déclare à sa famille qu’il est le seul maître à bord.
(Allocine)

De Bruno Podalydès, on retiendra certainement Dieu seul me voit, son film le plus unanimement reconnu comme une œuvre majeure, même si tous sont salués pour leurs nombreuses qualités (y compris l’incompréhensible accident industriel Bancs Publics, l’exception qui confirme la règle pour moi). Mais ça n’est pas une comédie au sens granderemisesque du terme, et surtout, je l’avoue, c’est un film qui m’ennuie un peu.
Celui-ci en revanche est plus ouvertement comique de bout en bout : même son désormais célèbre passage du pétage de plombs sur le bateau provoque l’hilarité (jaune, certes). A la revoyure, on réalise que ce passage survient de manière assez brutale mais qu’il était larvé dans ce qui précède : le film fait preuve d’une vraie méchanceté, voire cruauté de bout en bout. C’est en tout cas un classique instantané selon moi et un film qui supporte merveilleusement le poids des années et des multiples visionnages.

#24 Un jour sans fin

UN JOUR SANS FIN
Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l’on fête le « Groundhog Day » : « Jour de la marmotte ». Dans l’impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d’intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu’il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février…
(Allocine)

J’ai l’impression que ce film est devenu un classique avec le temps alors qu’il était passé relativement inaperçu à sa sortie en 1993. Mais je peux me tromper.
Quoiqu’il en soit, même si on peut évidemment ne pas trouver le film très drôle, ses qualités objectives me paraissent difficilement discutables : pitch au minimum « original » (je dirais plutôt « génial » en ce qui me concerne), développement de haut niveau, « message » universel et fédérateur approuvé par l’ONU, le WWF et l’AIGG (Association Interplanétaire des Gens Gentils). Et au-dessus de tout ça, royal, un Bill Murray en état de grâce dans le rôle du cynique au grand coeur qui passe par tous les états (sidération, panique, euphorie, dépression, bienveillance etc.). L’hiver est là, c’est la saison idéale pour découvrir ou revoir pour la énième fois cette merveille.

#23 Jacky au royaume des filles

Jacky au royaume des filles

En république démocratique et populaire de Bubunne, les femmes ont le pouvoir, commandent et font la guerre, et les hommes portent le voile et s’occupent de leur foyer. Parmi eux, Jacky, un garçon de vingt ans, a le même fantasme inaccessible que tous les célibataires de son pays : épouser la Colonelle, fille de la dictatrice, et avoir plein de petites filles avec elle. Mais quand la Générale décide enfin d’organiser un grand bal pour trouver un mari à sa fille, les choses empirent pour Jacky : maltraité par sa belle-famille, il voit son rêve peu à peu lui échapper… (Allociné)

La critique du film ici.

#22 Harold et Kumar chassent le burger

Harold et Kumar chassent le burger Harold et Kumar, deux colocataires amateurs de ganja, tombent sur une publicité du fast-food de luxe White castle, et décident de tout entreprendre pour manger ces délicieux burgers. Sur le chemin, ils seront confrontés à la police, à des rednecks et à encore beaucoup d’autre épreuves tout en cherchant de quoi fumer. (Allociné)

J’ai hésité à faire figurer plus haut Eh mec, elle est où ma caisse ? du même réalisateur et dans le même sous-genre mais je lui préfère celui-ci.

Harold et Kumar chassent le burger (et Eh mec… donc) appartient en effet à un sous-genre de la comédie, celui du stoner movie, mot à mot « film de défoncé » : les protagonistes sont d’invétérés fumeurs de beuh, les intrigues ou situations tournent souvent autour de la beuh et les scenarios eux-mêmes résultent probablement d’une forte consommation de beuh. Plus ou moins recommandables dans le (sous)genre, Jay et Bob Contre-attaquent, How High, Smiley Face, Fast Times at Ridgement High. TRES recommandable et dans les films récents, le génial Délire ExpressPineapple Express, réalisé par David Gordon Green, avec Seth Rogen et James Franco, qui lui aussi mériterait sa place dans ce classement. En France, on a fait La Beuze. Bon.

Evidemment, dans les plus belles réussites du (sous)genre, la beuh n’est qu’un prétexte : le film est drôle, point. C’est le cas ici, où les situations plus loufoques les unes que les autres, sont toutes merveilleusement exploitées: on peut ne pas trouver ça drôle mais les mecs savent construire un gag et une scène. Exemple : le duo s’arrête en rase campagne pour pisser > Kumar tombe sur un mec hyper chelou dans les buissons > entre temps un raton-laveur entre dans la voiture sans qu’Harold le remarque > Kumar revient, les mecs reprennent la route et paniquent en découvrant le raton-laveur > ils ont un accident > ils finissent chez l’immonde redneck aux cloques purulentes, bim, ça repart sur un nouvel enchaînement de situations, une nouvelle séquence. Et on voit les seins de Malin Ackerman.
La réussite du film tient aussi au duo bien sûr : c’est en ça que je préfère le film à Eh mec, dans lequel je trouve qu’Ashton Kutcher et Sean William Scott manquent un peu de finesse et de complicité. Ici c’est du classique (l’opposition-complémentarité entre le branleur je m’enfoutitste, Kumar et le bon garçon un peu rigide, Harold) mais très bien exploité, avec en prime, un discours (très léger, certes, mais quand même) sur les minorités et leur place dans la société américaine (Kumar est d’origine indienne, Harold, coréenne).
Mais c’est avant tout à mourir de rire. Et on voit les seins de Malin Ackerman.

Dans le même registre, je recommande donc :

Eh mec, elle est où ma caisse ? en vo Dude, where’s my car?

Harold et Kumar s’évadent de Guantanamo a de bons gags et de bons passages mais il possède également les défauts habituels de ce type de suites : surenchère, hystérie etc. Il se regarde pas mal quand même.

#21 Les Gamins

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Tout juste fiancé, Thomas rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis 30 ans à Suzanne. Gilbert, désabusé, est convaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs.
Mais à quel prix retrouve t-on ses rêves d’ado ?… (Allocine)

J’en parle ici.

Ca peut paraître dingue de hisser ce film aussi haut, d’autant qu’il n’a que 2 ans, mais je l’ai revu il y a peu et malgré quelques grosses maladresses, je l’aime vraiment beaucoup. Je le trouve extrêmement drôle, tout simplement. Il réussit à jeter un pont entre comédie américaine et comédie française comme je le dis dans mon billet originel (dans le registre humoristique mais aussi avec la problématique globale de l’enfulte, ou de l’adulescent, pour résumer) mais aussi entre 2 générations de comiques français: Chabat, vraiment excellent pour une fois (en tant qu’acteur je veux dire), semble passer le relais à Boublil.
Et puis quand on voit ce qu’est devenue la comédie d’ici ces dernières années (ce weekend j’ai vu Camping 3 par exemple. Et il faut le voir pour le croire), à l’exception notable des films d’Antonin Peretjatko ou Riad Sattouf, Les Gamins prend d’autant plus de valeur donc voilà.

#20 Frangins malgré eux

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A 39 ans, Brennan Huff n’a toujours pas de job sérieux et vit chez sa mère, Nancy. De son côté, Dale Doback est un éternel chômeur de 40 ans qui vit encore avec son père, Robert.
Lorsque Robert et Nancy se marient et emménagent sous le même toit, Brennan et Dale deviennent frères malgré eux et se retrouvent à vivre ensemble. Quand leurs querelles infantiles et leur incorrigible paresse menacent de faire exploser leur toute nouvelle famille, ces deux quarantenaires immatures imaginent un plan insensé pour réconcilier leurs parents. Mais pour y parvenir, ils vont devoir faire équipe, et peut-être même quitter la maison… (Allociné)

S’il fallait résumer le concept de neo-comédie à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, sachant évidemment que celle-ci désigne finalement quelque chose d’assez vague et qu’elle rassemble des acteurs/auteur/réalisateurs très hétéroclites, je dirais sans doute que ses films racontent essentiellement des histoires d’hommes qui essaient tant bien que mal de concilier leur vie d’adulte et leur nature profondément adolescente (oui cette phrase est beaucoup trop longue mais je suis crevé). Et s’il fallait choisir un film et un seul pour illustrer cette idée, ça serait Frangins malgré eux puisqu’il applique ce théorème à la lettre : Will Ferrell et John C. Reilly ont 40 ans mais agissent et réagissent comme les adolescents d’une famille recomposée. Et ils vont devoir non seulement apprendre à cohabiter mais surtout à évoluer : le changement sans le reniement, LE grand sujet de la neo-comédie, conséquence de son axiome de base.
Que ça soit d’une drôlerie sans nom, c’est une chose (le premier repas de famille au cours duquel Ferrell finit par craquer sous les moqueries de Reilly, un seul exemple parmi tant d’autres), que le film se permette par la suite de viser juste dans un registre plus émouvant le hisse au niveau des meilleurs films des Farrelly. A vrai dire, je considère Frangins malgré eux comme le chef d’œuvre de la comédie de ces 10-15 dernières années.

J’en dis pas plus parce que je suis crevé je te dis. Mais sache que même crevé, si tu l’as toujours pas vu, je te juge.

Dans le même registre, je recommande :

I Love You, Man : épitomé de la bromance cinématographique, il n’est pas du même niveau que le film d’Adam MacKay mais très réussi quand même. De toute façon, Paul Rudd, on peut pas lutter.