44 réflexions pendant la 44ème cérémonie des César

C’est devenu une coutume sur Grande remise : le bilan en simili-direct-live de la cérémonie des César.

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En toute honnêteté, j’étais pas très chaud pour le faire cette année. Chais pas, je le sentais pas… Des nommés de bonne tenue, voire de grande qualité (Jusqu’à la garde, Mademoiselle de Joncquières, Nos batailles), un vainqueur prévisible (selon moi) pas scandaleux (Le Grand bain), je me disais que ça serait une bonne cérémonie, sans aspérités.
Et puis la soirée a commencé. Et elle a mal commencé. Puis elle s’est mal poursuivie…

Donc , comme l’an dernierl’année précédente, celle d’avant et encore celle d’avant  : n’importe quoi, n’importe comment sur la 44ème Cérémonie des César.

 

A mon grand regret, Manu Payet n’a pas été reconduit en tant que maître de cérémonie. Place à Kad Merad donc. J’avoue, je l’aime bien. Il a pas fait un seul bon film, il a pris un melon énorme, mais je sais pas, je l’aime bien. Et ça, avant même qu’il m’ait littéralement bluffé dans Baron Noir que j’ai dévorée il y a quelques mois. Quelle performance le mec ! Bluffant.

Et donc, cette année, pour la énième fois, la grande fête du cinéma français rend hommage à un film américain en ouverture : ce « medley Queen« de Kad Merad imitant Rami Malek imitant Freddie Mercury est tellement poussif que je finis par me demander si c’est pas volontairement cheap. Un petit côté Jean-Michel Apeuprès qui me le rendrait presque sympathique.

Présidente de la soirée, ou je sais pas comment on dit, Kristin Scott Thomas. Je trouve cette femme/actrice incroyablement chiante. Désolé, je vois pas quoi dire d’autre à son sujet.

Premier trophée traditionnellement décerné au meilleur espoir féminin. Chaque année, quand défilent les extraits de films annonçant les nommés, je me dis que les étrangers, et les gens qui conchient le cinéma français doivent jubiler devant cet étalage de cinéma français : décors réalistes, acteurs-actrices au maquillage nude qui fument, parlent, parlent et parlent encore.

Laurence Arné ne porte pas de soutien-gorge. Ca permet d’oublier 3 secondes la nullité de son sketch, encore. Après 20 minutes de cérémonie, et 3 ou 4 sketches franchement médiocres, on est en droit de flipper pour le reste de la soirée.

Running gags de Kad sur le Ministre de la Culture, Franck Riester, et sur les nombreuses récompenses déjà obtenues par Jacques Audiard. C’est pas super drôle mais ça passe et dans un quart d’heure j’y repenserai avec nostalgie à ces demies-sourires.

En parlant du ministre (Franck Riester donc), c’est la belle Cécile de France qui a cette année l’honneur (?) d’être assise à ses côtés. Elle est belle.

Meilleur espoir masculin: Bob Dylan aka Dylan Robert, pour Shéhérazade. Ma vanne est pourrie ? On doit tous subir bien pire là tout de suite.

Et comme si le supplice n’était pas assez pénible, c’est maintenant au tour de l’IGNOBLE Jérôme Commandeur d’entrer en scène.

Sketch scandaleux de nullité, et je pèse mes mots : j’ai l’impression d’être au Don Camillo devant Olivier Lejeune ou Bernard Mabille. Scandaleux.

Et encore un sketch de merde de Kad Merad (la voiture mal garée). Mais comment peut-on encore faire ce gag vu et revu en 2019 ? Les bras m’en tombent…

Ah ! Enfin du rire, du vrai, avec Laurent « Bogdanoff » Laffitte. Ah le con…

Je lis les réactions des twittos. C’est officiel : les gens sont complètement cons.

Bon, le sketch de Laffitte était finalement pas si drôle que ça et j’imagine qu’on pourrait même le taxer de misogyne mais putain, j’ai ri, vraiment, ne serait-ce qu’un peu, ENFIN.

Ca défile (Niels Arestrup = angoisse totale) et pourtant j’ai rien à dire tellement cette soirée est minable. Les Tuche maintenant, LES TUCHE. C’est fou…

Ah si, un truc quand même: Kad Merad est habillé comme une merde. 2 fois en plus (il se changera plus tard dans la soirée mais sa tenue sera tout aussi ratée et disgracieuse).

Je repense à ce demi-sourire provoqué par sa blague de tout à l’heure: « Pour remettre le César du Meilleur Espoir Féminin, j’accueille Yann Moix« . J’y repense avec nostalgie à nouveau. C’était bien quand c’était presque drôle…

J’ai toujours eu une certaine sympathie pour Elie Semoun et ce soir encore, il donne le change. Oh c’est pas grand chose encore une fois mais dans la médiocrité ambiante, j’ai l’impression de voir apparaître Will Ferrell ou Ricky Gervais.

Et les prix dans tout ça ? Y a du Shéhérazade, du Frères Sisters. Là par exemple le décorateur du film d’Audiard vient d’être primé. Pourquoi pas…

Le mec est d’ailleurs le premier à dépasser les 2 minutes 30 allouées aux discours des lauréats : il se prend donc la musique qui dit « casse-toi ». Il continue quand même : volume poussé à 11. « CA-SSE-TOI ». C’est pas très élégant et d’ailleurs le mec s’en fout, il continue : apparemment, c’est lui qui a été désigné cette année pour parler des difficultés liées aux métiers du cinéma.

Pour sa 1ère apparition publique depuis un bail, Monica Bellucci a manifestement décidé d’envoyer chier son ex, parti pour une nana de 20 ans, ainsi que tous les Yann Moix de la terre : c’est réussi.

 

On redescend su terre, et de la pire manière qui soit, avec Eddy de Pretto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« -Bonsoir Gérard (Darmon), ça va?
– Kessa peut’t’foutre? »
Second rire franc de la soirée. Il est 23h passé.

César du Meilleur Second Rôle Féminin pour Karin Viard, toujours aussi classe. Eclairage suspect néanmoins, qui blanchit exagérément son visage. J’ME COMPRENDS. Beau discours ceci dit, tonique et juste. Pas vu Les Chatouilles (ni Pupille, autre multi-nommé surprise).

On arrive au traditionnel César-d’honneur-à-l’acteur-américain-qui-pane-rien-et-qui-se-fait-chier-pendant-3-heures. Cette année c’est Robert Redford qui s’y colle.

Et allez, on se cogne ce traducteur INSUPPORTABLE, celui qui est le plus souvent mis à contribution pour traduire les propos des acteurs américains dans les émissions télés et qui en fait des caisses. Insupportable le mec, Nelson Monfort à côté, c’est le dialoguiste de Robert Bresson.

D’habitude, le discours du César-d’honneur-à-l’acteur-américain-qui-pane-rien-et-qui-se-fait-chier-pendant-3-heures apporte un supplément d’élégance à la soirée (dernièrement, je pense à Kevin Costner et Michael Douglas par exemple). Je dis pas que Robert Redford manque d’élégance, je dis qu’on se fait chier. The Old Man and the Chiantitude. Pas très loin du film d’ailleurs, (son dernier, The Old Man and the Gun, gentil mais opportunément arthritique)

Bon, on arrive au moment de la soirée que j’attendais, je le cache pas, avec le César du Meilleur Second Rôle Masculin attribué, comme on pouvait s’y attendre, à l’un des héros de Grande remise, Philippe Katerine

 

Je regrette un peu qu’il ait cédé à la mode de la barbe (il porte si bien la moustache) mais il est beau comme tout avec son complet en tweed, il est drôle, il est touchant. Philippe

Pardon, je vais me répéter (si vous êtes des fidèles du blog) mais quand je repense à ses débuts à l’orée des années 90, à ses petites chansons bricolées, à sa timidité… HÉROS !

On est en 2019, vive la parité: pas de raison qu’Eddy de Pretto endosse seul le rôle du laideron de la soirée, voilà Rossy de Palma.

Qu’est ce qu’elle fout là d’ailleurs ? Elle remet un prix chaque année et tout le monde semble trouver ça normal.

Je parle plus des sketches mais c’est toujours à chier hein, rassurez-vous.

Hommage ému et émouvant de la belle Diane Kruger à « son ami » (dixit) Karl Lagerfeld.

En revanche de 2 choses l’une:
– soit c’est lui qui a dessiné sa robe immonde et j’en dirais pas plus par respect mais putain…
– soit c’est pas lui qui a dessiné sa robe immonde et il doit se retourner dans sa tombe.

 

Enfin, elle est quand même très belle.

Chaque année, je m’étonne des présences conjuguées de Pascal Elbé et Elsa Zylberstein (auxquels s’ajoute donc Rossy De Palma) parmi les remettants, malgré leur actualité cinématographique paisible. Cette année ils sont pas là mais Virginie Ledoyen les remplace haut la main.

César du Meilleur Acteur pour Alex Lutz : c’est mérité, et ça fait bien plaisir tant le film est une réussite, une réussite surprise qui plus est (les meilleures). Un peu déçu pour Denis Ménochet quand même, monstrueux, dans tous les sens du terme, dans Jusqu’à la garde : le mec porte le film, et le film remporte plusieurs récompenses prestigieuses (meilleur scenario, meilleure actrice, meilleur film), mais lui repart broucouille… Bon, Romain Duris le méritait également, voire Edouard Baer. Catégorie super relevée cette année.

Et donc César de la meilleure actrice pour Léa Drucker

 

J’ai toujours eu un petit faible pour elle, elle est particulièrement ravissante ce soir. Très belle robe. Une consécration qui me fait vraiment plaisir : elle est TOUJOURS bien, même quand les films sont à chier (dernièrement l’immonde Place Publique des Bacri/Jaoui) alors la voir sacrée pour ce beau rôle et cette belle interprétation dans ce beau film, je dis oui ! Beau discours en plus, généreux, émouvant.

Rho sa maman qui la filme avec son smartphone comme au spectacle de fin de d’année… ❤

Et le film (Jusqu’à la garde) remporte lui-même le César ultime, celui du meilleur film. J’avais émis quelques menues réserves à son sujet lors de mon bilan de fin d’année mais là, d’avoir revu quelques extraits, j’ai l’impression qu’un revisionnage me permettrait de les dissiper.

Et c’est fini. Enfin. C’était A CHIER. T’avais compris ? Putain… Rien à dire côté palmarès, avec 2 grands vainqueurs (Jusqu’à la garde et Shéhérazade) tout à fait respectables. Quelques beaux discours de lauréat.e.s également. Mais côté humour, animation et sketches, c’était la pire cérémonie dont je me souvienne depuis que la règle a été instaurée de confier les rênes à un.e comique.

43 réflexions pendant la 43ème cérémonie des César

C’est devenu une coutume sur Grande remise, à tel point que presque 3 personnes me l’ont pour ainsi dire réclamé dans la semaine : le débrief de la Cérémonie des César.
Donc , comme l’an dernierl’année précédente et encore celle d’avant, n’importe quoi, n’importe comment sur la 43ème Cérémonie des César.

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Le sympathique Manu Payet (prononcer « payett », comme Dimitri) succède donc à l’immonde Jérôme Commandeur.  C’est bieng.

Allez boum, comme d’hab’ ou presque, on attaque par un numéro chanté-dansé. Ambiance OscarsHollywood donc pour commencer. Bon.

Ambiance « Hollywood » qui cède vite la place à une ambiance « spectacle de fin d’année »: la cheaperie des costumes en carton-pâte… On dirait des Curly géants.

Ambiance « spectacle de fin d’année » qui cède tout aussi rapidement la place à une ambiance « c’est à chier ».

Isabelle Huppert est donc la bonne élève de l’année qui a gagné le droit d’être assise à côté de la Ministre de la Culture.

Après un numéro musical calamiteux, Payet rattrape bien le coup, malgré un stress évident. Bonnes vannes, bien senties, ça aide.

TRES bonne vanne sur l’égocentrisme de Nicolas Bedos, validée par la salle. Vas-y Manu, c’est bon.

Très bon passage sur Petit paysan également.

Wow Penelope Cruz quand même… Et puis y a pas à dire, ils forment un beau couple avec Javier Bardem.

Premier hommage de la soirée, consacré à Jeanne Moreau. Suis je un traître à la Nation si je dis que sa disparition ne m’a pas vraiment touché? Grande dame, grande actrice bien sûr mais bon… Je ne retiens vraiment que le Journal d’une femme de chambre en fait…

Evidemment, extrait de son duo avec Vaness sur Le Tourbillon de la vie. Du coup je crains un retour plateau avec sa reprise en version slam par Grand Corps Malade et la Cotillard.

Hein??? Vanessa Paradis présidente de la soirée??? Madame Benchetrit? Un amour de sorcière? Sous les jupes des filles? Putain… Loi travail,  statut des cheminots et maintenant ça??? Merci Macron.

La sublime plastique de Juliette Binoche dans Un beau soleil intérieur m’avait fait oublier à quel point cette femme, et cette actrice, était irrémédiablement chiante.

C’est (vraiment) parti, première récompense de la soirée pour 120 Bpm: Nahuel Perez Biscayart, hyper prévisible. J’avais pas remarqué jusqu’à ce soir qu’il avait un très léger accent sud-américain (il est argentin).

C’est nouveau la musique qui est lancée pour couper la chique aux discours trop longs non? On va pas se mentir: comme Michel, je suis pour même si à 2 reprises elle se lancera à des moments plutôt inopportuns.

Le tunnel des César techniques récompense bien sûr majoritairement le Dupontel. Incompréhensible que Caroline Champetier n’ait pas eu le César de la meilleure photo pour les Gardiennes.

Laurence Ferrari fait partie des invités. Ok.

Drôle, provocante et subversive (rire de la cause tout en la soutenant), Blanche Gardin au-dessus du lot.

Révélation féminine, Camelia Jordana. J’aurais préféré Iris Bry mais c’est mérité. Nous on méritait pas qu’elle nous inflige ce look de merde en revanche.

« C’est le moment #balancetonporc. Les nommés sont… » Bien Manu, bien. Il est de plus en plus à l’aise, toujours aussi drôle sans jamais tirer la couverture à lui, impeccable le type.

Et Pascal Elbé qui vient comme chaque année remettre son trophée, pepouze. Il couche avec Terzian ou quoi? J’ai vérifié du coup: en 2017 il est apparu dans Knock et dans L’Araignée rouge (??): suuuuuuuupeeeeeeeer.

Aaaah, bien le sketch Bureau des légendes, très bien même.

Et le sketch qui suit avec Eddy Mitchell!

Quelle émotion Arnaud Rebotini… (meilleure musique). Ca fait plaisir à voir. Et puis quelle allure ! Allez les hipsters, soyez gentils, rasez vos 3 pauvres poils au-dessus de la lèvre et laissez les moustaches aux hommes.

Fidèle à sa réputation, Louis Garrel a donc choisi de porter en col roulé noir. Il cherche un peu non ? Enfin, il est quand même beau ce salaud.

Encore un très bon passage de Manu Payet (La saucisse)

Nouveau prix: le César du public. La liste des nommés fait mal aux yeux (Valérian, Alibi.com). L’extrait de Raid Dingue, le lauréat, est fascinant de nullité: merci, j’ai hyper envie de le voir maintenant. César remis par Line Renaud.

D’ailleurs c’est quoi sa position à Line dans l’affaire de l’héritage de Johnny? Les Français ont le droit de savoir.

Je me souviens qu’au tout tout début, je l’aimais bien Dany Boon. Je le trouvais (un peu) original, (un peu) drôle. Je me souviens de ça et j’ai honte de moi.

OK, c’est donc maintenant, là, tout de suite: Dany BoonLine Renaud, LE passage très gênant et interminable de la soirée. Le plan de coupe sur Manu Payet, drôle, vif, pertinent lui, fait mal.

Quand tu te demandes si c’est la robe qui est à chier ou si elle est enceinte

Oh Penelope… Quel beau discours, simple, naturel ❤ Sa maman, son mari, le grand Pedro (Almodovar) dont j’aime tant les films… Ils font venir le roi Juan Carlos ou Iker Casillas et je décède d’émotion.

Petit paysan, meilleur premier film ! Ca veut dire qu’il aura pas le César du Meilleur film mais ça fait plaisir quand même.

Beau discours d’Hubert Charruel, simple et naturel lui aussi.

Olga Kurylenko, sublime beauté slave. Présence un peu surprenante d’ailleurs non ? D’autant qu’elle est arrivée par surprise, sans applaudissements ni rien… Enfin, elle est sublime. A noter un sens de la mode très slave lui aussi avec une robe Desigual bien dégueulasse.

Et on continue dans l’hommage aux années 80 avec le duo Pierre RichardSophie Marceau. Cohérents jusqu’au bout, ils nous gratifient d’un petit numéro bien daté lui aussi, bien pas-drôle-du-tout.

Manu Payet dans le prochain NakacheToledano, on parie ? Il est bon putain. Et les plans de coupe les montre toujours morts de rire.

LAETITIA PARTOUT JUSTICE NULLE PART: oui, j’ai un faible pour Laura Smet.

C’est une évidence, mais c’est quand même incroyable comme Sara Giraudeau est la fusion parfaite des ses 2 parents.

Pascal Elbé a son pendant féminin: Elsa Zylberstein. Quasiment disparue des radars, toujours remettante d’un prix. Comprends pas.

Comme souvent, j’ai rien à dire sur les derniers César, les plus importants, qui s’enchaînent très vite alors qu’on a pris 3 heures pour en décerner 4 et demi.

Qu’est-ce qu’elle est menue Isabelle (Huppert) quand même… Tiens ça me fait penser que j’ai revu La Ritournelle l’autre soir: c’est vraiment un chouette film et elle y est à croquer.

Et c’est fini, avec le discours aussi irréprochable et inattaquable qu’ennuyeux de l’équipe de 120 Bpm.

Bon ben c’était cool ! 120 Bpm grand vainqueur, suivi de près par Au Revoir là-haut mais de belles récompenses pour Petit paysan, mon préféré, ça fait plaisir. Et un excellent Manu Payet, à la fois drôle, vif, moqueur et bienveillant, qui, surtout, n’a jamais vampirisé la cérémonie (coucou Florence Foresti). J’ignore comment il a été reçu par les décideurs et le public mais si ça tenait qu’à moi, il remettrait ça l’an prochain.

Pronostics César 2018

Cette année, j’ai décidé non pas de dissoudre l’Assemblée Nationale mais de livrer mes pronostics sur les nominations aux César dont la cérémonie aura lieu demain soir. Débrief de la cérémonie (présentée cette année par le sympathique Manu Payet, déjà un bon point par rapport à l’an dernier) si j’ai le temps pendant le weekend.
J’ai pas vu tous les films (Patients? Le film de Grand Corps Malade? Sans déconner?) mais le jour où on pourra pas critiquer sans savoir, ça sera le début de la fin.

  • Meilleur film :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut
    Barbara
    Le Brio
    Patients
    Petit Paysan
    Le Sens de la fête

Souhait: Petit paysan, haut la main. Un film très « cinéma français 2018 » en plus, qui colle vraiment à son époque je trouve. Ce qui peut-être perçu comme un défaut aussi, je te l’accorde.
Vainqueur probable: 120 Bpm. Sans appel je suppose.

 

  • Meilleure actrice :
    Jeanne Balibar (Barbara)
    Juliette Binoche (Un beau soleil intérieur)
    Emmanuelle Devos (Numéro Un)
    Marina Foïs (L’Atelier)
    Charlotte Gainsbourg (La Promesse de l’Aube)
    Doria Tillier (Monsieur & Madame Adelman)
    Karine Viard (Jalouse)

Souhait: que Doria Tillier ne soit pas nommée (non mais sans déconner… direct « meilleure actrice », sans passer par la case « meilleur espoir féminin »? En vertu de quoi? J’ai rien contre elle mais c’est n’importe quoi) et que Nicolas Bedos n’ait jamais existé. Mais c’est pas la question. Je dirais donc Juliette Binoche, sur des critères purement hetero-beaufs.
Vainqueur probable: Balibar l’a pas déjà eu? Si oui, Binoche, sinon ça sera Balibarbara. Biopic, biopic d’auteur, faux-biopic d’auteur, faux biopic d’auteur d’artiste inattaquable, faux biopic d’auteur d’artiste inattaquable réalisé par son ex, n’en jetez plus.

Malgré une scène de danse AVEC LES YEUX FERMES

 

  • Meilleur acteur :
    Swann Arlaud (Petit Paysan)
    Daniel Auteuil (Le Brio)
    Jean-Pierre Bacri (Le Sens de la fête)
    Albert Dupontel (Au Revoir là-haut)
    Guillaume Canet (Rock’n’Roll)
    Louis Garrel (Le Redoutable)
    Reda Kateb (Django)

Souhait: Swann Arlaud, à la fois charismatique, naturel et interprète. Prestation de haut vol.
Vainqueur probable: Bacri, pour une forme de consécration. En plus il sera pas là, donc les réacs diront encore « et voilà, bravo la France, les mecs sont payés des fortunes et ils font la gueule, pas foutus de se déplacer » et blablabla. Et tout le monde est content.

L’Homme qui a vu la bête

 

  • Meilleure actrice dans un second rôle :
    Laure Calamy (Ava)
    Anaïs Demoustier (La Villa)
    Sara Giraudeau (Petit Paysan)
    Adèle Haenel (120 Battements par minute)
    Mélanie Thierry (Au Revoir là-haut)

Souhait: Laure Calamy, assez insupportable en mère borderline mais ça serait une belle reconnaissance pour cette actrice toujours impeccable chez tout le monde.
Vainqueur probable: les yeux grands ouverts d’Adèle Haenel.

 

  • Meilleur acteur dans un second rôle :
    Niels Arestrup (Au Revoir là-haut)
    Laurent Lafitte (Au Revoir là-haut)
    Gilles Lellouche (Le Sens de la fête)
    Vincent Macaigne (Le Sens de la fête)
    Antoine Reinartz (120 Battements par minute)

Souhait: Macaigne, même s’il macaignise à mort dans ce rôle (et film) paresseux.
Vainqueur probable: Macaigne, en mode adoubement-par-l’establishment-du-chien-fou-longtemps-underground.

 

  • Meilleur espoir féminin :
    Iris Bry (Les Gardiennes)
    Laetitita Dosch (Jeune Femme)
    Eye Haidara (Le Sens de la fête)
    Camélia Jordana (Le Brio)
    Garance Marillier (Grave)

Souhait: Iris Bry, une vraie révélation pour le coup, bluffante dans un rôle super grave qu’elle endosse avec une innocence et un aplomb remarquables.
Vainqueur probable: Laetitia Dosch pour ce que je pressens être LE grand moment de gêne de la soirée lors de son discours de remerciement (à moins bien sûr qu’on ait droit à la présence de Marion Cotillard pour une raison x ou y). Sinon Camelia Jordana, qui le mériterait tant elle est remarquable dans un rôle pas facile qui prêtait le flanc à la caricature.

Et pas de nomination pour Laura Smet… LAETITIA SALOPE !!!

 

  • Meilleur espoir masculin :
    Benjamin Lavernhe (Le Sens de la fête)
    Finnegan Oldfield (Marvin ou la belle éducation)
    Pablo Pauly (Patients)
    Nauel Pérez Biscayart (120 battements par minute)
    Arnaud Valois (120 battements par minute)

Souhait: aucun.
Vainqueur probable: Nauel Pérez Biscayart, vainqueur quasi annoncé; les autres, inutile de vous déplacer.

 

  • Meilleure réalisation :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut
    Barbara
    Grave
    Petit Paysan
    Le Redoutable
    Le Sens de la fête

Souhait: Je vais pas tout attribuer à Petit paysan… Grave est un peu trop Femis à mon goût et je n’ai pas aimé Barbara mais je salue le vrai parti-pris de ce dernier. Alors va pour Amalric.
Vainqueur probable: 120 Bpm (baîllements)

 

  • Meilleur film étranger :
    Le Caire Confidentiel
    Dunkerque
    L’échange des princesses
    Faute d’amour
    La La Land
    Noces
    The Square

Souhait: La La Land… Ah non pardon, je m’ai trompé, Dunkerque.
Vainqueur probable: La La Land. Ah non pardon, je m’ai trompé, The Square.

 

  • Meilleur premier film :
    Grave
    Jeune femme
    Monsieur & Madame Adelman
    Patients
    Petit Paysan

Souhait: qu’on fasse monter Nicolas Bedos sur scène pour lui faire croire qu’il a gagné puis qu’on lui dise « haha mais va crever grosse merde! » et qu’on l’éjecte à grands coups de pieds au cul. Sinon, Petit Paysan, qui d’autre sans déconner?
Vainqueur probable: Grave, pour montrer qu’on sait s’encanailler dans l’establishment.

Ce type me rend violent.

 

  • Meilleur scénario original :
    120 Battements par minute
    Barbara
    Grave
    Petit Paysan
    Le Sens de la fête

Souhait: dois-je vraiment le préciser?
Vainqueur probable: Le sens de la fête, pour montrer qu’on sait être populaire dans l’establishment. Et qu’on soutient l’effort national.

 

  • Meilleure adaptation :
    Au Revoir là-haut
    Les Gardiennes
    Patients
    La Promesse de l’aube
    Le Redoutable

J’ai lu aucun des bouquins donc je me prononcerai pas. C’est le Dupontel qui l’aura j’imagine.

 

  • Meilleur musique originale :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut
    Grave
    Petit Paysan
    Visages Villages

Souhait et vainqueur probable: 120 Bpm, Arnaud Rebotini, irréprochable.

 

  • Meilleur son :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut
    Barbara
    Grave
    Le Sens de la fête

Pas d’avis sur celui là.

 

  • Meilleur film d’animation :
    Le Grand méchant renard et autres contes
    Sahara
    Zombillénium

Je n’ai vu que Le Grand méchant renard qui est plutôt original et mignon.

 

  • Meilleur court-métrage d’animation :
    Le futur sera chauve
    I want Pluto to be a planet again
    Le jardin de minuit
    Pépé le Morse

J’en ai vu aucun

 

  • Meilleur film documentaire :
    12 jours
    A voix haute, la force de la parole
    Carré 35
    I am no your negro
    Visages Villages

Idem

 

  • Meilleur film de court-métrage :
    Les Bigorneaux
    Le Bleu blanc rouge de mes cheveux
    Debout Kinshasa
    Marlon
    Les Misérables

Pareil que Miguel

 

  • Meilleur montage :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut
    Barbara
    Petit Paysan
    Le Sens de la fête

M’en cogne un peu mais celui du Sens de la fête donne au film son rythme assez impeccable.

 

  • Meilleure photographie :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut
    Barbara
    Les Gardiennes
    Le Redoutable

Souhait: Les Gardiennes, qui parvient à évoquer L’Angelus de Millet et à s’en affranchir en même temps. Superbe travail de la grande Caroline Champetier.
Vainqueur probable: Au Revoir là-haut

 

  • Meilleurs décors :
    120 Battements par minute
    Au Revoir là-haut, Barbara
    La Promesse de l’aube
    Le Redoutable

Souhait: Le Redoutable, parce que la reconstitution est impeccable et parce que ça ferait chier pas mal de monde que le film reparte malgré tout avec une récompense.
Vainqueur probable: Au Revoir là-haut. La rédaction (et la lecture peut-être) de ce billet ressemble au visionnage de la cérémonie: tu démarres plein d’enthousiasme, assez rapidement tu trouves le temps long et tu finis en expédiant les dernières catégories.

 

  • Meilleurs costumes :
    120 Battements par minutes
    Au Revoir là-haut
    Barbara
    Les Gardiennes
    La promesse de l’aube

C’est une blague d’avoir nommé 120 Bpm? M’en fous un peu sinon. C’est le Dupontel qui l’aura évidemment.