Mon rêve 15

Aujourd’hui, Faites entrer l’accusé.

Je suis dans la maison familiale (celle dans laquelle j’ai grandi) et l’ambiance est lourde: un meurtre a été commis. J’ignore qui a été tué mais je mène l’enquête en compagnie de l’immense Riad Sattouf, un de mes héros.

J’ignore s’il est mon supérieur hiérarchique, ou l’inverse, j’ai plutôt l’impression qu’on est coéquipiers et que la répartition des rôles du jour veut qu’il interroge le suspect pendant que je passe la maison au peigne fin.

Car il y a un suspect ! Il s’agit du minuscule Samuel Benchetrit, une de mes têtes de turc.

Ouh que je peux pas le saquer lui… Bon, c’est pas la question. Enfin, si, un peu: pas un hasard j’imagine si c’est lui le suspect et pas Sattouf.

Benchetrit est donc le suspect numéro 1. Et il est particulièrement tête à claques là: il n’a pas son habituel regard triste de poète maudit de la life trop déglingos, il est au contraire très sûr de lui, tout en arrogance et petit sourire en coin. Il porte une sorte de costume en cuir marron, façon peau de serpent mais marron clair, particulièrement ridicule.

Riad Sattouf (en costume sobre, sans cravate) et lui s’installent sur 2 chaises face à face, et Riad me fait signe d’aller voir ailleurs : je suis super énervé, j’ai envie de casser la gueule à Benchetrit. Déjà que j’ai envie de le tarter tout court, si en plus il s’avère qu’il a commis un meurtre, tu m’as compris.

Je m’exécute donc pendant qu’ils se lancent dans une sorte de joute verbale, façon Garde à vue. Je n’entends pas ce qu’ils se disent mais j’ai vraiment le sentiment d’assister à un combat à fleurets mouchetés, tout en bons mots et petites piques, alors que personne n’est dupe, surtout pas Sattouf.

De mon côté, je commence donc à fouiller la maison à la recherche d’indices. Je passe d’une pièce à l’autre et au moment d’entrer dans mon ancienne chambre, mon téléphone se met à sonner: je ne l’ai pas sur moi, il est posé sur le bureau (mon bureau à moi que j’utilisais quand j’étais enfant/ado).
Je m’en saisis donc et me mets à hurler lorsque je découvre que mon fond d’écran a (été) changé: en lieu et place des magnifiques armoiries du Royaume-Uni, mon fonds d’écran actuel (je suis esthétiquement royaliste), une cheminée. Une pauvre cheminée sans feu, vide, sale, comme celle-ci:

Je continue à hurler comme un possédé: la faim dans le monde, les enfants-soldats, Marion Cotillard, la loi Travail, un meurtre dans la maison familiale passe encore mais pas mon téléphone, merde !

Et je me réveille.

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