Top albums 2015 – 2ème partie

Encore une grosse présence française dans le haut du tableau. Grande remise, le blog qui gagnera le Tour de France dans les 5 ans.

10. Mikal Cronin – MCIII

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Très proche de Ty Segall, qu’il accompagne sur scène en tant que bassiste depuis de nombreuses années, Mikal Cronin pratique en solo une pop power-popisante de plus en plus classique au fil des albums. Ca ne révolutionne donc rien mais c’est très juste, comme on dit d’un footballeur qu’il joue juste : de bonnes chansons, bien produites, bien jouées, bien interprétées. L’album bonbon de l’année.

9. Kurt Vile – B’lieve I’m Goin’ Down

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De plus en plus maître de son talent et de son art, Kurt Vile fait désormais partie des murs et des valeurs sûres. Il livre donc un album identique au précédent et probablement au suivant, avec quelques petites touches bien senties pour le différencier et finir de l’affirmer comme un type maître de son talent et de son art : ici un piano (Life Like Mine) ou un banjo (I’m an Outlaw), le premier instrument que son père lui a offert enfant. Plus simple, direct et varié que son génial prédécesseur, B’lieve I’m Goin’ Down est un recueil de chansons davantage qu’un album en vérité. Le disque d’un mec en pleine bourre qui avait pas trop envie de se faire chier ce coup ci mais qui en balance quand même suffisamment pour qu’on comprenne bien qu’il peut tout défoncer quand l’envie lui en prend. L’album smartass de l’année.

8. Liam Hayes – Slurrup

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J’ai vu Liam Hayes en concert au début de l’année, c’est un de ses moments forts. A mon année. Et Slurrup est un super album de pop / power pop, plus simple et immédiat que ce qu’il a jamais enregistré jusqu’ici. Il excelle dans la sophistication et l’alambiquage virtuose mais ça lui va bien, aussi.

7. Matthew E White – Fresh Blood

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Je l’avais pas super bien classé à l’époque mais rétrospectivement, The Big Inner, le premier album de Matthew E White est vraiment l’un de ceux que je garderai de la décennie en cours. C’est un album tellement beau, tellement fort et tellement inattendu… qu’on ne peut pas s’empêcher d’être déçu par son successeur je pense. C’était inévitable. Entendons nous bien : le mec reste un pourvoyeur de frissons de plaisir hors pair et sa mixture de pop-soul-gospel-blues n’a actuellement pas d’équivalent. Simplement, celui-ci est un poil en deçà de son prédécesseur. L’album pinaillage de l’année.

6. Natalie Prass

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Basically, un album de Matthew E. White mais au féminin. C’est enregistré dans son studio, avec ses musiciens, c’est lui qui produit et ça sort sur son label. Cet album est scandaleusement mieux classé que le sien car il a pour lui de n’être pas interprété par un barbu à lunettes et en surpoids. Lève pas les yeux au ciel : si ça n’était pas un argument valable, ça ne serait plus vraiment Grande remise. L’album petit chou de l’année donc.

5. Jacco Gardner – Hypnophobia

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J’avais bien aimé Cabinet of Curiosities, son 1er album mais je l’avais trouvé trop léger, trop appliqué et finalement assez inconséquent. Lapin qu’on prit les louanges qu’il avait reçu. Hypnophobia est l’album type du musicien qui a beaucoup joué sur scène et en ressort donc avec un son un poil plus rugueux, plus vif. Sur le fond, aucun bouleversement donc (sunshine-psych-retro-pop) mais sur la forme, c’est bien plus alerte et donc, convaincant selon moi. Classement sans doute beaucoup trop flatteur au regard de ceux qui précédent et de ceux que j’ai laissés de côté mais c’est un album qui me procure énormément de plaisir de la première à la dernière note. Et pourtant le mec est hollandais. J’me comprends.

4. Turzi – C

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On le sait, le psychédélisme français, sous des formes très diverses, connait une grande effervescence, des XTCiens Dorian Pimpernel au cinématographique Forever Pavot, en passant par les cérébraux Aquaserge. Et Turzi donc, qui fait quasiment figure de vétéran.
C est en effet le 3ème album du parisien Romain Turzi après A et B. Comme ses 2 prédécesseurs, C est composé de morceaux dont le titre commence par la lettre C (et qui désignent des oiseaux, Coucou en ouverture, Cygne, Cormoran etc.), après des albums aux titres commençant par les lettres A et B (les titres de B sont des villes, Beijing, Baltimore, Buenos Aires etc) . C’est anecdotique bien sûr mais cette suite dans les idées, quasiment mathématique, se traduit également sur le fond : cet album prolonge ce qui a été initié il y a quelques années et qui place Turzi sur la carte des psychédéliciens parisiens, Air, Tellier ou Rob pour ne citer qu’eux (il est d’ailleurs signé sur le label des 2 premiers, Record Makers).
S’il se réfère lui aussi volontiers aux glorieux compositeurs de bo des années 70 (Jean Claude Vannier, Michel Colombier ou Ennio Morricone), il a une approche plus « dure », plus rock que ses collègues de bureau, au diapason de son allure ténébreuse : krautrock ou noise ont régulièrement ses faveurs (la pochette peut ainsi rappeler celle de  Goo de Sonic Youth). Toujours moins electro au fil des années, sa musique devient également plus mélodique. C est son album le plus doux et accessible, c’est une merveille.

3. Nicolas Godin – Contrepoint

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Nicolas Godin a toujours été mon Air préféré, depuis le début. J’aime beaucoup Jean-Benoît Dunckel bien sûr, et ce qui rend le groupe si unique, c’est précisément cette alchimie, cette complémentarité idéale entre les 2, qui se base sur un partage des tâches bien défini (vu de l’extérieur en tout cas) : à Dunckel l’electro, à Godin l’acoustique. Évidemment, je schématise, on sait bien que McCartney n’était pas responsable de TOUTES les chansons des Beatles les plus cajoleuses et que Lennon n’écrivait pas QUE les chansons tordues. C’est plus subtil que ça. Mais quand même… Et puis je trouve qu’il a une allure et un style terribles et je suis suffisamment superficiel pour que ça soit un argument de poids en faveur ou défaveur d’un musicien. Avec sa belle basse Fender verte, la grosse classe.

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Contrepoint donc, présenté comme un genre de concept album autour de certaines œuvres de Bach est son premier projet hors-Air, là où son acolyte a déjà sorti 3 ou 4 albums de son côté, sous divers noms. Mais en vérité on y entend surtout ce qu’on imagine être un condensé des diverses influences et inclinations de Godin depuis qu’il fait de la musique, et qui permettent aux amateurs de retrouver leurs petits dans la discographie de Air. C’est donc un régal, du sinueux et cinématographique Bach Off à la merveille brasilou Clara, en passant par le slow baveux Quei Due (sur un texte d’Alessandro Baricco). 8 titres (seulement : le seul défaut de Contrepoint, c’est sa brièveté), tous très différents les uns des autres dans une même tonalité classieuse, cinématographique et romantique. L’album baron de l’année.

2. Tame Impala – Currents

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Longtemps le numero uno évident et naturel. Je sais même pas quoi dire tellement ça coule de source pour moi qu’en ce moment, Kevin Parker est loin, très loin devant tout le monde. Il peut même se permettre, chose qui n’a pas été suffisamment soulignée à mon sens, de totalement bouleverser le son et le style qu’il avait mis plusieurs années à peaufiner et qui avaient trouvé leur apogée dans l’inusable Lonerism. Mais justement, il a bien compris que son chef d’œuvre de psychédélisme 2.0 représentait également une impasse. Donc il a opéré un virage à 180%, tout en restant fidèle à son amour pour les sonorités doucement lysergiques. Currents est ainsi un album qui réinvente Tame Impala et qui invente tout court, l’air de rien, tout en balançant tube sur tube. De la disco-psyche ça avait déjà été fait avant Let It Happen?
Et puis pour la 1ère fois, il chante réellement, mixant sa voix au premier plan, des textes intimes et émotionnellement intenses, très premier degré, décrivant la fin de sa relation amoureuse. Sous sa production hyper synthétique et chiadée comme toujours, Currents est donc un album quasiment aussi « cru » que celui de Sufjan Stevens. Oui oui, j’assume. L’album petit génie de l’année.

1. Tricatel RSVP

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C’est un album que j’aime autant que j’ai envie de le mettre en avant. Parce qu’il est bon évidemment, très bon même, parce que c’est un projet à part (il est sous-titré « composition instantanée et improvisation collective » et c’est ce dont il s’agit) et parce que Tricatel bien sûr : la label a fêté ses 20 ans et c’est très exactement la période depuis laquelle il m’accompagne… oh peut-être pas au quotidien, mais en tout cas au rythme de ses sorties. J’ai acheté le Tricatel 001 à sa sortie en 1995 (Valérie Lemercier chante), j’ai donc acheté celui-ci en 2015 (le Tricatel 047), et j’en ai acheté un bon paquet au milieu. Dont quelques uns qui font partie de mon panthéon personnel : tous ceux de Bertrand Burgalat, le Triggers d’April March, le Présence Humaine de Michel Houellebecq.
Je retrouve dans RSVP tout ce qui fait de Tricatel une aventure si unique dans le paysage musical français et qui m’interpelle tant : l’amour de la mélodie bien sûr, de l’arrangement précieux, les textes, uniques là aussi dans la pop française (La piscine dorée), un sens de la subversion unique et à contre-courant, un dandysme revendiqué et une volonté malgré tout de ne jamais laisser personne sur le bord du chemin (le label a souvent été taxé d’élitiste, c’est la critique la plus débile qui soit).
RSVP met à nouveau en valeur les immenses AS Dragon, qui sont apparus en tant que backing band de Burgalat au début des années 2000 il me semble. Ils ont ensuite joué sur tous les disques sortis par le label ou presque, à un moment où celui-ci prenait le risque de s’enfermer dans un excès de préciosité justement. AS Dragon, c’est les petites frappes qui ont permis à Burgalat et à ses protégé(e)s de prendre une tonalité nettement plus soul et qui transforme par exemple ici April March en petite soeur de Donna Summer (Eye of the Sun) ou qui place Fuzati de Klub des Loosers, dans les pas du Présence humaine de Michel Houellebecq (Dernier métro, gi-gan-tesque). AS Dragon, c’est le groupe de rock qui joue de la pop et qui a permis à Tricatel de se muer en implacable machine à danser (à peu près tous les titres de l’album).
Long live AS Dragon donc, long live Bertrand Burgalat, long live Tricatel !

Top albums 2015 – 1ère partie

Toujours plus de pop et de musique de drogués, toujours moins d’americana. Grande remise, le blog qui tient bon la barre et tient bon le vent.

En préambule, 5 super subs qu’il a été très difficile d’écarter :

The Leisure SocietyThe Fine Art of Hanging On
Sufjan StevensCarrie & Lowell
Aline – La Vie Electrique (malus je-rate-les-3/4-du concert-parce-que-y-avait-pas-de-première-partie-en-fait)
Julia HolterHave You in My Wilderness
Kelley StoltzIn Triangle Time (malgré un énorme bonus fan de)

20. Chateau Marmont – Sound of Shambala

chateau-marmont-sound-of-shambala-coverOù va Chateau Marmont ? De 5 membres sur son premier EP, le groupe est rapidement passé à 4, puis à 3 pour la sortie de son premier album il y a 2 ans (le génial, touffu et bien nommé The Maze, lauréat 2013 du seul top qui compte). Sur celui-ci, ils ne sont plus que 2: Chateau Marmont fraction historique si j’ai bien compris ie les 2 tarbais amis d’enfance et à l’origine du groupe. Alors c’est très bien, c’est un bel exercice de style retro-house, un bel hommage à la French Touch originelle. Je ne peux toutefois pas m’empêcher de regretter cette époque pas si lointaine où le groupe en était véritablement un, pas uniquement composé de 2 bidouilleurs, aussi sympathiques et talentueux soient-ils. Ni d’avoir la sensation que ce groupe sera rétrospectivement considéré comme un énorme gâchis, ou du moins un rendez-vous manqué pour la pop française.

19. Father John Misty – I Love You, Honeybear

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Inégal, inférieur à son prédécesseur (l’excellent Fear Fun), plombé selon moi par un cynisme et un narcissisme très désagréables, dont on ne sait d’ailleurs s’ils sont réels ou surjoués (mais que ça soit l’un ou l’autre, on s’en fout), I Love You, Honeybear recèle néanmoins quelques moments de grâce assez sidérants dans un registre laurelcanyonesque à la Jonathan Wilson (qui produit d’ailleurs). Un, surtout, que je mettrai dans mon top 5 des chansons de l’année, et que voici:

18. Richard Hawley – Hollow Meadows

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Je retrouve sur Hollow Meadows le Richard Hawley que j’aime, que tout le monde aime je suppose, après la parenthèse électrico-bruitiste un peu lassante de son précédent album. Retour au crooning mélancolique et nicotiné de ses premières années. D’ailleurs l’album débute par un « sorry I’ve been away so long » très, voire trop explicite. Un album pantoufle donc, dans lequel il fait bon coocooner. C’est un compliment.

17. Meg Baird – Don’t Weigh Down the Light

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Meg Baird enregistre depuis plus de 10 ans, en solo, en duo (The Baird Sisters)  ou en groupe (les géniaux über hippies de Espers), des albums de folk au sens large : toujours anglophiles, ils sont très planants, électriques et psychédéliques avec son groupe, très purs et dépouillés en solo. Celui-ci ne déroge pas à la règle. C’est vraiment très beau. L’album baume-tisane-veilleuse de l’année.

16. Destroyer – Poison Season

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A chaque fois que j’écoute un disque de Destroyer, j’ai du mal à croire que Dan Bejar, son « leader » a fait un jour partie des New Pornographers (« leader »entre guillemets car il est en réalité un « one man band » comme disent les anglo-saxons). Son univers sophistiqué semble si éloigné de la power-pop virevoltante des nouveaux pornographes… Toujours est-il que son Poison Season creuse un peu plus la veine d’une pop dandy, suave et exigeante. Aux désormais habituels accents de pop 80s à la Prefab Sprout, Bejar ajoute cette fois des intermèdes orchestraux d’une pureté et d’une majesté à couper le souffle qui ne sont pas sans évoquer… Sinatra, tcharrément. Tout ça pour dire: c’est beau. Un poil frisquet peut-être, mais beau. L’album robe d’intérieur de l’année.

15. Bill Ryder-Jones – West Kirby County Primary

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Un très bel album qui sert de passerelle entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, entre le folk gracile des regrettés Gorky’s Zygotic Mynci et l’électricité nonchalante de Pavement. Union improbable, par l’ancien guitariste de The Coral qui signe là son disque le plus traditionnel et accessible. Bill Ryder-Jones est un musicien vraiment à part, extrêmement sensible, qui a jusqu’ici enregistré des albums très peu commerciaux et probablement cathartiques, principalement au piano, prêtant dans le même temps sa guitare virtuose ici ou là (par exemple sur le dernier album des Arctic Monkeys).  Très bel album, vraiment.

14. My Morning Jacket – The Waterfall

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Désormais vétéran de la scène americana au sens large, My Morning Jacket en est arrivé à un degré de maîtrise, de savoir-faire mais surtout d’inspiration et encore plus, de liberté, qu’il s’est affranchi de toute classification. C’est américain, ça c’est certain mais c’est un peu rock, un peu pop, un peu soul, un peu gras, un peu gracieux, souvent tout en même temps. Et c’est donc très, très bon. Un groupe en voie de wilcoisation avancée, serein et magistral, capable de tout et toujours du meilleur.

13. Pond – Man, It Feels Like Space Again

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Jusqu’en 2012, Tame Impala avait pour bassiste une personne dont j’avais vraiment du mal à déterminer le sexe. Il s’agissait de Nick Allbrook, un garçon donc, pour le moins androgyne. Il a quitté le groupe en 2012 pour se consacrer à son projet solo, Pond, dans lequel on retrouve un autre membre de Tame Impala, Jay Watson aka le beau gosse blond. Tout ça pour dire que les 2 groupes sont toujours très proches et que Pond, c’est un peu Tame Impala si Tame Impala faisait une fixette sur Bowie et non les Beatles. C’est donc aussi très proche de MGMT, psyché et glam à la fois. Quelques creux mais sur les 3-4 meilleurs morceaux, énooooooooooorme tuerie.

12. Diane Coffee – Everybody’s a Good Dog

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Après Pond, émanation de Tame Impala, voici Diane Coffee, spin off de Foxygen. J’ai pas fait exprès, mon top est naturellement incroyablement bien foutu.
Diane Coffee, de son vrai nom Shaun Fleming, est en effet batteur de Foxygen. Everybody’s a Good Dog est son 2ème album, mélange de pop, glam, soul, enrobé de chœurs féminins : tu penses probablement « Todd Rundgren » et tu as bien raison. En fait, cet album ressemble de très près à ce que Foxygen a complètement foiré sur son …and Star Power de l’an dernier. Le feelgood album de l’année.

11. Dave Rawlings Machine – Nashville Obsolete

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Alors, oui, j’écoute presque plus de folk américain mais là c’est différent. Déjà parce que Dave Rawlings, c’est la quintessence du genre. S’il ne fallait en garder qu’un… Et parce que ce genre, il en livre une interprétation qui défie le genre précisément : jouer cette musique-là, de cette manière-là, en 2015, ça n’est pas du revivalisme, c’est… autre chose. Pour moi on est au-delà du folk, du blues, de la country pour entrer dans ce que j’appellerais la Grande Chanson Américaine. Quelque chose d’à la fois pur, simple et majestueux, qu’on n’aurait sans doute pas pu entendre il y a 50 ans mais qu’on écoutera encore certainement dans 50 ans. J’en parle très mal, désolé.
Dave Rawlings, c’est évidemment aussi sa compagne Gillian Welch, qu’on entend sur tous ses disques à lui, comme on l’entend lui sur tous ses disques à elle. Ils forment selon moi l’un des plus beaux couples, à la scène et à la ville, de toute l’histoire de la musique populaire.

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