Liam Hayes and Plush – Le Pop up du Label, Paris

Je pense que pas mal de mes lecteurs ne le savent pas donc petite précision liminaire : Plush, c’est lui

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Eh non, c’est pas moi sur mon avatar.
Plus exactement, il s’agit de la pochette de l’album qui l’a rendu « célèbre », Fed (je reviendrai une autre fois et en détails sur le pourquoi des guillemets).

Il semble avoir abandonné son alias, passant progressivement de Plush à Liam Hayes and Plush et désormais Liam Hayes tout court pour son dernier album, Slurrup.

Tout ça pour dire, puisque le mec fait partie des mes héros absolus depuis pas mal d’années, que ma carte bleue n’a fait qu’un tour lorsqu’il y a 1 mois environ j’ai vu qu’il jouait à Paris le 16 janvier.
J’en revenais pas bordel… Neil Young tourne régulièrement, Brian Wilson, Paul Mac Cartney aussi, plus ou moins… Disons que je sais que je peux les choper un jour ou l’autre (cette possibilité faiblit chaque année évidemment…), en tout cas, j’en ai déjà eu l’opportunité. Tout comme Belle and Sebastian ou Wilco pour citer 2 groupes que je souhaite ardemment voir sur scène un jour. Mais Liam Hayes… Il donne peu de concerts, encore moins en Europe, et il me semblait bien qu’en 20 ans de carrière, c’était la 1ère fois qu’il jouait en France (j’en ai eu la confirmation).

Le concert avait lieu au Pop Up du Label, restaurant-bar-salle de concert proche de la gare de Lyon.
Première partie assurée par les parisiens de Clint Is Gone, dont les amis et la famille remplissaient la salle aux 3/4 (je n’exagère pas). Folk-pop sympathique… Bon, ok je me suis fait chier. A ma décharge, tu m’aurais mis n’importe qui, je me serais fait chier aussi tellement j’étais impatient. Je dois avouer qu’ils étaient plutôt bien en place et que leurs compositions ne manquent pas de savoir-faire sinon de charme. Public très enthousiaste donc, ça a du leur faire chaud au cœur.

Mais du coup, quand vient le moment pour Liam Hayes de prendre la scène avec son imposant et débonnaire bassiste et son batteur évadé des Small Faces… ben tout le monde ou presque s’en fout et se rapatrie vers l’arrière de la salle : sans exagérer là encore, je pense qu’on devait être une 30aine, et encore (sur 200 à la louche), à être vraiment là pour lui (dont le grand Mehdi Zannad aka Fugu, aux premières loges). Ca me rend triste ce genre de choses, sachant que le mec fait partie selon moi des tout meilleurs orfèvres pop actuels et que sa carrière chiffre déjà 20 ans d’ancienneté (mais je pourrais justement dire la même chose au sujet de Mehdi Zannad qui lui aussi continue d’évoluer dans une scandaleuse confidentialité).

Bon, que dire? De toutes façons, je manque totalement d’objectivité, ce mec me fascine. Sa carrière, ses disques, ses compositions, en elles-mêmes puis à cause de l’importance qu’elles ont prises dans ma vie quel que soit l’enrobage qu’il a choisi de leur donner (piano-voix du petit matin, soul-pop tordue, soul-pop gouleyante, pop canonique, power pop). On touche ici à l’intime, à l’inexplicable, à l’irrationnel même, au fait que CETTE chanson, CE film, va résonner en toi au moment M, créer un cataclysme émotionnel et t’accompagner, tu le sais, pour le restant de ta vie. Et quand ces chansons (ou ces films) se multiplient chez le même artiste, on en arrive à mettre Liam Hayes sur le même plan que Sean O’Hagan, Neil Young, Wes Anderson ou Clint Eastwood dans son panthéon.

Pour en revenir à son art, le voir et l’entendre jouer ses compositions de la sorte (en trio guitare-basse-batterie) a révélé si besoin était, leur caractère unique de chansons certes aimables, foncièrement pop, mais pleines de chausses-trappes car basées sur des accords et des suites d’accords complexes (ces lignes de guitare de malade nom de Dieu…). C’était particulièrement flagrant sur les titres de Fed, son album le plus orchestré : joués de manière quasiment dépouillée en comparaison de l’album, elles révélaient encore d’insondables richesses.
Tu l’auras compris : c’était absolument génial puisqu’en même temps, très simple, très bonhomme, très joyeux et très dansant. Comme lu récemment, Liam Hayes est un artiste culte pour artiste culte mais c’est aussi quelqu’un qui compose des chansons que tout un chacun peut aisément fredonner : ce ce que son concert a encore démontré, et de quelle manière !
La set list ci-dessous :

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C’était d’ailleurs la 1ère fois que je récupérais la setlist d’un concert. Je vais la faire encadrer (je suis sérieux).

Il a joué des titres de tous ses albums, en privilégiant bien entendu le dernier, très power pop, qui se prête donc particulièrement à ce traitement scénique direct et nerveux. Mais les titres de Fed nom de Dieu (Whose Blues, I’ve Changed My Number)…

Une heure de concert je dirais, j’ai pas fait gaffe, c’est passé en un clin d’oeil.
A la sortie, il était à la table de merchandising, j’en ai donc évidemment profité pour acheter son dernier album sorti quelques jours auparavant à peine, me le faire dédicacer et lui dire tout le bien que je pense de lui.

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Instant groupie très embarrassant sur lequel je jetterai un voile pudique.
J’étais vraiment très ému, c’était un très très grand moment pour moi ce concert.

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