#18 La Fille du 14 Juillet

la fille du 14 juillet
Hector qui a rencontré Truquette au Louvre le 14 juillet, n’a qu’une préoccupation : séduire cette fille qui l’obsède. Le meilleur moyen c’est encore de foncer l’emmener voir la mer et Pator ne saurait lui donner tort, surtout si elle est accompagnée de sa copine Charlotte…
Flanqués de l’inévitable Bertier, ils empruntent les petites routes de France dont les caisses sont vides. Car c’est la crise ! Il faut remettre la France au boulot et, en plein été, le gouvernement décide d’avancer la rentrée d’un mois.
Un chamboule-tout et quelques liasses de billets plus tard, le groupe se disloque à l’image d’une France coupée en deux, entre juillettistes et aoûtiens jaloux. Mais rouler en sens inverse du travail n’effraie pas le trio restant, bien décidé à retrouver La Fille du 14 juillet et à vivre un été débraillé. (Allociné)

Là normalement, j’aurais dû mettre La famille Tenembaum. Je n’ai pas remis en cause ses qualités ni l’affection que je lui porte, ça s’est joué sur la définition du top que je suis en train d’établir : jusqu’ici, même si certains films sont plus ou moins subtils, c’est quand même de la grosse rigolade. Les films de Wes Anderson peuvent être estampillés « comédies »: on y rit parfois, même si on y sourit plutôt, on est touché, ému, attendri, que sais-je encore et surtout, ils se terminent de manière positive pour le ou les personnages principaux, ce sont donc bien des comédies au sens étymologique du terme. Mais c’est pas les Farrelly quoi. C’est même pas Cuisine et Dépendances, dont l’humour est sans doute plus nuancé mais assez franc.
Dans ce registre de comédies plus douces-amères disons, La famille Tenenbaum et les films de Wes Anderson en général  sont des modèles. Mais j’ai pris le parti de la rigoulade donc exit ce type de films, tant pis (enfin, presque…). Parce qu’à ce moment là, faut que je mette aussi des Wylder (au moins un : La garçonnière), les Resnais écrits par BacriJaoui, Rozier, que sais-je encore… Quel pataquès !

La fille du 14 juillet est un film-coup de foudre, un truc auquel je ne m’attendais pas du tout et qui m’a totalement emporté. Je ne savais rien de l’intrigue, du style, du registre, des acteurs même, je l’ai donc découvert dans des conditions optimales, vierge de tout a priori (je savais simplement qu’il avait de très bonnes critiques). Pas en salle malheureusement mais c’est dire si le film m’a marqué. J’ai trouvé ça totalement fou, neuf, vivant, libre. J’avais tout simplement jamais vu ça dans un film : le côté libertaire ok, le côté Zidi ok, le côté Nouvelle Vague ok, mais alors les 3 ensemble, j’avais jamais vu ça. Dans le cas contraire, merci de vite me rencarder parce que ça m’intéresse. En tout cas j’avais pas autant ri devant un film français depuis très très longtemps. La Loi de la Jungle a ô combien confirmé le talent d’Antonin Peratjatko dans un registre détonnant ZAZ meets Pécas meets Rozier mais c’est La Fille du 14 juillet que je retiens, parce que j’ai un petit peu plus de recul sur lui et parce qu’il m’a fait l’effet d’une déflagration, d’un single fulgurant de punk rock.

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