La banane sur le gâteau

– Ah bah tu vois finalement hein ?

– Ah mais ouais mais trooooooop quoi !

– Ah la la, c’était bieeeeeeeen…

– Ouais mais trop bien quoi !

– Oh la la et puis Florence à la fin quoi !

– Ouaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiis oh la la…

– Trop trop beau !

– Ouais, trop beau…

– Et toi qui voulait pas y aller au départ haha !

– Oh la la ouais mais c’était trooooooooop beau !

– Ouais et puis bon, j’ai envie de dire… Anthony pour le dernier jour… c’était la banane sur le gâteau !

– …

– Non mais tu t’es bien éclatée quand même je veux dire…

– …

– Enfin je veux dire c’était super non ?

 

Elles marchaient beaucoup plus vite que moi, j’ai pas pu entendre la suite de la conversation. C’est bien dommage.

Avertissement 2

Suite au succès de mon précédent message de mise en garde (vous étiez plus de 1 à me réclamer un deuxième volet), voici une mise à jour des termes et expressions passibles d’extradition, ou, au minimum, d’une exécution en place publique :

What else?

Impactant

Qui va bien

Raconter une histoire – « Ce que j’aime chez ce cuisinier, c’est que chacun de ses plats raconte une histoire »

Ca, c’est fait!

Se mettre en danger

…ou pas – « Bon bah ça c’est fait… ou pas! lol »

Bonne fin d’appétit

Température ressentie

Yesssssss!!! (bonus poing serré)

Butternut

La tour penchée de Londres

A la sortie de la station Westminster, au pied de Big Ben.

Le type, 25-30 ans, un selfie stick à la main (déjà…) m’interpelle en me faisant signe de venir  le voir, accompagnant son geste d’un « please ». Une fois arrivé à lui, il me montre la tour derrière :

– Is it Big Ben ?
– Euh… yes, obviously.
– Why is it not like that (il fait le geste d’une tour penchée avec sa main) ?
– Euh… because… it’s always been upright…
– Ah bon ? Mais je pensais qu’elle était comme ça (il refait le geste de la main. Il est passé au français, il a du reconnaître à mon accent que je n’étais pas anglais. Connard.)
– Je crois que vous confondez avec une autre tour en fait.
– Ah bon laquelle ?
– La tour de Pise.
– Ah bon, vous êtes sûr que c’est pas Big Ben ?
– Ah ben oui, je suis sûr oui, c’est la tour de Pise qui est penchée.
– Aaaaah ok ok, on pensait que c’était Big Ben ! Et elle est où la tour de Pise ?

Sans déconner. SANS DECONNER.

– Euh… à Pise
– Ah d’accord. Et c’est où exactement ?
– La ville de Pise… En Italie… (le désespoir me gagne irrémédiablement)
– Ah ok, ha ha non mais c’est elle là qui m’a dit que Big Ben était penchée (il désigne sa copine, toute mignonne, qui n’avait rien demandé la pauvre)
– Non mais en fait…
– Ha ha, excusez là hein, elle est blonde !

Il lui a pas laissé le temps de finir sa phrase, accompagnant la sienne d’une petite bourrade complice à mon égard. Puis tous 2 tournent brusquement les talons : ils étaient sans doute en retard pour leur visite du château de Versailles de Buckingham.

J’ai été con, j’aurais du jouer le jeu et lui dire que oui, Big Ben était bien penchée mais qu’elle avait été redressée par l’ours Paddington. Satisfait, il aurait alors posté une photo sur Facebook avec le commentaire idoine. Et tous ses amis n’y auraient vu que du feu bien sûr.

Le Colisée. De Melbourne.
Le Colisée. De Melbourne.

Eh oui mon vieux, j’ai beau ne pas poster très souvent, Grande remise est comme le 5 o’clock tea, la reine ou Pete Doherty : toujours pas mort.
J’ai donc passé quelques jours à Londres et c’était super bien sûr, comme toujours (c’était au moins ma 6ème fois). Je n’avais au programme que le seul concert des Super Furry Animals à la Brixton Academy (j’y reviendrai), pour le reste j’avais simplement envie de me balader dans les rues et parcs de Mayfair, Kensington, Chelsea, Shoreditch, principalement.
J’ai été surpris, et déçu je dois bien l’avouer, de constater que de plus en plus, les gens marchaient à droite sur les trottoirs ou dans le métro, et non à gauche, comme l’impose le sens de la circulation routière : l’influence grandissante des touristes sans doute. Ils sont en effet extrêmement nombreux, extrêmement partout.

Mais à part ça, l’essentiel est toujours là : les flics sont toujours hyper aimables, les pubs accueillants, les serveurs étrangers (quel que soit le type d’établissement et le quartier), la vue sur Houses of Parliament / Tower Bridge magique, les anglaises habillées de manière scandaleusement dénudée le vendredi/samedi soir. Rule Britannia.

Le sapin, les guirlandes, les boules… et le groove !

Il n’aura pas échappé aux mieux informés d’entre vous que ça y est, on y est, cette fois c’est sûr, on va pas y couper : c’est Noël.

Ceux qui savent, savent que j’ai déjà rédigé ce billet l’an dernier à la même époque. Il est toujours d’actualité et le bingo de Noël de Topito  (vraiment bien vu ce top) te sauvera peut-être à nouveau, sinon la vie, du moins la journée.

Mais cette année c’est la fête ! Youpi ! Et ce grâce à cette petite merveille qui entre illico dans le top des meilleurs albums de Noël (un billet que j’aurai peut-être le temps de rédiger l’an prochain).

christmass
C’est produit par Roman Coppola et Alessandro Casella et réalisé par le multi-instrumentiste Carlo Poddighe. C’est bourré d’orgues qui glougloutent, de basses au médiator, de guitares qui fuzzent, de breaks de batterie hystériques. Ca sent le jerk, la surf music, les bo italiennes des années 60 ou 70, le freakbeat, la heavy soul, la pop psyché, appelle ça comme tu veux. Un soupçon de jazz pour le côté classieux, une petite lichette de Moog Cookbook pour faire bonne mesure versant cheapos-rigolo et on obtient LE disque de Noël 2014, funky, dansant, festif. Une tuerie de tous les instants.

Molto Natale, Molto buono, Molto Groovy !

Ma réservation

Dimanche matin, un peu avant 11h.

– La Belle Verte, bonjour.
–  Oui, bonjour, je voudrais faire une réservation pour 13h.
– Pour combien de personnes ?
–  2 personnes.
–  Non mais d’accord mais pour quel jour?
– Euh… pour aujourd’hui….

Limite je me fais engueuler parce que je réponds pas à la question qu’elle a pas posé. Ca commence bien.

– Ah non là ce que je peux vous proposer c’est 15h15.
– …
– Ou alors on a des menus à emporter. Là oui, ça peut être prêt pour 13h
– Ben je sais pas trop parce que je…
– Ou alors attendez, ce que je peux vous proposer comme il pleut pas c’est de vous mettre en terrasse. Ca vous irait ça? Parce qu’on a une petite terrasse sur le trottoir, je sais pas si vous voyez. Vous êtes déjà venu?
– Oui, j’habite dans le quartier.
– Ah mais attendez. Euh… Oui, alors voilà, si vous voulez, je peux vous proposer 14h. Ou attendez, 13h45 même. Oui, je pense que ça serait bon.

Putain, habiter dans le quartier me donne droit à des privilèges insoupçonnés.

– C’est gentil mais en fait je sais pas si…
– Vous vouliez vraiment manger à 13h? Non parce que voilà ce qu’on va faire :  je vais prendre votre numéro de téléphone. Parce que si vous vouliez vraiment manger à 13h, y a pas mal de gens qui réservent et puis en fait ils viennent pas. Donc ils prennent leur menus à emporter, et au final ça libère de la place vous voyez ? On peut faire ça, je vous appelle si j’ai un désistement. Je vais prendre votre numéro.

En fait elle me tient la jambe bien plus longtemps que ça en a l’air. Trop longtemps : j’ai plus trop envie de bruncher dans son resto là.
Je lui laisse quand même mon numéro de téléphone, je raccroche enfin. J’appelle immédiatement la personne avec qui je dois déjeuner pour savoir si 14h lui convient. « Oui ». Je rappelle donc le restaurant dans la foulée.

– La Belle Verte, bonjour.
– Oui, bonjour, enfin, re-bonjour, on vient de se parler pour une réservation ce midi.
– …
– Euh, je voulais réserver pour 13h mais c’était pas possible, je vous ai laissé mon numéro…
– Ah oui d’accord !  Et donc ?
– Ben 14h c’est bien si c’est toujours ok pour vous.
– Oui oui, pas de problème, je note, 14h donc.
– Je vous l’ai pas précisé mais ça serait pour un brunch.
– Un brunch… Vous voulez dire que vous comptez vous partager un brunch à 2 ?
– Euh non, ça serait pour bruncher quoi. Donc 2 formules brunchs. Une pour chacun en somme.
– Ah oui d’accord, c’est bien ce que j’avais cru comprendre.

OK.
OK OK.
Elle en a pas fini avec moi.

– Des allergies particulières ? Gluten, soja, sésame… ?
– Pas que je sache… Pas en ce qui me concerne en tout cas.
– Très bien. Est-ce que l’un de vous est végétarien ?
– Pas moi mais la personne qui m’accompagne optera plutôt pour une formule végétarienne je pense.
– Très bien. Trèsbientrèsbien. Bon de toutes façons, la formule brunch est végétarienne pour tout le monde.

Kill me.
Now.

Bon, on y est quand même allé à La Belle Verte et on a pas été déçu : arrivés à 14h, servis à 15h (montre en main). Sachant, a-t-on appris une fois sur place, que le dimanche ils ne servent que des assiettes brunch (les mêmes pour tout le monde donc) et que le choix des boissons se résume à « jus de pomme ou smoothie lait végétal banane ». Ca paraît gérable non ? Eh bien non manifestement.
Certaines personnes ont du attendre une demie-heure que leur table soit installée. Je veux dire : les tables étaient vides mais il a fallu une demie-heure à la serveuse pour les débarrasser, nettoyer et dresser à nouveau. Montre en main. D’autres se sont barrées alors qu’elles étaient installées depuis une demie-heure au bas mot également : pas très cool de leur part mais la serveuse les a poursuivies jusque dans la rue pour les retenir… Alors que les 4 assiettes lancées pour elles, elle pouvait parfaitement les servir à la demie-douzaine de personnes qui poireautait dans l’attente qu’une table se libère… Brrrrrrrrrrreeeeeeeeeef.

Tout ça pour dire que si par hasard tu passes par Toulouse :  La Belle Verte, brunch copieux à base de produits bio bien préparés (c’était vraiment très bon) mais service calamiteux.
Ah et puis évite de réserver par téléphone aussi, sauf si tu tiens vraiment à mal commencer ton dimanche.

2 ans

Je vais me répéter mais je sais pas ce qui se passe avec ce blog : je l’alimente relativement peu depuis pas mal de temps maintenant et pourtant il est de plus en plus fréquenté… C’est peut-être une histoire d' »ancienneté » qui fait qu’il est mieux référencé, je sais pas.

Tout ça pour dire, ou redire encore une fois, au moment où Grande remise souffle sa deuxième bougie : un grand merci à toutes celles et tout ceux, de plus en plus nombreux donc, qui viennent régulièrement faire un tour ici.

C’est tout. Je n’ai décidément pas énormément de temps à consacrer à de nouveaux articles en ce moment et ça risque de durer encore un bon bout de temps (because work). Je le regrette mais de toutes façons, je n’ai pas non plus énormément de temps pour aller au ciné, regarder des séries ou même découvrir de nouveaux disques. Ouais c’est la grosse lose.

Bon dimanche à toutes et à tous.

Attention !

Ce soir, c’est Halloween. C’est la fête. C’est la rigolade.

Cette année, les media nous mettent en garde contre les méchants clowns stephenkingiens (comme s’il existait des « gentils clowns ». Non mais OUVREZ LES YEUX BORDEL) qui harcèlent voire dans les pires des cas agressent des passants qui n’ont rien demandé. C’est un problème.

Mais ne perdons pas de vue l’essentiel : tous les jours, dans tous les centre-villes de toutes les villes de France, d’autres personnes plus ou moins déguisées harcèlent également des citoyens paisibles. Oh certes, elles les agressent rarement. Voire jamais. Elles ont souvent le sourire aux lèvres. Elles amusent les enfants, parfois même les parents.

Ne vous fiez pas aux apparences : cet enfant court un grand danger
Ne vous fiez pas aux apparences : cet enfant court un grave danger

Ces personnes maquillées, déguisées, déploient toute leur habileté et leur inventivité pour rendre supportable ta virée dans une Fnac/Mc Do/Foot Locker/Célio/Zara/H&M. Mais le résultat est inverse à celui escompté : cette pollution esthétique te donne des envies de meurtre.

"Barrez-vous cons de mimes !!"
« Barrez-vous cons de mimes !! »

Tous les jours, dans tous les centre-villes de toutes les villes de France, des mimes, statues vivantes et artistes de rue rendent ta vie un peu plus difficile. Aujourd’hui, plus que jamais, il faut ouvrir l’œil et rester vigilant.

Happy Halloween tout le monde.

Le sapin, les guirlandes et les boules

Il n’aura pas échappé aux mieux informés d’entre vous que ça y est, on y est, cette fois c’est sûr, on va pas y couper : c’est Noël.

Bonne nouvelle, fléau international, « enfin ! », catastrophe absolue, « youpi », « faischierputaindemerderaslecul » etc. :  cet évènement somme toute assez régulier inspire une large palette de sentiments. Si tu as choisi « je m’emmmmmmmmeeeeeeeeeeeerde », tu peux toujours passer le temps grâce au bingo de Noël de Topito.

Grande remise ne déroge pas à la règle et fait une pause de quelques jours, jusqu’à la nouvelle année on va dire.

Je te souhaite donc de joyeuses fêtes, du fond du coeur. Et je te dis à dans une dizaine de jours pour la révélation, en mondovision, de mon top films 2013.

Gros poutous de Toulouse.

La mise au point

Reçu dernièrement:

Merci Laurent, les articles de la Grande remise m’ont ouvert les yeux et remis dans le droit chemin: c’est trop un boloss en fait Leos Carax.

ou encore

Super ton dernier article sur la Grande remise

xoxo ❤ ❤ ❤

Zooey

Ce matin encore dans la rue, un jeune gommeux m’a hélé depuis le trottoir d’en face: « Ouais la Grande remise, tranquille ou bien? »

J’aurais sans doute dû être plus clair depuis le début, je ne leur en veux pas. Mais que les choses soient claires: c’est Grande remise, pas LA Grande remise.

Pourquoi? Voilà pourquoi: