Franz Ferdinand – Le Zénith, Toulouse

Une première en concert pour ce groupe que j’ai, non pas découvert évidemment, mais apprécié sur le tard, à l’occasion de son précédent album, Right Thoughts, Right Words, Right Actions (le 4ème).

Jusque là j’aimais bien mais sans plus. Les tubes quoi, viteuf.
En me penchant d’un peu plus près sur leur discographie (je suis tombé raide dingue du morceau Evil Eye, et de l’album qui l’accompagnait Right Thoughts etc donc), j’ai réalisé que des tubes, ils savaient faire que ça justement. Une efficacité redoutable, une science du riff et de la compo accrocheuse, accompagnés d’un sens visuel vraiment terrible : clips, pochettes, les mecs savent clairement ce qu’ils font, ils ont beaucoup de goût (un détour au stand de merchandising le confirme: tous les t-shirts et posters arborent de superbes visuels/graphismes). J’en suis arrivé à la conclusion que c’était un groupe assez sous-estimé, dont le seul tort est d’avoir obtenu 2-3 gros succès qui lui ont valu de se voir méprisé par les branchagas. Enfin, rien de nouveau.

La première partie est assurée par les excellents François and the Atlas Mountains. J’arrive 15 mns après qu’ils sont montés sur scène, ils la quittent 15 mns plus tard : 30 minutes de concert ?!?!? Putain, vive les grosses affiches dans les grandes salles… Heureusement je les avais déjà vus il y a quelques années (ici) mais j’en aurais bien repris une 2ème fois.

Et donc voilà le « problème »: le concert a lieu au Zenith et tout est calibré au possible. Ca se ressent également dans le public: très sage, limite familial, même si je suis agréablement surpris de voir beaucoup de jeunes, pas simplement des 30-40 ans (pas mal de très jeunes accompagnés par leurs parents aussi). Mais après la 1ère partie, 45 minutes d’attente : faut bien écouler bière et goodies… Et le public qui attend sagement (une majorité est installée dans les gradins), ne s’impatiente jamais, ne réclame pas l’arrivée de ses favoris. C’est pas un concert des Cramps mais merde… D’ailleurs y a des publicités RTL2 un peu partout.

J’arrête de faire mon connard, rien de nouveau là non plus. Je sais bien que c’est la règle du jeu et au fond je suis ravi qu’un groupe aussi créatif et intègre touche un si large public, très hétéroclite: la salle est vraiment bien garnie, je pensais pourtant le groupe un peu moins populaire depuis quelques années. Mais voilà, je suis pas trop habitué aux gros concerts dans les grandes salles, tout ce que ça implique me refroidit toujours un peu.

Après 45 minutes d’entracte donc, Alex Kapranos (cheveux peroxydés bof bof, costume noir cintré/chemise noire/bolo tie très classe) et ses acolytes arrivent enfin. D’entrée, le light show et le dispositif scénique sont superbes.

Ils sont 5: les 3 membres originaux (Kapranos et la section rythmique) plus 2 nouveaux censés remplacer le guitariste-lâcheur Nick McCarthy (parti peu après la tournée avec les Sparks).

Premier morceau: Always Ascending, ouverture impeccable et meilleur titre du nouvel album. Suivent The Dark of the Matinee et Do you want to ? histoire d’enfoncer le clou et de bien faire monter la sauce d’entrée : c’est peine perdue, le public est vraiment très sage… Puis 2 titres du nouvel album (-1 et -1) et le tubesque No You Girls (+3).

C’est un peu le schéma et le problème du concert : c’est terrible sur les tous les morceaux les plus anciens, assez plat sur les titres du nouvel album, leur moins bon. Pas mauvais non mais un peu plat, manque de mordant et d’inspiration. Et sur scène ça pardonne pas évidemment.

Après, la prestation est irréprochable : le groupe donne le change, avec notamment une belle énergie des 2 nouveaux, Kapranos fait le show et chante superbement et, je me répète, le dispositif scénique est vraiment superbe.

 

Sur le très énergique Michael, le public se réveille enfin et ça fait clairement décoller le concert même si l’excitation retombe encore sur les nouveaux morceaux. Take me out hystérique et superbe final sur le doublé Love Illumination/Ulysses. En rappel, le groupe joue Jacqueline qui n’était manifestement pas prévu mais réclamé par des fans. Sympâ. Il nous laisse, définitivement cette fois, sur This Fire.

Au final, c’était bieng. Pas génial, pas mémorable, conforme à ce à quoi je m’attendais pour un tel groupe dans une telle configuration mais bieng et c’est déjà pas mal.

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