#86 The Stone Roses

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Lorsque l’album sort (en 1989), je n’ai “que” 16 ans et je n’ai tout simplement jamais entendu parler du groupe. J’ai des goûts beaucoup plus mainstream. J’ai 16 ans, dans le Pays Basque profond, à la fin des années 80 quoi.

L’année suivante, une camarade de lycée me fait découvrir les Smiths: c’est le choc, le tournant du match. J’en ai parlé récemment, ici, j’insiste pas.
Très vite, en lisant des articles par-ci par-là, je découvre que les Smiths et les Stone Roses sont pas vraiment copains. Qu’ils seraient même plutôt antithétiques. Évidemment, en bon fan qui se respecte, qui plus est converti de fraîche date (les pires), j’ai une confiance aveugle en Morrissey, je ne prends donc même pas la peine de jeter une oreille à l’objet du délit : un album d’une profonde vacuité qui fait l’apologie de la drogue et de la dance music la plus superficielle et inconséquente blablabla. Bon. Ca dure comme ça pas mal de temps.

Quelques années plus tard, je finis par l’écouter ce disque, juste avant la sortie de Second Coming, leur second album (j’adore Love Spreads, le single du grand retour). Et là évidemment, je suis un peu sur le cul. Parce qu’en lieu et place d’un album de dance-music à la Primal Scream ou Happy Mondays, j’entends un groupe probablement obsédé par les sixties et, au hasard, les Byrds. Sacré Morrissey. Et puis ce John Squire, il était pas censé être un guitar hero, le fils spirituel de Jimmy Page? Bizarre parce que j’entendais surtout un guitariste fin et délicat, tout en arpèges carillonnants… L’a pô compris…

Je l’ai immédiatement aimé ce disque: 11 titres, 11 tubes. Je déconne pas, revoie la tracklist :  11 tubes. Ou 12 si t’as la version US avec Elephant Stone. Après… On s’en fout que Ian Brown ne sache pas chanter, que John Squire soit bouffi d’orgueil et de came, que Second Coming soit à moitié inécoutable (et je suis gentil) ou même que Morrissey ait partiellement raison quant à sa vision du groupe : The Stone Roses est de ces albums qui encapsulent en 45 minutes environ ce qu’a été, ce qu’est et ce que sera la pop anglaise. Comme ont pu le faire auparavant (t’étouffe pas, je les mets pas sur un pied d’égalité pour autant), les Kinks, Bowie, The Jam, plus tard Blur et Oasis. Ou les Smiths.

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