Une nouvelle amie – critique

070397
À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie. (Allocine.com)

Le nouveau Ozon donc. Je me suis dit aussi souvent que j’arrêtais d’aller voir ses films (Swimming Pool, 8×2, Dans la maison) que « merde, il est quand même fort ce con » (Sous le sable, Ricky, Jeune et jolie).

Mais à bien y réfléchir, même quand je n’aime pas ses films, je ne peux me résoudre à les trouver complètements nuls comme je trouve nuls un Besson ou un Carax par exemple : ils me mettent en colère car je le sais capable de très bien faire. Si je fais le bilan, ses films m’intriguent toujours (même quand j’ai décidé de ne plus me faire avoir) et certains ont imprimé ma rétine et mon cerveau très durablement (Sous le sable, encore)

Celui-ci, je sais pas pourquoi, je le sentais bien d’emblée. Et j’avais raison : Une nouvelle amie fait sans doute partie de ses plus belles réussites, avec en sus, une émotion inédite, une sincérité nouvelle chez lui il me semble. Il semble enfin s’y livrer sans fard (et sans jeu de mots…), sans cette distance ironique ou carrément clinique qu’il affectionne la plupart du temps.

Une nouvelle amie est l’adaptation d’un roman de Ruth Rendell dont les œuvres ont déjà été portées à l’écran par Chabrol (La cérémonie, La demoiselle d’honneur) et Almodovar (En chair et en os). On pense énormément au second ici et si le lien avec Chacha est en revanche plus difficile à établir, on pourrait dire qu’il réside dans la « Francitude » des personnages, l’environnement bourgeois dans lequel ils évoluent. Mais je me rends compte que si le lien avec Almodovar est évident et pertinent, c’est complètement absurde d’essayer d’en établir un avec Chabrol également. Oublie.

Que dire de plus ? Pas grand chose en vérité, je préfère que tu le découvres toi-même. La bande-annonce, très habile, semble dévoiler la grande majorité de l’intrigue mais c’est un leurre, elle ne montre en fait quasiment rien de véritablement important.
En tout cas Ozon est en train de devenir un grand cinéaste du deuil, qu’il aborde ici par son versant le plus optimiste et positif. Souvent à la lisière du ridicule (y compris dans l’interprétation de Romain Duris, absolument impeccable), il emporte TOUJOURS le morceau, dans absolument TOUTES les scènes et dans TOUS les volets qu’il aborde seulement ou développe de manière plus approfondie (le deuil donc, l’amitié avec ce début condensant en quelques minutes l’histoire des 2 amies de manière à la fois cheesy et hyper touchante, la vie de couple, la sexualité, l’homosexualité, les nouveaux codes de la famille etc).

J’en dis pas plus, je vais me faire le best of de Nicole Croisille.

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