Coupe du monde 2018 – Sélectionneurs

Comme il y a 2 ans pour l’Euro, un petit florilège des sélectionneurs que je retiendrai, pour une raison ou pour une autre. Mais souvent une raison à la con, on est d’accord.

Didier Deschamps – Ordre National des Chirurgiens Dentistes

Je crois que j’ai compris. En fait il a passé un pacte faustien, un accord à la Dorian Gray : la chatte à DD contre ses ratiches. Plus elle se manifeste, plus elles se rabougrissent. Elles vont prendre cher avec le coup de la blessure de Cavani.

Mladen KrstajićSerbie

Moins flippant que les membres de son escouade de tortionnaires, le plus jeune sélectionneur du plateau. J’ai bien aimé une séquence le concernant: au cours du match décisif contre le Brésil, son équipe a eu un gros temps fort de 5-6 minutes au cours duquel elle aurait pu se remettre dans le coup mais elle a manqué toutes ses occasions (franches). Il avait l’air extrêmement énervé sur la touche: j’interprète sans doute un peu mais son attitude et sa gestuelle avaient vraiment l’air de signifier « mais vous êtes vraiment trop nazes bordel de merde ». Ca m’a fait marrer.

Zlatko DalićCroatie

L’oeil noir, le sourire rare, il pourrait être serbe.
OK, j’arrête… Sélectionneur de fer en apparence (Kalinic refuse de s’échauffer et de rentrer en jeu lors du premier match: ni une ni deux, il le vire et le renvoie chez lui), il était émouvant pendant la séance de tirs aux buts contre le Danemark, qu’il n’a pas pu regarder car trop tendu. Sa joie à son issue victorieuse faisait plaisir à voir.

Jose PekermanColombie

Super technicien qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait, il a notamment entraîné l’une des plus belles Argentine de ses dernières années, celle de 2006. Eliminée aux tirs à buts par l’Allemagne en quarts de finale, elle avait inscrit l’un des plus beaux buts de l’Histoire de la coupe du monde, pas moins :

Depuis, il est devenu un demi-dieu en Colombie, emmenant les cafeteros en coupe du monde 2 fois d’affilée avec du beau jeu et de l’efficacité. Un type intelligent, humble, la classe latino-américaine (Oscar Tabarez, le sélectionneur uruguayen est issu du même moule). Lui non plus n’a pas pu regarder la séance de tirs aux buts contre l’Angleterre… Beaucoup aimé son accolade chaleureuse avec Aliou Cissé lors du match face au Sénégal, qui montrait leur estime réciproque.
D’ailleurs

Aliou CisséSénégal

La classe africaine pour lui. Charisme de dingue sur son banc de touche, élégance naturelle qu’il soit en costard ou en survet. Triste de l’élimination prématurée de son équipe mais le Japon lui a fait honneur.

Fernando SantosPortugal

Je visualise trop le Berlingo commercial, blanc, avec sur le côté un petit logo pourri et une inscription: « Santos & fils, plaquiste ». Pardon pour le sempiternel cliché sur les Portugais et le bâtiment mais vraiment, je l’imagine trop se tuer à construire des maisons pour les autres alors que lui met 30 ans à finir la sienne pendant ses quelques rares vacances au pays.

Oscar RamirezCosta Rica

Et on continue allègrement avec les clichés, avec un sélectionneur qui lançait immédiatement ceci dans ma tête à chaque fois que je le voyais:

Oh et puis tant qu’on y est…

Stanislav TchertchessovRussie

A la fois bonhomme et flippant, je le vois davantage dealer des saucisses au marché noir dans l’arrière-salle de son restaurant de Novossibirsk qu’entraîner une équipe nationale de haut niveau mais bon…

Julen LopeteguiEspagne

Il est trop facile de mettre l’élimination prématurée de l’Espagne sur le dos de son renvoi surprise à 2 jours du début de la compétition mais… Mais on ne peut pas l’ignorer non plus, surtout vue la manière: sans lui, la Roja ressemblait à sa pire version, celle de 2014 et de 2016, molle, suffisante, horizontale, stérile. Lopetegui avait su rendre le tiki-taka à nouveau agressif, vertical, enthousiasmant. Il a désormais une position très délicate (déjà qu’entraîner le Real c’est pas évident en soi…) et on peut imaginer beaucoup de réceptions hostiles dans beaucoup de stades espagnols lors du prochain championnat: pour le grand public, il est celui qui en compagnie de Florentino Perez (et de Luis Rubiales, le président de la Fédération, qui a agi avec inexpérience et impulsivité) a contribuer à mener l’un des favoris au titre au fiasco.

Gareth SouthgateAngleterre

Sans difficulté car sans réelle concurrence, le plus élégant sur un simple plan vestimentaire. Forte hausse des ventes et commandes de vestons en Albion ces derniers jours…

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