Comancheria – critique

Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter. (Allociné)

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C’est pas mal. Ca se regarde bien. Service minimum quoi… Parce ce que bon en fait… OK, je vais enfoncer une porte ouverte : les Etats-Unis sont vraiment le pays le plus cinégénique du monde. On le sait depuis Griffith jusqu’à Van Sant, en passant par Mann ou Ford mais paradoxalement, ça ne m’avait jamais autant sauté aux yeux qu’en regardant ce film fondamentalement moyen.

Parce que le mec (David Mackenzie, le réalisateur), donne l’impression de s’être contenté de simplement utiliser ce qu’il avait à disposition. Hell or High Water (Comancheria en VF. Pouce levé au distributeur qui traduit un titre certes pas compréhensible par tout le monde par un barbarisme), c’est un peu le film-americana pour les nuls.

Alors voilà : tu plantes ta camera au milieu du Texas profond. Tu prends une bagnole vintage, tu la filmes sur des routes désertes, au milieu d’un ciel et d’étendues infinies. Tu filmes aussi des villes, des stations-services, des maisons parfois délabrées, ou dans leur jus, c’est pas ce qui manque. T’y plantes des autochtones et/ou des acteurs plus ou moins déguisés (plus : Chris Pine en mode Colin Farrell dans True Detective; moins : Jeff Bridges, clairement dans son élément). Là-dessus, une intrigue de polar classique, et hop, emballé c’est pesé, t’obtiens un neo-western pas trop dégueulasse, un film pas-mal-qui-se-regarde-bien. Pour faire une analogie assez parlante je pense, la version haute de Comancheria (les mêmes ingrédients, très exactement, mais avec écriture et mise en scène supérieures), c’est No Country For Old Men.

J’exagère un peu sur l’intrigue : elle est un peu au-dessus d’une intrigue banale, avec ces 2 frangins hors-la-loi assez cliché (le chien fou vs le posé mélancolique) aux aspirations et à la démarche plutôt atypiques. Bon, c’est pas dingue non plus…

Enfin, j’ai voulu voir ce film car Jeff Bridges est nommé aux Oscars pour son rôle de shérif-à-2-jours-de-la-retraite-en-route-pour-un-baroud-d-honneur. Et donc verdict : bof. Il ressert (en moins bien) sa partition de grincheux au grand coeur de True Grit, assortie de l’insupportable tic mentonnier si souvent adopté par Brad Pitt dans ses dernières prestations.

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