#61 Harry Nilsson – Nilsson Sings Newman

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T’as vu je déconnais pas quand je disais que pour moi il était le meilleur.

Le paradoxe nilssonien, c’est qu’il était un compositeur et musicien accompli (euphémisme) mais qu’il est devenu célèbre grâce à 2 chansons qu’il n’a pas écrites : Everybody’s Talkin’ de Fred Neil et Without You de Mariah Carey Badfinger. Là il s’agit d’un album tout entier uniquement composé de reprises.
D’une grande humilité, très dépouillé (piano-voix, doublée parfois, quelques chœurs par-ci par-là, le bruit du vent sur Cowboy), Nilsson Sings Newman entend comme son titre l’indique rendre hommage aux talents de compositeur de Randy Newman. J’adore la production sur cet album : minimaliste mais chaleureuse, ample malgré tout. Et la voix d’Harry Nilsson évidemment, qui n’a jamais été aussi expressive ni aussi bien mise en valeur. Le talent voire le génie de Randy Newman me paraît évident (il aurait pu figurer dans mon top avec n’importe lequel de ses 4-5 premiers albums) mais le fait est que la voix et l’interprétation par Nilsson de quelques unes de ses plus belles chansons permettent à ces dernières d’atteindre une pureté, une grâce véritablement estomaquantes, et qui les rendent supérieures à ces versions à lui selon moi. I’ll Be Home, Caroline ou Dayton, Ohio 1903 figurent parmi mes chansons-frissons ultimes. La boule dans la gorge, à chaque fois.

Je déconne tellement pas dans mon panégyrique d’Harry Nilsson que si je m’écoutais, je mettrais un 4ème album dans mon top:the point nilsson

Il s’agit de la « bande originale » du dessin animé du même nom. J’utilise des guillemets car c’est un peu plus que ça : Nilsson lui-même raconte, entre chaque morceau, l’histoire d’Oblio et de son chien Arrow. The Point! ne comporte donc en réalité que 7 morceaux, un gros quart d’heure au total. Mais quel quart d’heure! Élégantes, légères, ludiques et précises, les chansons de cet album sont toutes des mini-classiques. The Point! apparaît ainsi comme un disque charnière, entre la pop désuète et précieuse des débuts, et celle plus je m’enfoutiste qui allait suivre. Et qui me parle moins.

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