Edge of Tomorrow – critique

Dans un futur proche, des hordes d’extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n’a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n’a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l’espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment… (Allocine.fr)

Edge-of-Tomorrow-550x284-650x400Attention spoilers

Je me fiais uniquement à l’affiche et à sa promesse de « survival SF post-apocalypse » (en gros), j’ai donc été très fortement surpris lorsqu’au bout d’un quart d’heure j’ai compris à quoi j’aurai à faire : une sorte de mix entre Un jour sans fin, Starship Troopers et La Guerre des Mondes (et une lichette de Soldat Ryan).

Yeeeeeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!! Bon, c’est pas aussi grandiose que ça mais c’est vraiment super.

« Vivre, mourir, recommencer » : pour une fois la tagline ne ment pas. A partir de là, on peut choisir sa grille de lecture selon sa sensibilité.
– Jeu video grandeur nature (la plus évidente) : tu meurs mais il te reste plein de vies donc tu recommences depuis le début et tu vas un peu plus loin dans le jeu à chaque fois. Jusqu’à ce qu’il ne te reste plus qu’une vie donc faut pas te louper… Limpide.
– Exercice de mise en scène : comment filmer de manière différente exactement la même scène ? Gentil faiseur inégal (La mémoire dans la peau = super cool; Mr and Mrs Smith = super pas cool ), n’est ni Paul Verhoeven, ni Steven Spielberg, Ni même Harold Ramis. Il s’en sort néanmoins plutôt bien en jouant la sécurité (je change le point de vue, j’élargis le champ etc) et en introduisant un humour à la fois potache et second degré qui fait mouche à chaque coup. On rit vraiment beaucoup au cours de la 1ère demie-heure.
– Émouvante histoire d’amour : et même un peu plus que ça… L’histoire de Tom Cruise et d’Emily Blunt se prolonge à chaque fois un peu plus : il tombe à chaque fois un peu plus amoureux d’elle et au bout d’un moment, s’il se bat, ça n’est plus pour prolonger sa propre vie mais ce qu’il vit avec elle. C’est très beau. C’est aussi là que le film aurait « mérité » un réalisateur un peu plus fin, un peu plus profond que Liman, pour que cet aspect quasiment métaphysique, cette approche ontologique de ce qu’est une histoire d’amour soit véritablement creusé et mené à son terme mais bon.

En somme, avec un « grand » réalisateur aux manettes, c’eut été un chef d’oeuvre de SF, voire un chef d’oeuvre tout court. En l’état c’est « juste » un très bon moment : passé une première heure jubilatoire, le scénario se doit d’avancer au diapason des personnages, et comme souvent dans ce type de films, on se cogne un peu de la résolution de l’intrigue en elle-même.

Quelle que soit ta sensibilité et ton approche du film, tu ne peux que t’incliner devant le talent de Môssieur Tom Cruise, aussi à l’aise en warrior qu’en smartass flippé ou amoureux plombé par le destin. Décidément, j’adore ce mec.

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