Bill Callahan – Dream River – critique

Que dire, sincèrement?

Bill Callahan a depuis quelques années intégré la caste des auteurs-compositeurs qui évoluent dans une autre dimension et défient par conséquent le concept même de critique/chronique. Ses albums sont à la fois toujours les mêmes et apportent néanmoins toujours un ingrédient nouveau. On sait qu’on va les aimer, plus ou moins que le précédent, on s’en fout en fait, on n’en est plus là. A mesure que sa voix s’est faite plus grave et plus profonde, il est devenu un roc et fait désormais partie du paysage. Il est ailleurs je te dis. Comme peuvent l’être Leonard Cohen, Johnny Cash, Neil Young, Will Oldham ou Nick Cave.

bill callahan dream river
Ceci étant dit, Dream River me plaît a priori moins que ses disques précédents. « A priori » parce que ça peut changer: c’est un disque qu’on pourra toujours écouter dans 2, 5, 10, 15 ans, ça va, on est pas pressé.
Il me plaît moins parce que je le trouve une peu trop « joli », ou plutôt « joli » d’une manière qui ne me convainc pas totalement. Sais pas…

Je suis peut-être également influencé par cette interview que j’ai lue un peu avant ma première écoute: Callahan y raconte qu’il ne se considère plus vraiment comme un artiste à part entière depuis quelques années (au sens de quelqu’un qui ne vit que pour son art), qu’il a désormais envie de lâcher un peu prise, de vivre son métier un peu moins intensément. Pour mieux vivre à côté car il a réalisé qu’il ne voulait pas mourir seul (de fait, il va se marier l’an prochain avec la videaste Hanly Banks). J’ai trouvé ça à la fois terriblement touchant évidemment, surtout venant de sa part, mais aussi un peu triste pour son « art » justement.

Maintenant…

Maintenant, évidemment, on parle de Bill Callahan pas de ……………… (insère ici le nom d’un tâcheron surestimé), autrement dit d’un type un peu au dessus de la moyenne. Malgré mes quelques réserves, toutes relatives en plus, ça s’écoute assez bien quoi.

Et puis histoire de clarifier un peu plus choses si besoin était quant au statut du bonhomme, il y a Small Plane, qui se hisse illico dans le top 5 de ses chansons les plus bouleversantes. Il y raconte que la plénitude d’une relation est comparable à ce qui se passe dans le cockpit qu’un petit avion, où chacun peut à un moment ou un autre laisser les commandes à son partenaire en toute confiance.

Sometimes you sleep when I take us home
That’s when I know
We really have a home

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