Brillantissime – critique

J’en vois des merdes chaque année. J’avoue sans mal que j’y prends parfois un certain plaisir (pervers ou masochiste, peu importe comment on le qualifie). Et sans vouloir me dédouaner ni me justifier, j’y trouve un intérêt : à choisir, vaut mieux voir uniquement des bons films évidemment mais je pense que c’est important de voir des bouses de temps à autre, pas trop souvent non plus, faut doser, mais il faut en voir pour pleinement réaliser, ou se souvenir, à quel point c’est difficile de réaliser un film. Avoir quelque chose à raconter, quelque chose de léger ou de grave, de divertissant, d’intime etc., écrire des scènes, des situations, des personnages, des dialogues, choisir toute une équipe autour de soi, des comédiens, les diriger, utiliser (ou pas) de la musique/des chansons etc etc. C’est difficile de tout réussir, et quand on y parvient, ou plutôt quand on constate que le réalisateur ou l’équipe du film, y est parvenue, c’est merveilleux bien sûr, et c’est la raison pour laquelle on continue à aller au cinéma et à aimer certains films avec passion.

Des merdes, j’en vois donc, notamment dans ce genre à part entière qu’est devenu «la comédie française grand public ». Un genre hier régulièrement noble et enthousiasmant, qui l’est de moins en moins malheureusement pour plein de raisons qu’il serait intéressant d’analyser ou de lister mais c’est pas l’objet (perso, je pense que ça a commencé à sérieusement merder lorsque le moindre comicaillon issu de Canal Plus s’est senti pousser des ailes et s’est cru légitime sur  le grand écran).

Toujours est-il que « la comédie française grand public » est devenue tellement merdique dans sa globalité que nombre de papiers ont tenté d’analyser le phénomène. On peut même dire qu’il s’agit désormais d’une des marottes perverses des cinéphiles et cinéphages : jusqu’où peut-on descendre plus bas ? Quand est-ce qu’on va arrêter de prendre les gens pour des cons ? Pourquoi Franck Dubosc n’a-t-il pas les rôles qu’il mérite ? etc etc. Voir notamment l’excellent top réalisé chaque année par les gens de Slate (clique ici), qui permet à la fois de bien choisir les merdes qu’on va s’infliger avec une délectation masochiste, ou à l’inverse qui permet de mettre en lumière des films noyés au milieu du flot de sorties hebdomadaires et/ou qu’on aurait négligé pour délit de sale affiche. C’est par exemple grâce à ce top que je suis allé voir le génial Le Nouveau, une des plus belles réussites de ces dernières années, ou le très sympathique La Colle sorti l’an dernier).

Tout ça pour dire que j’ai eu beau me taper une palanquée de daubasses innommables, j’étais pas préparé à ça : Brillantissime, le 1er film écrit et réalisé par Michèle Laroque.

Honnêtement, j’ai halluciné. Sérieux ! Pour 2 raisons essentiellement.

Tout d’abord, l’ego trip : honnêtement là encore, on peut arrêter de se foutre de la gueule de Tom Cruise, Kanye West, Mariah Carey ou Cristiano Ronaldo parce que c’est des petits joueurs à côté de Mme Baroin. Brillantissime, c’est tout simplement une ode à Michèle Laroque, par Michèle Laroque. Elle est de tous les plans : cheveux attachés, lâchés, robe décolletée, robe de soirée, talons hauts, plats, manteau pied de poule, pyjama etc etc. Tout y passe. D’ailleurs on a droit à une séquence d’essayage de fringues à la Pretty Woman  (ça situe le niveau d’originalité du truc déjà). En outre, ses amis, les gens qu’elle croise dans la rue (à Nice, ville où elle est née et a grandi), les commerçants, tout le monde lui répète combien elle est belle, fraîche, séduisante (je mens pas, c’est dans le film !). Hallucinant. Et du coup le titre prend une dimension intéressante puisqu’il s’agit manifestement de premier degré.

Là par exemple, elle se balade avec des fleurs offertes par les commerçants parce que « tchi’est trop belle ma chériiiiiiie! » Very Dick. Rivers, un niçois lui aussi. Putain de boucle bouclée.

L’autre raison c’est… comment dire… Y a rien dans Brillantissime. Mais quand je dis « rien » c’est vraiment RIEN : je parle pas de tension dramatique ou d’enjeux de quelque nature que ce soit évidemment, on en est pas là, mais pas de gags, pas de répliques, pas de séquence qui fasse non pas mouche, on en est pas là du tout non plus, mais qui suscite un tant soit peu d’intérêt. Rien. Nib. Nada. Ca se résume à une succession de scènes mal écrites, mal filmées, mal jouées (putain, les mecs, les acteurs je veux dire, Kad Merad, Gérard Darmon et Pascal Elbé, ne font AUCUN effort, c’est dingue) qui tombent irrémédiablement à plat. A tel point que c’est ce qui m’a tenu en éveil: « ah c’est fini là, c’était la chute? » « Non mais c’est pas le climax de la scène ça quand même?!  » etc etc.
A un moment, sur les conseils de sa gynéco, ou de sa sexologue, je sais plus, j’ai commencé à plier mon linge à ce moment là parce que faut quand même pas déconner même si ça dure seulement 1h20, elle va s’acheter des sex toys dans un sex shop. Cocasse ! Elle a honte évidemment, alors elle porte un imper avec le col relevé, des lunettes de soleil pour passer inaperçue. Et quand elle arrive à la caisse, elle dit que c’est pour faire une blague à une collègue. Voilà, c’est une scène du film et c’est le gag de cette scène.

Cette scène est particulièrement embarrassante. En vérité, j’ai absolument rien compris à ce qu’elle avait essayé d’y faire.

Je passe sur les incroyables facilités scénaristiques ou les largesses prises avec la vraisemblance: j’en suis pas un forcené et je m’accommode aisément de la convention du grand-appart-sur-l’île-Saint-Louis-payé-avec-un-salaire-de-prof dans les comédies, d’autant plus lorsqu’elles sont réussies. Mais là, non seulement la nana vit dans un T56 à Nice avec vue sur la Méditerranée mais lorsque son mari la quitte (c’est ça le pitch du film: elle se fait larguer à 50 ans, elle doit se reconstruire)… ben rien,  tranquilou, elle a pas besoin de bosser, ou de se remettre à bosser, ou à trouver du pognon, tout roule sans qu’il soit jamais fait la moindre mention des contraintes matérielles. OK, à ce niveau de nullité, c’est un détail mais à ce niveau de nullité, c’est aussi une circonstance aggravante.

Sa fille, qui joue le rôle de sa fille. Auto-fiction ! Et un joli pyjama qu’elle porte A MERVEILLE.

Taxi 5, que j’ai trouvé absolument immonde et devant lequel j’ai rapidement jeté l’éponge, je peux comprendre: y a des nains, des gros, du caca, Gastambide touille tout ça a minima, pour flatter les plus bas instincts de son public mais y a au moins quelques ingrédients, des gags/répliques clairement identifiables, dont on voit bien qu’ils sont censés êtres drôles. Qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu ? je ne comprends que trop bien… Mais ici: rien, encore une fois. J’insiste: le néant total ! Bordel, à qui s’adresse ce film ? Qui peut bien trouver ça sympa, mignon, drôle (puisque c’est manifestement ce que cherche à atteindre Laroque)? Qui a aimé ce film ? Sérieusement, à ce stade là, ça m’intéresse. En même temps, après ce que je viens de dire, je comprendrais que vous vous manifestiez pas. Mais si, svp, prenez un pseudo et confiez-vous, racontez-moi ce que vous avez aimé dans ce film. Vous verrez, vous vous sentirez beaucoup mieux après vous être libérés de ce poids.

Françoise Fabian. Ma nuit chez Maud (soupir).

Cerise sur le gâteau: alors que j’étais déjà scandalisé, révolté que des producteurs aient pu accepter de financer un truc pareil (non mais sans déconner hein, ça m’a mis hors de moi !), j’apprends que le film a été (en partie) crowdfundé
Mais putain les gens, merde quoi ! Vous avez filé du pognon à Laroque pour qu’elle puisse monter son ego trip de merde puis vous raquez à nouveau pour aller voir le film ? (puisqu’en contrepartie, y a juste le nom des contributeurs au générique du film). « J’avais envie de créer une communauté de gens qui ne font pas ce métier et les embarquer sur la planète cinéma. J’avais envie de partager ça » a déclaré Michèle Laroque. « La planète cinéma »… Putain, les gens…

Sa fille joue dans un groupe de rock qui ferait passer Calogero pour Iggy Pop. D’ailleurs les gens sont assis dans la salle de concert (véridique).

Avec tout ça, c’est un des films que je retiendrai cette année, avec Phantom Thread, Under the Silver Lake, Mes Provinciales. Mieux : c’est sans doute le pire truc que j’ai vu depuis des années.
Il est possible que j’ai piqué ta curiosité et que tu aies envie de le voir maintenant mais il faut pas : c’est pas Taxi 5 ou Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu (pour citer à nouveau 2 exemples de comédies édifiantes selon moi), 2 films qu’on peut juger intéressants pour ce qu’ils révèlent de notre époque, de l’humour actuel, de la société française même, pourquoi pas. C’est juste terriblement nul et triste, un long spot d’auto-promo vide et complaisant.

Top cinéma 2015 – 1ère partie – worst of

Ces 6 derniers mois voire cette année, j’ai posté beaucoup moins assidûment sur Grande remise. Because life.

Du coup je me rattrape un peu en m’étalant sur certains films au sujet desquels j’avais prévu de poster un billet au moment où je les ai vus mais je ne l’ai finalement pas fait car pas eu le temps ni/ou la motivation de finir. Et je fais très court sur d’autres parce que je vais pas poster mon top en Mars non plus.

Je ferai juste un top 10, le reste entrera dans diverses catégories.

Je commence par les films que non-mais-sans-déconner-c’est-pas-possible. Y en a pas beaucoup finalement.

Spectre

Il aura donc fallu attendre 2015 et près de 40 ans de fréquentation des salles obscures pour que je ne reste pas jusqu’au bout d’une séance. J’étais particulièrement claqué ce soir là mais le film était particulièrement naze. Et pourtant j’avais adoré Skyfall. Comme je culpabilisais un peu, je me suis quand même tapé l’heure et des brouettes qu’il me restait à voir quelques jours plus tard chez moi : je suis bien content d’avoir dérogé à une règle vieille de 40 ans et de m’être barré avant la fin.

Boomerang

Quand j’étais jeune, il y avait ce qu’on appelait les « sagas de l’été », sur TF1 la plupart du temps (celles de France 2 étaient moins putassières donc évidemment moins jouissives et moins successful), avec:
– des vieilles gloires de l’époque, souvent des femmes (je vois Mireille Darc, je vois Nicole Calfan)
– voire carrément des ancêtres, dans le rôle de l’ancêtre de la famille (je crois me souvenir de Jacques Dufilho par exemple)
– des familles donc, forcément, souvent 2, super liées par le passé mais super ennemies désormais, souvent à cause d’une histoire de cul mal digérée ou d’un lopin de terre abusivement labouré et cultivé (on déconne pas avec ça en Vendée/Dordogne/Provence), le lopin de terre abusivement labouré étant parfois la métaphore, voire le prolongement d’un cul abusivement besogné.
– des régions télégéniques (Vendée/Dordogne/Provence donc, plutôt que Limousin/Lozère/Picardie)
– des autochtones tellement authentiques, tellement plein de bon sens. Et tellement englués en bas de l’échelle sociale, car c’est ainsi qu’il doit en être.
– un ou des secrets bien enfouis qui ne demande(nt) qu’à resurgir pour déclencher la tempête du tourbillon des sentiments de la vie bouleversée par la passion. Des sentiments.

Tournage Boomerang
Image chopée sur le site de Challenges. Y a pas de hasard. Jamais.

Boomerang, c’est un peu une saga de l’été condensée en un peu moins de 2h.
On retrouve donc ici, en vrac dans les indispensables ingrédients: l’île de Noirmoutier, un couple d’habitants de l’île (des domestiques donc), Bulle Ogier (Bulle Ogier nom de Dieu… ça fait mal de la voir là), un accident de voiture, un secret enfoui crès crès profond, un drame familial. Et Mélanie Laurent, un drame tout court.
Qu’est-ce que c’est mauvais nom de Dieu… Bourgeois, prévisible, clicheteux, conformiste, y compris dans son « plaidoyer » pour la tolérance. Ca aimerait bien faire revivre Rebecca (retour sur les lieux du drame avec la maison familiale en centre névralgique du trauma du protagoniste principal, en l’occurrence Laurent Laffitte qui, parenthèse dans la parenthèse, serait bien inspiré de commencer à mieux choisir ses rôles) mais on est définitivement du côté des Coeurs brûlés. Mais enfin, ça se regarde et c’est mauvais-rigolo, pas mauvais-énervant : c’est donc davantage un nanard qu’un navet.

Un moment d’égarement

Là on penche nettement davantage du côté du navet car c’est un film extrêmement désagréable.
Boomerang on s’en moque davantage qu’on s’en agace. On ne s’y ennuie pas et s’il pêche par excès de conformisme, se complaisant dans son univers « passion Burberry« , il délivre un « message » difficilement critiquable.
Un moment d’égarement est, comme on a pu le lire ici ou là, un manifeste pour la neo-beaufitude, étalage de pognon décomplexé (à l’écran et pour ses personnages), relents misogynes, conservateurs, hypocrisie à tous les étages. Je m’attarderai pas davantage, ça n’en vaut pas la peine. Je me demande quand même comment Jean-François Richet, cinéaste dont les qualités cinématographiques ne sont même pas l’objet du débat, mais cinéaste volontiers taxé de gauchisant, a pu pondre un film aussi ouvertement « sarkozien ». A noter que l’adaptation est co-signée Lisa Azuelos, immortelle poétesse bling-pouffe de LOL et autres Comme t’y es belle et que ça, c’est nettement plus logique. Quelques lignes sur le film original, nettement plus intéressant, ici.

Le film de Berri était 100 fois moins faux-cul et n'avait pas peur de montrer une belle moustache.
Le film de Berri était 100 fois moins faux-cul et n’avait pas peur de montrer une belle moustache.

Papa ou Maman

Putain c’est horrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiible ça aussi en fait.
C’est écrit par les mêmes tâches qui nous ont pondu l’immonde Prénom et ça se voit tout de suite. Même cynisme insupportable, même fausse méchanceté qui tire sur les ambulances, même manque de discernement dans le registre humoristique : le simple fait de taper sur les vieux/les enfants est censé déclencher le rire. Et non les mecs, c’est pas aussi simple que ça et le problème n’est pas de savoir si on peut rire de tout ni même avec n’importe qui. On peut retourner cette question dans tous les sens, à toutes les époques, au sujet de tous les événements, y compris les plus tragiques, la réponse a toujours été « oui, on peut rire de tout, à condition d’être drôle ». Aussi incroyable que ça puisse paraître, ce qui déclenche le rire, c’est un bon gag/une bonne réplique avant une prétendue provocation. Tout ça avant, bien entendu, le final bien réac et bien dans les clous comme il faut. Papa ou Maman est en fait l’équivalent cinématographique de ces fils à papa qui font une crise de punkitude/hippietude pendant quelques mois avant d’intégrer sagement une école de commerce/médecine hors de prix.

Seul sur Mars

Gros potentiel nanardesque : un bon exemple de film à regarder/commenter à plusieurs. Le pitch : Matt Damon se retrouve laissé pour mort sur Mars. Ses collègues de mission ont du dégager et revenir sur Terre dans la précipitation d’une tempête d’une rare violence. Laissant Damon derrière eux donc. Mais c’est cool, no soucy, il en a vu d’autre le mec (c’est Jason Bourne et il sait résoudre des équations mathématiques insolubles): il va simplement nous concocter 2-3 tutos pour nous expliquer comme s’en sortir si on se retrouvait un jour dans la même situation. Tranquilou bilou. Non mais sans déconner…
Donc ça c’est ce qui se passe côté Mars. Sur Terre, un Ridley Scott décidément toujours aussi inspiré (sérieux, c’est à se demander s’il est pour quelque chose dans Alien finalement, c’est son unique vrai bon film!) aligne cliché sur cliché, scène vue mille fois sur séquence ultra-prévisible, du directeur de la NASA qui ne pense qu’à sauver ses miches au super geek, un Noir évidemment (et probablement atteint du syndrome d’Asperger) par qui la lumière viendra. Evidemment. Et ça dure quasiment 2h30 cette plaisanterie !

"Et ça tu vois, ça passe crème avec un petit kawa. Crème. Lol"
« Et ça tu vois, ça passe crème avec un p’tit café. Crème. Lol« 

Vive les Vacances

Je suis le spectateur idéal pour ce type de films mais celui-ci est vraiment pas terrible. Évidemment, j’ai souri, voire ri à quelques reprises mais il faut être honnête: c’est l’équivalent US d’une comédie avec Kad Merad.

Birdman

Un grand NON pour ce film qui m’a horripilé de la première à la dernière seconde. Zéro au 4 à la suite donc. J’en parle davantage ici.

Belles familles

J’ai beaucoup de tendresse et de respect pour Jean-Paul Rappeneau et la majorité de ses films mais là, malgré un savoir-faire évident (rythme, montage notamment), c’est vraiment pas possible: ça pue trop la naphtaline. Un film de vieux monsieur typique. Libidineux en plus.

Karin Viard, vue quelques jours avant dans Lolo, fait 15 ans de plus ici que dans le film de Delpy. Et j'ai passé les 3/4 du film à me demander si Gilles Lellouche avait des implants. Je pense que oui.
Karin Viard, vue quelques jours avant dans Lolo, fait 15 ans de plus ici que dans le film de Delpy. Et j’ai passé les 3/4 du film à me demander si Gilles Lellouche avait des implants. Je pense que oui.

Bis

Chaque année, je me tape une comédie française dont je sais à l’avance qu’elle va être bien dégueulasse. Comme ça, un soir de paresse intellectuelle souvent, et parce que j’ai envie de constater l’étendue des dégâts d’un genre qui me tient à cœur (la comédie française donc). Bis, réalisé par Dominique Faruggia, starring Kad Merad et Franck Dubosc semblait parfait pour ça. Et j’ai été servi : c’est dégueulasse. Dégueulasse et déprimant. Pas grand chose à dire de plus.

Jurassic World

On parle souvent au sujet des blockbusters, de films formatés à l’extrême, tant est si bien qu’on jurerait leur scenario craché en quelques secondes par un logiciel maléfique dans lequel on se serait contenté de saisir quelques mots-clés : « action », « enfants mignons », « blanc méchant », « noir gentil », « bonnasse », « bonnard », « first, they meet and then they fight, then they meet again and at the end, they fuck » etc etc. J’ai rarement eu autant ce sentiment que devant ce film. OK, le combat final entre les 2 gros dinos est assez cool mais c’est un film qui manque tellement de personnalité, de caractère, d’aspérités, de singularité… Même le nom du réalisateur (Colin Trevorrow) semble virtuel et avoir été généré par une machine.

Tu m'étonnes qu'il détourne le regard: elle a des mollets immmmmondes. Désolé, fallait que ça sorte.
Tu m’étonnes qu’il détourne le regard: elle a des mollets immmmmondes. Désolé, fallait que ça sorte.