Grand concours top albums 2013

Dans un grand élan de générosité et d’égocentrisme (les 2 mamelles de Grande remise) je te propose aujourd’hui de jouer avec moi.

Devine mes 5 disques préférés de 2013, dans le désordre; envoie tes réponses sur concoursgranderemise@gmail.com. Une seule proposition par personne évidemment (enfin, une seule liste de 5 quoi), clôture des votes le 18 décembre, date à laquelle je dévoilerai mon top 20 albums 2013.

A la clé pour le grand vainqueur, outre mon respect éternel, un exemplaire CD de l’un des tous meilleurs albums de l’année. No shit. Je dis pas lequel évidemment pour pas t’influencer. Mais c’est un super disque et, ce qui ne gâte rien, un bel objet. C’est vous qui êtes gâtés mes petits chatons.
Si personne ne cite les 5 albums en question (c’est plus que probable), le vainqueur sera celui ou celle s’en approchant le plus. Ce qui signifie qu’il y aura un vainqueur quoiqu’il en soit : je le précise pour que tu comprennes bien qu’il ne faut pas prendre cette histoire à la légère.

En cas de participation massive (au-delà de 3 réponses donc), je rééditerai la chose pour mon top ciné, avec cette fois un DVD à gagner. Alors fais tourner mon ami.

Si la tâche te parait trop compliquée mais que tu veux quand même m’écrire, pas de problème : bisous, câlins, virements bancaires, lolcats, insultes, doléances, confessions intimes, photos de nus, j’accepte tout. Et je peux même répondre parfois.

Les termes de recherche 2

Je ferai un point un de ces quatre sur les mots clés tapés dans Google qui font que certains d’entre vous ont atterri ici mais je me suis rendu compte que quelqu’un revenait souvent faire un tour après avoir tapé « fred testot mauvais acteur’.

J’adore !

Sinon, petit conseil à ma starlette : la boulette, c’est dans la chaussette et Grande remise, c’est dans les favoris. C’est quand même plus simple.

Le vide

2 semaines se sont écoulées depuis le dernier article de Grande remise.
Le blog hiberne gentiment en ma compagnie. J’ignore si c’est pareil pour toi mais j’ai des périodes d’hibernation culturelle en quelque sorte : je ne regarde pas grand-chose, je n’écoute pas grand-chose (ou pas grand-chose de nouveau en tout cas), je ne vais pas au cinéma (et je n’en ai pas forcément très envie) pendant 2 ou 3 semaines, 2 ou 3 fois dans l’année. J’hiberne et j’attends que ça se passe.
Bon, là il se trouve que j’ai du boulot. Mais j’éprouve parfois le besoin de faire une cure de silence ou d’écran noir pour mieux repartir à l’assaut. Car je sais pertinemment que très vite je vais redevenir hystérique : je vais avoir 34 nouveaux disques à écouter en 3 jours (et je DOIS les écouter frénétiquement en un minimum de temps, c’est comme ça), toutes les sorties ciné vont m’exciter et je vais stocker 6 nouvelles séries de 12 saisons chacune sur mon DD. Sans compter qu’on arrive dans le money time de la Champion’s League (un article foot te pend au nez, j’aime autant te le dire franchement). En somme, le grand n’importe quoi boulimique et permanent de l’amateur professionnel.

J’ai quand même regardé un truc assez sidérant le weekend dernier. Zahia de Z à A, le documentaire sur la… sur euh… sur Zahia quoi (je ne sais sincèrement pas quel est le métier de cette personne).

Bon, la nana a l’air débile, elle a 4 mots de vocabulaire, c’est le néant le plus total, ok, c’est entendu.

Mais l’intérêt du docu, c’est qu’il s’agit justement d’un docu : on est pas dans Tellement vrai ou Enquête exclusive : c’est un vrai documentaire, chiadé, avec un générique et tout. Et donc un point de vue, logiquement. Tu parles…C’est là que ça devient effarant: on est plus proche du publi-reportage à ce niveau de docilité.

Non pas que je tienne absolument à la charger cette pauvre fille à qui je ne souhaite évidemment que du bien mais enfin, pas une seule seconde on ne s’attarde sur les zones d’ombres, les « mystères » comme dit… mystérieusement la voix off. Ca en devient fascinant.

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A n’en pas douter, LE moment fort du docu

Zahia fait des shootings en Espagne avec 78 assistants, elle loue des locaux immenses et entièrement refaits à neuf en plein Paris, elle emploie 56 couturiers, stylistes, etc, le défilé de sa collection se fait dans un hôtel particulier luxueux et visiblement sublime, avec des dizaines de mannequin et tout ça est tout à fait normal. Zahia, 19 ans, est passée de cadeau d’anniversaire de Ribéry à néo Chantal Thomas en 3 ans et tout le monde trouve ça absolument normal.
Toi tu trouves ça quand même un petit peu n’importe quoi à un moment faut arrêter de prendre les gens pour des cons? Il faudra te contenter d’un « son mécène est un investisseur venu de Honk-Kong ». Mais putain c’est qui ce mec ? D’où vient sa fortune? Pourquoi Zahia? Hallucinant. Il était pourtant là le docu : qui peut financer un publi-reportage arty (le mec se la joue Loïc Prigent du pauvre, c’est dire : décadrages étudiés, instants volés et tremblements signifiants à l’appui) aussi décomplexé ? C’est fascinant. Et je parle même pas du moment ou The Artist redessine la robe de mariée…
Non parce que tout ça, c’est Zahia hein : pendant une heure on te bourre le crâne à coups de « la collection dessinée par Zahia », « le bureau où elle travaille », « j’ai toujours eu envie de dessiner » (pas « j’ai toujours dessiné » tu noteras… On touche peut-être quelque chose du doigt là non? Bah non apparemment, on va plutôt continuer à filmer son cul tiens). Alors que, in fine, on la voit pas tant dessiner que ça la Zahia… Ce qu’on voit en revanche c’est plein de monde qui bosse, ça oui, ils/elles se démènent, pas de problème, et au milieu de toute cette activité une adolescente maladroite (qui, soit dit en passant, se paie une putain de scoliose, sans déconner, c’est pas humain à ce niveau là…) qui se contente de donner son aval à des décisions déjà prises pour elles ou, summum de sa créativité et de son emprise sur ce qui l’entoure, à qui on demande de choisir entre 2 couleurs (spoiler : elle choisit toujours le rose).

J’ai l’air de tirer sur une ambulance mais pas du tout : c’est l’auteur du docu, la chaîne (Paris Première) qui diffuse ce monument d’inanité et de vacuité que je vise (Grande remise, le blog qui sortira le prochain Watergate). Il faut le voir pour le croire. Et on peut le voir ici.

Vas-y, fais pas le malin, je sais pertinemment que je t’ai donné envie maintenant.

Les termes de recherche

Grande remise ne casse pas encore des briques mais son audience croît gentiment semaine après semaine. Et je t’en remercie. Oui, toi aussi : même si je t’énerve, je sais que tu reviens régulièrement te délecter de ma modeste prose.
Certains visiteurs me connaissent, d’autres ont appris à le faire, une troisième catégorie débarque ici après avoir saisi quelques termes bien précis dans Google.

C’est là que ça devient drôle. Petit best of:

Ugo Koh Lanta beauf (pourquoi pas)
Vanessa Koh Lanta voile (là j’ai quand même envie de dire: WTF?)
Fred Testot mauvais acteur (total respect)
Camille redouble surestimé (idem)
Hippies avec bâton du diable (joli! Et celui ou celle qui a tapé ça est arrivé sur mon papier sur Holy Motors, autant te dire que je suis pas peu fier)
Le Hobbit c’est nul (une évidence)

Sur je sais plus quel article j’ai mis des tags un peu cons et ça a marché : quelqu’un a atterri ici en ayant saisi « Depardieu groland russie ».

Ce qui va se passer c’est que je vais désormais coller des « soccer moms », « dirty secretaries », « blowjob » dans mes tags et Grande remise va tout péter.

Chapeau l’artiste

Leos Carax a refusé le prix du meilleur film en langue étrangère que lui a décerné la semaine dernière la Los Angeles Film Critics Association. Il n’a pas besoin de prix Leos : il est un Poéte de l’Image, un Magicien des Mots, un Poéte de la Magie, un Imagier de la Poésie. Et il s’en est expliqué:

« Bonjour, je suis Leos Carax, réalisateur de films en langue étrangère. J’ai fait des films en langue étrangère toute ma vie. Des films en langue étrangère sont fabriqués partout à travers le monde à l’exception, bien sûr, des Etats-Unis. Aux Etats-Unis, ils ne font que des films en langue non-étrangère. Les films en langue étrangère sont difficiles à faire, car vous devez inventer une langue étrangère au lieu d’utiliser votre langue habituelle. Mais la vérité, c’est que le cinéma est une langue étrangère, une langue créée pour ceux qui ont besoin de voyager de l’autre côté de la vie. Bonne nuit ».

Merci Leos: merci d’exister, merci d’être toi.

Lundi soir sur la Terre

Hier soir je suis allé au McDo et j’y ai reçu une quantité non négligeable d’informations notables.

Déjà, le Big Mac : c’est quoi ce bordel?!?! Il était tout rachetoque! Ils les ont rapetissé?! Ou alors ça faisait vraiment très longtemps que j’en avais pas commandé parce que je n’avais pas souvenir d’un aussi petit burger. Ca m’a contrarié.

Dans ce restaurant, des écrans diffusant des clips sont disposés un peu partout. Ca m’a permis d’effectuer une rapide mise à jour sur ce qui se produit actuellement dans l’industrie musicale (étonnamment, la réponse est : de la merde).

J’y ai ainsi vu un clip de Madonna, Turn Up the Radio (note l’originalité du titre, appel  désespéré à peine voilé qu’on pourrait traduire par: « écoutez ma chanson, je vous en supplie »). Il m’a curieusement fait penser au clip de Louxor, j’adore mais surtout, en voyant Madonna, j’ai pensé aux Yeux sans visage: elle est tellement botoxée, maquillée, sur-éclairée, que son visage se réduit désormais à un espace blanc entouré de cheveux blonds et dont n’émergent que 2 yeux et une bouche. J’en ai déduit qu’il y avait en elle davantage de l’inquiétante étrangeté du film de Franju que dans tout Holy Motors et j’ai trouvé ça d’une ironie assez réconfortante.

Suivait un clip des Beach Boys, That’s why God made the radio, tiré de leur dernier album sorti en 2012 et que je n’ai pas voulu écouter. C’était assez triste (et la chanson, et le clip) comme je le craignais. En faisant une petite recherche j’ai découvert que l’un des morceaux figurant sur ce disque était co-écrit par Bon Jovi. Tristesse, encore.

Enfin, un clip de Justin Bieber, featuring le dénommé Big Sean (déjà…). Sans intérêt évidemment jusqu’à l’apparition de Michael Madsen. Michael Madsen nom de Dieu… Mr Blonde dans Reservoir Dogs, Budd aka Sidewinder dans Kill Bill… Dans un clip de Justin Bieber putain… Ca m’a déprimé.

Heureusement juste après j’ai vu Populaire et c’était absolument super : j’en parlerai dans mon top films.

L’homme moderne

Il y a dans la formidable série The League un formidable épisode au cours duquel le formidable Taco – personnage « lunaire et décalé » comme on dirait sur Le Monde des Séries ou Télérama, ce qui équivaut à peu près à la même chose, en fait un sympathique abruti au QI d’autant plus atrophié qu’il passe ses journées à fumer de l’herbe – pense avoir trouvé le filon ultime avec sa dernière invention : des petites serviettes en papier qu’on pourrait placer dans son caleçon afin d’essuyer en toute discrétion la petite goutelette indésirable post-pipi qui nous a tous tracassé à un moment ou un autre.
NE ROUGIS PAS, NE ME MENS PAS, ne te mens pas à toi-même, regarde-toi en face, tout ça est on ne peut plus normal.

Bref, Taco a trouvé la solution. A un moment, l’immmmonde Ruxin va pisser, se retrouve avec une tache sur son fute, commence à s’essuyer, la baby-sitter débarque, elle pense qu’il est en train de se branler et lui fait du chantage, super super épisode, avec une prestation superlative du génial El Cuñado, bref, c’est super The League, je t’en toucherai peut-être un mot 1 2 C 4 comme on dit plus depuis 2008.

Eh bien Taco avait vu juste.
Taco avait vu Le Futur.
Taco, mon pote, this one’s for you:


Less insecurity, more confidence.

Merci Drysec: je n’ai pas encore utilisé le urinal wipe-dispenser mais je me sens déjà mieux.