#5 Austin Powers 2, l’espion qui m’a tirée – The Spy Who Shagged Me

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Austin Powers s’est très bien adapté aux années 90. Il a repris son activité de photographe de mode et vit avec sa femme Vanessa. Mais le sinistre docteur Denfer rêve toujours de l’éliminer. Il construit pour cela une machine à explorer le temps et remonte en 1969 pour extraire la libido du corps congelé d’Austin Powers, le « mojo ». Le super espion ne pouvant rester dépourvu de son pouvoir d’attraction, il fait lui aussi le voyage et retrouve son ennemi mortel sur la Lune. Escorté par l’agent Felicity Bonnebez, Austin Powers va une fois de plus faire échouer ses plans diaboliques.
(Allocine)

Ca parait sans doute dingue maintenant, notamment pour les plus jeunes qui ne voient peut-être pas du tout de qui il s’agit, mais à l’époque de la sortie de ce deuxième volet, Mike Myers était un peu le roi du monde de la comédie : il sortait d’une brillante carrière au Saturday Night Live, puis du succès des 2 volets de Wayne’s World, puis de celui du premier volet des aventures d’Austin Powers. Celui-ci a marché encore plus fort, à tel point que le 3 allait encore plus loin : plus de moyens, de promo, de stars… pour un résultat un peu décevant. Mais quand même très chouette : j’avais été assez déçu à l’époque et en le revoyant, ben c’est vraiment pas mal, notamment grâce au personnage de Goldmember, excentrique rouquin néerlandais amateur de peaux mortes (rien que ça…).

Bon, toujours est-il que j’ai vraiment hésité entre le 1 et le 2 et c’est finalement celui-ci qui l’emporte d’une courte tête en raison de tout ce qui gravite autour du Dr Evil : ses sbires, son fils (Seth Green en caricature d’ado mal dans sa peau et en rébellion contre son géniteur) et bien sûr Mini Moi. Nom de Dieu, ça va loin avec lui quand même !

Ce que j’aime dans cette franchise, c’est qu’outre les gags et situations qui me font mourir de rire, on sent en permanence la tendresse de Myers pour son personnage et tout ce qu’il représente (l’amour libre, l’esprit des années 60 et du swinging London pour faire court). Ca transparaît également à travers le featuring de Burt Bacharach dans les 2 premiers volets. C’est con mais ce sont 2 passages qui m’émeuvent à chaque fois car c’est quelqu’un pour qui j’ai une énorme admiration et qu’il en va manifestement de même pour Myers. Et puis si on grossit évidemment le trait niveau costumes et décors (mais c’est la règle du jeu dans une parodie), il ne fait pas n’importe quoi, au contraire : Burt Bacharach en guest-star donc mais aussi Elvis Costello, des références en veux-tu en voilà à James Bond bien sûr mais aussi Danger Diabolik, Notre Homme Flint etc. Enfin, on reconnaît dans le groupe qui joue sur les brefs jingles qui parsèment le film, les excellents Susanna Hoffs et Matthew Sweet. C’est précis quand même !
Ce sont des films que j’avais adoré à leur sortie et je pensais qu’ils avaient pris un petit coup de vieux mais pas du tout, ils restent tout aussi drôles, rythmés, attachants. C’est une très bonne surprise.

Et donc, pour en revenir à ce que je disais en introduction, c’est un peu dingue cette trajectoire du principal intéressé puisque Mike Myers a aujourd’hui totalement disparu des radars. Il a fait la voix de Shrek puis écrit, produit et interprété Love Guru qui s’est bien planté et puis plus rien (hormis une apparition étonnante dans Inglorious Basterds). Je me demande si ce retrait est un choix personnel ou s’il est tout simplement jugé has been. Je sais pas.

Dans le même registre, je recommande donc :

Austin Powers (le 1)
Austin Powers dans Goldmember (le 3)

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