Top cinéma 2015 – 4ème partie : best of

Au menu aujourd’hui, des films que je trouve plutôt ou carrément bons, et que j’ai aimés. Toujours sans classement.

Get Hard

Tu connais désormais mon admiration, que dis-je, ma passion, pour la comédie américaine contemporaine en général et pour Will Ferrell en particulier : je ne pouvais pas passer à côté de Get Hard.
Ferrell y incarne une sorte de Bernie Maddof un peu benêt lui mais qui se fait également gauler et condamner à une peine de prison ferme. Blindé de thunes, totalement déconnecté de la réalité et a fortiori de l’univers carcéral, il demande au gars qui s’occupe de ses voitures de le coacher pour être prêt à affronter son futur quotidien en prison. En effet, le gars en question (Kevin Hart, pénible, comme toujours) est noir donc dans sa tête de blanc déconnecté de la réalité, il a forcément déjà fait de la tôle et pourra le préparer à ce qui l’attend. Kevin Hart, brave petit père de famille qui rêve d’améliorer son quotidien et de faire croître sa petite entreprise, ne le contredit pas et accepte car il a besoin d’argent.
Le pitch est drôle et si le film aurait pu être meilleur, Ferrell est génial, comme d’habitude : il faut le voir, trader richissime, flipper à l’idée de passer plusieurs années en prison et donc devenir la proie des caïds et gangs en tout genre, puis, au terme de sa « formation », se muer en véritable gangsta.
Bonne comédie potache donc, un peu plombée par les bons sentiments dont le pénible Kevin Hart se fait le convoyeur. Mais nom de Dieu de bordel de merde, quel putain de génie ce Will Ferrell. Et puis y a Alison Brie à moitié à poil. NEED I SAY MORE?

J'aime cet homme. Et cette femme.
J’aime cet homme. Et j’aime cette femme.

Ant Man

J’ai vu peu de blockbusters cette année, et ceux que j’ai vus m’ont profondément ennuyé (Star Wars, Jurassic World). Ant Man est l’exception qui confirme la règle mais je ne suis pas sûr qu’il puisse être considéré comme un blockbuster à proprement parler (un blockbuster à la Avengers ou San Andreas par exemple) : c’est réalisé par Peyton Reed, jusque là plus connu pour ses comédies (l’excellent Yes Man avec Jim Carrey par exemple), c’est starring Paul Rudd aka L’homme le plus sympa du monde© et habitué des meilleures comédies lui aussi et puis… ben… comment dire… c’est un homme fourmi quoi. LOL.
Là où le film est malin c’est qu’il ne nie jamais le potentiel comique dû à l’improbabilité de la nature de son héros. Ant Man est donc un film de super-héros relativement classique dans son déroulé (le mec ordinaire sur qui ça tombe sans qu’il ait rien demandé, la belle, le méchant qui a des vues sur la belle, la rédemption personnelle qui accompagne le combat bigger than life etc) mais il est sans doute le plus drôle. Et il est vraiment très drôle grâce notamment aux sidekicks de Paul Rudd, plus particulièrement au toujours excellent Michael Peña, immense je-le-connais-mais-je-sais-jamais-comment-il-s-appelle, que ceux qui savent ont notamment pu apprécier dans Observe and Report et dans la saison 2 de Eastbound and Down.
Et puis y a le grand Michael Douglas et la sublime Evangeline « Kate Austen » Lilly, non franchement c’est super. Déjà envie de le revoir.

Un film comme ça.
« Ant Man, c’est comme ça. »

Mad Max: Fury Road

Ca j’ai également du mal à le considérer comme un blockbuster mais pas pour les mêmes raisons : j’étais un peu sceptique mais faut avouer que c’est assez radical ! J’en viens presque à regretter que le film véhicule un message, aussi infime soit-il : l’action brute, décomplexée et virtuose fait tendre le film vers l’objet quasiment expérimental et ça m’allait très bien. J’en dis pas plus, le film ayant été abondamment et brillamment disséqué sur la Toile par des gens beaucoup plus intelligents et intéressants que moi.

Assurément LE personnage portnawak de l'année.
Assurément LE personnage portnawak de l’année.

The Visit

On est loin des réussites passées mais ça fait quand même plaisir de retrouver en partie le Shyamalan qu’on aime, que j’aime en tout cas. Pas grand chose à dire de plus: c’est simple, malin, assez drôle, raisonnablement flippant. « De la belle ouvrage ». Mais quand on y pense quand même… Au début des années 2000, ce mec était le nouveau Spielberg, à la fois adulé des critiques (dans leur grande majorité) et du public. Chacun de ses nouveaux films créait l’événement. Aujourd’hui The Visit sort en catimini et tout le monde s’en fout. Comme quoi, la routourne tourne vraiment, et ça c’est une leçon à méditer.

En cherchant une image d'illustration, suis tombé sur d'excellents photogrammes bien flippants quand même. Mais je voudrais pas spoiler.
En cherchant une image d’illustration, suis tombé sur d’excellents photogrammes bien flippants quand même. Mais je voudrais pas spoiler.

Ricki and the Flash

Ca commence comme une comédie pour vieux, avec des gags de vieux, sur les vieux. Rires des vieux, nombreux (Meryl Streep oblige sans doute), dans la salle. Mais c’est fait avec sincérité, au premier degré et s’il y a bien une chose qu’on peut accorder à Jonathan Demme, c’est d’aimer, et de savoir filmer la musique. Il filme ainsi les chansons (des reprises, puisque le film raconte l’histoire d’une musicienne qui a quitté sa famille pour accomplir son rêve de rock’n’roll star mais galère depuis des années dans un groupe de bar) dans leur intégralité la plupart du temps et ça fait évidemment toute la différence. En enregistrant et en retranscrivant les prestations de ce groupe gentiment pathétique de vieux rockers sur le retour comme s’il s’agissait des Stones, il rend un touchant hommage à tous les groupes gentiment pathétiques de vieux rockers sur le retour du monde.
Se greffe à cela une jolie histoire de lien défait et à renouer, touchante elle aussi, et traitée avec beaucoup de justesse, d’autant que le rôle de la fille est interprété par la propre fille de Meryl Streep, et l’ex-mari par le toujours excellent Kevin Kline. Le prototype du « joli film » au final, dont on ressort avec un sourire sincère. En n’ayant plus aucune envie de faire des remarques désobligeantes sur la fille moche de Meryl Streep.

Le toujours excellent Kevin Kline dans le rôle de l'ex-mari.
« Ne me traite jamais, jamais… jamais… de débile »

A trois on y va

« Joli film » encore, paré d’un vernis QFA (Qualité Française Auteuriste). C’est donc littéraire mais pas trop, auteurisant mais pas trop, grand public mais pas trop, subversif mais pas trop. C’est un film du miyeu en fait, et il pourrait aisément basculer dans la partie basse de mon top. D’autant qu’il y a un sévère côté « ta bite a un goût » dans les dialogues de Bonnell : il sent bien que parler des amours de ces jeunes adultes, raconter leur quotidien sentimental dans un décor et un contexte relativement réalistes, nécessite de sa part une certaine décontraction, un certain naturel, qu’il a bien du mal à retranscrire parce que précisément pas naturel chez lui. Jérôme Bonnell est un cinéaste très sensible et un peu précieux, et c’est très bien, c’est ce qu’on apprécie chez lui mais lorsqu’il se fait violence et fait parler ses personnages comme ils seraient censés parler dans la vraie vie, ça fait un peu pitié. Je n’ai plus les exemples précis en tête mais j’ai vraiment eu le sentiment de me retrouver face à un premier de la classe qui essaie d’avoir l’air cool en se prétendant fan de Snoop Dogg.
Je pinaille car encore une fois, c’est un joli film, mais le pinaillage C’EST Grande remise. Et c’est pour ça que tu m’aimes au fond.

J'ai omis de mentionner que ça s'achève sur le sursublimissime The Ocean de Richard Hawley et ça évidemment c'est un gros plus.
J’ai omis de mentionner que ça s’achève sur le sursublimissime The Ocean de Richard Hawley et ça évidemment c’est un gros plus.

Toute première fois

Ce top est vraiment interminable, j’arrive pas à faire court. On dirait donc que c’est sur ce film là que ça tombe : comédie française / Pio Marmaï / malin / drôle / mignon

Au centre, Franck Gastambide, une des Kaïra. J'étais au lycée avec un Gastambide, un sacré petit con. Je me demande toujours s'ils ont un lien de parenté.
Au centre, Franck Gastambide, une des Kaïra. J’étais au lycée avec un Gastambide. Un sacré petit con. Je me demande à chaque fois s’ils ont un lien de parenté.

Mission Impossible – Rogue Nation

Action / Acteur nain / Bonjour Madame / Le Troisième Homme

Je vais quand même préciser un peu ici parce qu’il est vraiment balèze l’Acteur Nain : il fait un film par an (un film seulement je veux dire), du coup il fait l’événement mais comme il est aussi fort qu’il est petit, il s’agit toujours d’un bon film : l’an dernier Edge of Tomorrow par exemple, et cette année, MI5 donc. Plus classique que ses prédécesseurs, il porte la patte de son réalisateur, Christopher McQuarrie, scénariste émérite et spécialiste es-film noir. D’où ce final très Troisième homme de Carol Reed : Londres (Vienne aura joué son rôle dans la 1ère partie du film), nuit, humidité, brume et quasi-noir et blanc. Classique et classieux donc.

Acteur Nain + Bonjour Madame
Acteur Nain + Bonjour Madame

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