#37 The High Llamas – Hawaii

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Ah pour disséquer le documentaire sur Zahia, les bouses littéraires ou cinématographiques et les coupes de douille des footballeurs y a du monde mais pour parler d’un disque qui m’a autant marqué… (je dis pas « changé ma vie » mais c’est uniquement parce que j’assume pas le caractère pompeux de la formule. Top 3 des disques-séismes dans l’ordre chronologique de leur découverte : 1 The SmithsHatful of Hollow 2 The High LlamasHawaii 3 The ByrdsSweetheart of the Rodeo).

En tout cas, s’il ne fallait en garder qu’un sur les 100, ça serait celui là. Depuis de nombreuses années maintenant, donc je suis plutôt sûr de mon choix.

Les High Llamas, c’est le groupe qui me parle comme aucun autre, tout simplement. A la fois théorique et immédiat, il réunit absolument tout ce que je cherche dans la musique. Ce disque foisonnant, léger, euphorisant, mélancolique, moderne, nostalgique, d’une élégance rare m’a ouvert sur tellement de nouvelles œuvres et de nouveaux univers, m’a tellement affecté dans ma vie de tous les jours même que ne saurais pas par où commencer si j’avais l’occasion d’en parler à Sean O’Hagan. D’ailleurs je n’ai pas trop su quoi lui dire lorsque j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec lui après un concert. Hawaii, c’est mon Eden musical absolu, la matérialisation sonore de mon Eden tout court.

J’arrête, Sean lui-même a parfaitement résumé l’affaire : « I give up, this litterature is fluff ».

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Woods – La Dynamo, Toulouse

J’aime bien la Dynamo. C’est assez inexplicable, ça tient à une atmosphère générale. J’aime bien le lieu, j’aime bien l’ambiance qu’il y règne. Et j’y ai vu un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté ces dernières années, celui de Gruff Rhys.

J’aime bien la Dynamo mais pour une raison seulement connue de mon subconscient, je pensais que Woods se produisait dans une autre salle (le Saint des Seins, que j’apprécie nettement moins). Du coup je me rends d’abord au Saint des Seins mais j’ai un doute en arrivant, je vérifie sur le billet, je réalise mon erreur, je me maudis, je dois repartir dans l’autre sens blablabla, du coup je stresse parce que j’ai peur d’arriver vraiment à la bourre blablabla.

En fait ça va, j’ai « juste » raté la 1ère partie assurée par les toulousains The Deserteurs. Dommage car parmi les gus qui s’affairent sur scène pour enlever le matériel, je reconnais le gars qui était monté sur scène pendant le concert de Nick Waterhouse. J’aurais quand même bien aimé voir de quoi il est capable ce branlou.

Bon, Woods donc. De belles choses, d’autres plus quelconques. Très bien leur dernier album mais j’y vais davantage par curiosité que parce que j’apprécie le groupe. Qui est pour moi, un peu comme Real Estate, l’un des prototypes actuels de l’indie-pop telle qu’on la conçoit traditionnellement : des chansons classiques ou proto-classiques, qui pourraient aussi bien être enregistrées en 2003 qu’en 1988 ou 2014, plutôt mélancoliques, une instrumentation traditionnelle (guitare, basse, batterie, et c’est tout), jouées-composées par des mecs au look de mecs un peu introvertis.

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Je trouve pas d’image du groupe tel qu’il était sur scène, avec un autre batteur et un autre bassiste. Celui sur la photo, Kevin Morby (2ème en partant de la gauche), évolue désormais en solo et sera également en concert à Toulouse dans quelques jours.

C’est en tout cas très exactement ce à quoi ressemblent les autres mecs ceux de l’assistance : trentenaires, un peu dégarnis, barbus, lunettes, t-shirts de groupe ou chemise à carreaux, ne respirent pas la joie de vivre. Un public qui me ressemble un peu trop pour que ça me déprime pas pour tout le reste de la semaine.

Woods prend la scène peu après mon arrivée sur les lieux. Puis la quitte un peu plus d’une heure plus tard. Dans l’intervalle c’est parfois beau, parfois longuet. C’est toujours un peu la même chanson faut dire. Ou les 2 mêmes chansons : l’une happy-sad, très indie-pop donc, l’autre plus psychédélique, plus longue, taillée pour la scène. Je me fais un peu chier puis je me dis que c’est beau quand même. Puis je me refais un peu chier. Puis je me redis que blablabla.
Sur It Ain’t Easy, Jeremy Earl et sa voix mi-haut perchée, mi-étranglée, chantent : « it ain’t hard to say it ain’t easy / looking for different ways to make things stay the same ». « Chercher des façons différentes de garder les choses telles quelles. » : ça résume assez bien la musique de son groupe. Ca résume aussi probablement assez bien la philosophie de son public d’adolescents attardés.

Bon weekend mes petits chatons.

#36 The Heavy Blinkers – The Night and I Are Still So Young

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Parmi la longue cohorte de disciples des Beach Boys apparus à travers les décades, les Heavy Blinkers font à coup sûr partie des plus doués. Et là je me mords les doigts de ne pas avoir fait figurer dans ce top les jeunots d’Explorers Club dont le premier album, Freedom Wind, est quand même une putain d’incroyable tuerie de pop californienne pur jus. C’est le vie comme on dit à Venice beach.

Les canadziens Heavy Blinkers (de Halifax sur la côte Est) évoluent davantage dans la catégorie des High Llamas, à savoir celle des groupes influencés par les Beach Boys d’après Pet Sounds, pour lesquels aucune orchestration n’est trop luxuriante, trop délicate ou trop sophistiquée. Et pourtant, malgré le savoir-faire et l’érudition, ici aussi, tout est d’une légèreté, d’une grâce folles. Ambiances doucement aquatiques, soul, folk voire country : tout concourt à un sentiment de bien-être teinté de mélancolie. C’est vraiment sublime et un des sommets du genre.

Leur album précédent, Better Weather, fait également partie de mes favoris et contient une de mes chansons préférées de tous les temps, I Used to Be a Design.

Leur album suivant, Health, qui a mis 9 ans à voir le jour et qui est sorti l’an dernier, m’a en revanche énormément déçu. Le leader et fondateur du groupe, Jason Mac Isaac, s’est retrouvé seul aux commandes et l’album, d’un raffinement sans doute encore supérieur à ce à quoi le groupe nous avait habitués, pêche par excès de sophistication et d’ambition (c’est une sorte de concept album sur la guerre. Enfin, je crois). Sans la légèreté ni la joie des précédents enregistrements, la musique passe de mélancolique à grave, dramatique voire plombante. Beau par moments mais trop retors, trop de circonvolutions. Presqu’indigeste au bout du compte.

Mais The Night and I Are Still So Young, entre Brian Wilson, Burt Bacharach, Harry Nilsson et quelques autres orfèvres pop de la fin des années 60 est une vraie pépite qui mérite qu’on s’y attarde encore et encore. Il fait en tout cas partie des quelques albums de mon top qui sont encore largement méconnus donc ça me ferait plaisir que tu y jette une oreille et que tu prêche à ton tour la bonne parole.

Des lendemains qui chantent – critique

Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné… Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90. (Allocine.fr)

J’avais 8 ans en 1981 : je me souviens parfaitement du 10 mai et des cris de joie qui résonnèrent dans la maison familiale lorsqu’apparut le visage minitélisé de François Mitterrand sur l’écran de télévision. C’est donc autant par nostalgie pour la période retranscrite que par curiosité ou véritable intérêt pour le film que je suis allé voir Des lendemains qui chantent, le premier film de Nicolas Castro (8 ans en 81 lui aussi).

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Ca démarre comme un téléfilm de France 2 : manque de moyens dans la reconstitution (manque de figurants notamment), pas vraiment d’identité visuelle, ça ronronne pépère. Et puis je suis peut-être un peu maniaque là-dessus mais je les ai vécues ces années-là donc je sais de quoi je parle (même s’il ne t’aura pas échappé depuis le temps que je sais TOUJOURS de quoi je parle) : plus que de moyens (ça c’est pas vraiment la faute du réalisateur le pauvre) ça manque vraiment de précision dans la reconstitution. J’entends par là que les personnages ont l’air déguisés : on leur change vaguement la coupe de douilles, on les affuble d’une fausse barbe, d’un sous-pull acrylique, d’un blouson en skaï et hop le tour est joué. Ben non, faut être un peu plus rigoureux car là on n’y croit pas vraiment, au sens où on y croit tout de suite devant Munich de Spielberg par exemple. Je cite ce film car il est selon moi un modèle du genre : c’est vraiment bluffant, on jurerait que même les bâtiments en prise réelle sont tous marqués par la patine des 70s. Mais après tout, ça n’est peut-être qu’une histoire de moyens, je ne sais pas (les moyens dont dispose Spielberg comparés aux moyens dont dispose Nicolas Castro forcément..). Plus agaçant ceci dit, le film est truffé d’anachronismes : un sandwich de La mie câline en 81? Des post-it en 85 ? Des Coco girls dans les années 90 ? Allons allons… Moi ça me gêne ce genre d’approximations ou d’arrangements avec la réalité, d’autant plus dans un film dont l’ambition est de retranscrire une période et des évènements bien identifiés, une réalité précisément.

C’est dommage car Des lendemains qui chantent est par ailleurs assez plaisant : personnages bien croqués, avec beaucoup de tendresse, dialogues bien écrits, scénario nous faisant revivre tous les jalons, notamment ceux de la culture populaire et/ou de la « Génération Mitterrand », de ces années d’abord pleines d’espoir puis de désillusion.
Et là Nicolas Castro se montre assez malin : il s’arrange pour faire des 2 héros du film (interprétés par Pio Marmai et Gaspard Proust, tous 2 très bons avec une petite préférence pour le second) des protagonistes importants sinon essentiels de certains évènements parmi les plus marquants des années 80-90 : création du slogan et du logo « Touche pas à mon pote », interviews de Bernard Tapie, Bernard-Henri Lévy, de François Mitterrand lorsqu’il s’offusque d’être interrogé sur les écoutes téléphoniques effectuées par l’Elysée etc. C’est bien vu et ça s’insère parfaitement dans la « petite » histoire du film, celle de ces 2 frères que ces mêmes évènements vont peu à peu éloigner. Les clins d’œil générationnels servent l’intrigue du film, ne se bornent pas à des clins d’œil justement et ça fait mouche. Mention spéciale également au personnage et à l’interprétation de Ramzy, drôle et touchant.

Un bon moment au final : c’est approximatif, souvent naïf et caricatural mais paradoxalement, les nombreux défauts s’effacent devant les quelques qualités et devant la sincérité du propos. Le film a de plus le mérite de s’achever de manière abrupte et sans concession, ne prêtant là encore le flanc à aucune nostalgie facile, c’est bieng. Certes, on a aujourd’hui suffisamment de recul pour ne plus être tenté d’idéaliser ces 14 années de présidence socialiste mais encore fallait-il trouver le juste milieu et ne pas à l’inverse tomber dans le dézinguage systématique. Si les lendemains n’ont peut-être pas chanté, ils ont néanmoins parfois joliment fredonné ( ← poésie/émotion/sourire un peu triste/le temps des cerises). Là-dessus en tout cas, le film est assez irréprochable à mon sens.

Je me demande néanmoins à qui il s’adresse, ce qui a bien pu motiver les investisseurs même : difficile, très difficile pour les moins de 30 ans (ceux qui vont le plus souvent au cinéma donc) de s’y retrouver dans cet océan de références à une période et des évènements politiques, culturels et télévisuels qu’ils n’ont pas vécus. C’est courageux quelque part, suicidaire presque et ça aussi ça me rend le film sympathique.

Nick Waterhouse – Connexion café, Toulouse

Nick Waterhouse est un jeune auteur-compositeur californien (tout est « California » ou « from California » avec lui) qui a également produit le superbe 1er album des Allah-La’s.

Souvent assimilé à la scène neo-soul des Eli Paperboy Reed ou Mayer Hawthorne, son style est en réalité encore plus rétro, subtil alliage de rock’n’roll, jazz et surtout rythm’n’blues, avec une lichette de pop pour faire bonne mesure. En gros, un mec pour qui le public n’est composé que de ladies and gentlemen et qui, s’il avait vécu dans les années 60, aurait jugé les Beatles post-1965 un peu trop expérimentaux.

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Toujours très élégant, quoique dans un style plus casual qu’à l’accoutumée (et le mec rigole moyennement quand il s’agit de style comme le prouve cette petite video), il débarque à Toulouse accompagné d’un batteur, d’un bassiste, d’un organiste, d’une choriste et d’une barytone sax.

Pour l’occasion, le Connexion café réunit tout ce que la ville rause compte de mods, hipsters retro, fanas des late 50s etc. Un public bien stylé lui aussi donc et différent de celui des concerts auxquels j’assiste habituellement, c’est pas désagréable.

Sur ses 2 premiers albums, je trouve Nick Waterhouse un peu trop poli ou policé, soignant avec un poil trop de détails sa patine early 60s. C’est dommage car il n’a pas besoin d’en rajouter : il suffit de le voir, avec son look Ivy League, ses cheveux impeccables et ses petites lunettes, pour comprendre qu’il respire la classe old school. Je réalise immédiatement que sur scène, il fait preuve de nettement plus de nerf : sa voix se fait plus rauque, son style plus brut. C’est peu dire que ça démarre très bien. Au bout du deuxième morceau, on se croirait dans quelque bar de nuit angeleno au tournant des années 50-60.

Seul bémol en ce qui me concerne : il fait une chaleur proprement intenable. Il a fait chaud toute la semaine, la salle affiche complet, le public commence à gentiment se déhancher, il fait chaud bordel. Le genre où, d’abord agacé par les déplacements incessants de certains spectateurs, tu finis par les bénir car leur simple passage près de toi suffit à remuer un salutaire brin d’air. Le genre où des gouttes de sueurs finissent par te couler dans l’oreille. Le genre où, à contrecœur, tu commences à te diriger vers l’arrière de la salle. Qui est fort heureusement une petite salle donc ça ne nuit pas à l’immersion. Qui est totale car le mec sait y faire, et pas qu’un peu.

Après un démarrage en douceur, genre club-interlope-pour-amants-clandestins, il a décidé de nous faire danser. Toujours avec finesse et élégance mais le rythme s’accélère, morceau après morceau. Il parle peu mais il parle bien, présente ses musiciens avec beaucoup de classe et continue à se lâcher, lentement mais sûrement. ET LA IL REPREND TY SEGALL. Bordel. La classe. It’s #3, un de ses plus vieux morceaux, complètement ré-arrangé à sa sauce. Sur sa reprise de The harder they come, c’est un petit peu la folie : « Well if you’re not dancing, you got a problem my friend ». T’inquiète Nick, on danse. Ooooooooooooooh ouiiiiiiiiiiiiiiiii. C’est bon putain.

Là l’élan se brise un peu : un mec (un habitué des concerts toulousains il me semble), monte sur scène une bière pour Waterhouse à la main. Il la lui offre, discute un peu. Le chanteur annonce alors que contrairement à son habitude, il souhaite exceptionnellement un bon anniversaire au gars « because he’s wearing a tuxedo » (pas sûr que ce fut un véritable smoking mais je lui fais confiance. Je crois qu’on peut lui faire confiance en matière de fringues). Ils continuent à dialoguer un peu, ce que Waterhouse qualifiera de « surrealistic comedy show », il reste cool mais on le sent un peu agacé quand même et finit par conclure, alors que le gus se lance dans le public, qu’il s’agit de la « boldest stage invasion » qu’il ait jamais eu.

L’élan s’est un peu brisé mais à peine : ça continue à envoyer classieusement depuis la scène et à danser dans la salle. Sur le tout dernier morceau, il salut une dernière fois le public puis quitte la scène sans s’attarder, laissant la vedette et le soin de conclure à son groupe. La classe jusqu’au bout le mec.

Bon il reviendra quand même pour un rappel. Un nouveau morceau incendiaire tiré de son 1er album qui finit de nous achever : 1h30 de pur rythm’n’blues, raffiné et brut à la fois, toujours très, mais alors très classe. Le mot-clé de la soirée évidemment. Ladies and gentlemen, Nick Waterhouse, from Los Angeles, California.

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#35 Richard Hawley

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Je résume en quelque sorte ce que m’inspire la musique de Richard Hawley dans cet article. Article que je n’aime pas beaucoup car j’y parle particulièrement mal de cet artiste merveilleux mais bon.

Je précise pour les puristes qu’au sein d’une discographie impeccable et dont chaque élément me ravit et me touche profondément, j’ai opté pour son premier album, qui n’est pas un album car c’est un long single (7 titres). C’est devenu un album par la suite (en 2007 pour être précis), lorsqu’il a été réédité et agrémenté de plusieurs titres. C’est cette version là que j’ai retenue.

Et cet « album » ci donc parce que… c’est le premier tout simplement. Parce qu’on y entend pour la 1ère fois la musique et surtout la voix d’un type dont on pressent, même quand on ne sait rien de lui, qu’il a vécu. Et en effet, après les sessions studio avec All Saints (!), les disques des médiocres Longpigs, après l’alcool, la came et enfin les tournées salvatrices en compagnie de Pulp, Richard Hawley a déjà vécu lorsque sortent ses premiers enregistrements véritablement personnels :  il a d’ailleurs 34 ans.

Et puis il y a cette pochette bien sûr, sublime, qui a de plus le mérite (exactement comme celle de son véritable premier album, Late Night Final) d’encapsuler absolument TOUT son univers : l’Angleterre (quoi de plus anglais que le bingo ?), la nostalgie (le manège), le rock’n’roll (total look blue jean), la coolitude (la clope), le romantisme (si on additionne tout ce qui précède).

Comme je le disais dans l’article auquel je renvoie en préambule, le dernier album de Richard Hawley m’a un tantinet déçu. A peine : avec le temps, je l’ai révisé à la hausse. Il est en tout cas celui qui se démarque le plus des jalons que celui-ci a posé il y a plus de 10 ans. Ca n’est sans doute pas un hasard : Richard Hawley fait partie de ses artistes qui ne sont jamais aussi bons que lorsqu’ils creusent encore et encore le même sillon. Et ce sillon, il n’a selon moi jamais été aussi pur et limpide que sur ces tout premiers enregistrements.

Bon, j’arrête là, décidément, je n’arrive pas à écrire de manière satisfaisante sur l’un des artistes contemporains, toutes disciplines confondues, qui me touchent le plus. J’ai vraiment beaucoup, beaucoup d’admiration et d’affection pour cet homme, son art et son parcours, je crois que c’est tout ce que je voulais dire finalement.