Brooklyn Nine-Nine – critique

La vie au sein du commissariat de police de Brooklyn n’est pas de tout repos : une pléiade d’inspecteurs un poil loufoques doivent jongler entre leur mission de protéger et servir les habitants de la ville, leur vie personnelle et surtout celle du bureau. (Allociné.fr)

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Sous son apparence de sitcom anecdotique, Brooklyn Nine-Nine est une série plus subtile qu’il n’y paraît.

Premier bon point :  elle se révèle d’emblée très attachante. Les personnages sont tous bien typés et caractérisés, comme il se doit, et le casting formidablement agencé, comme il le faut. Factice (ie purement « professionnelle ») ou réelle, qu’importe : l’alchimie des acteurs fait véritablement plaisir à voir et leur plaisir à eux, palpable, est communicatif.
En tête et dans le premier rôle évidemment, le génial Andy Samberg (assis sur la photo). Fini le Saturday Night Live pour lui après de longues années de services et autant de sketches mémorables, entre parenthèses son groupe de rap parodique The Lonely Island, auteur de merveilles à reprendre à tue-tête telles que I Just Had Sex, Like a Boss, Threw It on the Ground, Boombox ou bien sûr l’indépassable Dick in a Box. Je pourrais en citer une bonne dizaine de plus. Big fan.

Samberg donc, apporte sans forcer son énergie, son charme rigolard et la touche neo-comédie US à une sitcom relativement sage. Mais c’est justement ce qui est très appréciable dans Brooklyn Nine-Nine : son humour bon enfant, fondamentalement gentil. On se vanne entre potes, on fait des blagues, on a de la répartie, et ce sont ces réparties elles-mêmes, drôles pour les personnages entre eux, qui se révèlent également drôles pour le spectateur. Zéro cynisme ou distance ironique donc, juste le plaisir de se marrer et de faire marrer. Les personnages sont des smartasses mais le regard des auteurs sur eux ne l’est pas du tout. Petit plus granderemisque : Samberg a le bon goût d’arborer dans de nombreux épisodes la superbe tenue blouson en cuir-chemise-cravate chère à notre Bébel national dans ses glorieuses années 70/80. Un gros plus même.

A la mi-saison, la série s’attaque à ce qui, on le devine dès le premier épisode, sera sa colonne vertébrale : l’inévitable et indispensable love-story entre les 2 personnages principaux. Je ne spoile pas, c’est un passage obligé, c’est annoncé dès le premier épisode, ce type de série ne peut tout simplement pas s’en passer. Du classique donc là encore mais qui fonctionne à merveille.

Brooklyn Nine-Nine n’est pas une grande sitcom, ça n’est de toutes façons que la 1ère saison donc on va attendre un peu avant de s’enflammer. C’est en tout cas une sitcom très vite addictive et foncièrement aimable. Elle pratique un humour potache, « familial » disons, sans pour autant laisser sur le côté les amateurs d’humour plus transgressif et trash. C’est suffisamment rare pour être signalé. Donc je signale. De rien, ça me fait plaisir.

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