#30 Mon beau-père et moi

19458150

Greg Focker, un modeste infirmier de Chicago, vit depuis deux mois avec la charmante Pam Byrnes et rêve d’officialiser leur union. Ravie de sa proposition, la jeune femme insiste pour un strict respect des règles bourgeoises : Greg devra obtenir l’accord de son père, Jack. Deux semaines plus tard, le couple fait son apparition dans la luxueuse résidence des Byrnes. Accueilli à bras ouverts par la mère de Pam, Dina, Greg décèle d’emblée une certaine froideur chez Jack. Ce dernier ne compte pas « céder » sa fille chérie au premier venu. Bien décidé à emporter la mise, Greg, nerveux, se met en quatre pour s’attirer la sympathie et le respect de son beau-père, ancien agent de la CIA, mais toutes ses amabilités, toutes ses plaisanteries tombent à plat face à cet homme crispé, possessif et paranoïaque. (Allociné)

On ne cite jamais son nom parmi les meilleurs comedy makers contemporains mais Jay Roach est derrière la trilogie Austin Powers, derrière celle-ci (réalisateur des 2 premiers volets, producteur du 3ème), et il a également réalisé le génial The Campaign (Moi, Député) avec Will Ferrell et Zach Galifianakis. C’est pas rien. D’aucuns (moi par exemple) diraient même que c’est beaucoup.

Bon, tout le monde le connait par coeur celui-là aussi non? Je l’ai encore revu y a 3 semaines, je me suis toujours autant marré. Un classique instantané, un vrai best of, constitué uniquement de temps forts.

Sa particularité en ce qui me concerne, c’est que contrairement à toutes les comédies américaines contemporaines de la même veine (pour faire court : je veux dire les films des Farrelly, d’Apatow, du Frat Pack) qui ne sont regardables qu’en VO, je continue à regarder celui-ci en VF. Je l’ai regardé en VO une fois et… c’était moins bien tout simplement. « Focker », le nom du personnage interprété par Ben Stiller passe mieux que « Furniquer » évidemment mais c’est bien tout… « La guigne » bordel !

"Oh! Pardon..."
« Oh! Pardon… »

#27 Mary à tout prix

mary-a-tout-prix
Ted, le loser, décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary. Il engage un détective privé, Pat Healy, pour la retrouver. Persuadé qu’il a affaire à un dégénéré, Healy file à Miami et retrouve Mary. Elle est belle, gentille, s’occupe d’enfants handicapés et elle est célibataire. Decidé à garder Mary pour lui, il raconte à Ted qu’elle est devenue grosse, qu’elle est paralytique et qu’elle a quatre enfants. Mais Tucker, un architecte, est également amoureux de Mary. Il va faire cause commune avec Healy pour se débarrasser de Ted qui finalement a décidé de venir à Miami.
(Allocine)

4ème film des frères Farrelly dans mon top. J’ai hésité mais merde… C’est un classique ! Avec au moins 3 séquences « cultes » et inépuisables (j’utilise des guillemets car je n’aime pas cet adjectif mais bon…) que tout le monde retiendra : l’accident de fermeture Eclair de Ben Stiller, le sperme dans les cheveux de Cameron Diaz, le combat chien amphétaminé/Ben Stiller. Pas grand-chose à dire de plus : tout le monde le connaît par cœur et sait à quel point c’est génial non ?

Top 2014 – cinéma – j’ai pas aimé

Première salve de mon top cinéma 2014 : les films que je n’ai pas aimés, sans ordre particulier.

Les Francis

Pourquoi je me suis lancé là dedans ? Mystère… C’est, selon une une expression que j’affectionne particulièrement, « ni fait, ni à faire ». C’est simplement très mauvais, jamais drôle, monté et réalisé avec les pieds etc. Ca a dû coûter une blinde en plus (pas mal de décors naturels différents, superbes évidemment puisque l’action se déroule en Corse, seconds rôles « prestigieux » de Claudia Cardinale et Jacques Dutronc). Je ne sais plus qui disait qu’il y avait des films longs courts et des films courts longs : Les Francis est un film très court interminable.

 

Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu ?

Eeeeeeeeeeevidemment que c’est nul et que je le savais. Mais j’aime bien me rendre compte par moi-même de la nature exacte de ces « phénomènes de société » (ceci étant, j’ai toujours pas vu Intouchables ni Avatar). Là j’ai pas été déçu : mal branlé, mal dialogué, bourré de clichés alors qu’il est supposé les combattre, le film a au moins le mérite de démontrer une nouvelle fois (malgré lui bien sûr) que les 3 religions monothéistes sont aussi rétrogrades et misogynes l’une que l’autre. Juifs, chrétiens et musulmans sont d’accord sur un point :  une femme ça ferme sa gueule, ça reste en cuisine et ça sourit tendrement devant la puérilité de ces gros bêtas de maris. Un film à montrer à tous ceux pour qui les scores stratosphériques du FN sont un sujet de questionnement. Sur un simple plan cinématographique, c’est le plus mauvais truc que j’ai vu depuis des années. Pire que Les Francis, ce qui n’est pas peu dire. PIRE QU’HOLY MOTORS. Capisce?

PHOdfbe7354-01ad-11e4-b02d-f682f23cf73b-805x453
J’ai chopé cette photo réunissant tous les protagonistes dans une église catholique donc, sur le site du Figaro. C’est génial.


Belle comme la femme d’un autre

Presqu’aussi puant idéologiquement parlant. Ca démarre comme une comédie du remariage à la Framçaise, pantouflarde mais parfois drôle/mignonne. Et puis le film déroule peu à peu son propos et il est gerbant. Le mec, évidemment vieillissant (Olivier Marchal, toujours sur les bons coups lorsqu’il s’agit de jouer les gros beaufs) veut donner une bonne leçon à sa future femme jalouse et évidemment vieillissante qui au départ voulait tester sa fidélité (Zabou Breitman, toujours très bien) en se tapant une jeune bombasse (Audrey Fleurot, ni bien ni mal : sans intérêt). Il se la tape, il lui donne donc une bonne leçon à cette conne un peu trop jalouse et pas assez sûre d’elle (et trop vieille), et finit avec la bombasse. Tout ça est probablement supposé se voir exonéré d’une quelconque misogynie par le simple fait d’être mis en scène par une femme. Dégueulasse.

 

Joe

J’en démords pas : ce film est complètement con. Vite, Pineapple Express 2 !

 

Godzilla

Les 2 seuls « vrais » acteurs du film sont dégagés passée la 1ère demie-heure. C’est con parce que du coup on se retrouve avec 2 endives adolescentes qui ont bien du mal à nous faire croire qu’ils sont déjà parents. Bilan :  les scènes avec que des monstres = pas mal; les scènes avec des humains dedans = très embarrassantes.

C'est quand même très très con d'avoir construit le film autour du plus mauvais acteur des 2
C’est quand même très très con d’avoir construit le film autour du plus mauvais acteur des 2


La vie rêvée de Walter Mitty

Il y a 10 ans, Ben Stiller aurait fait de ce film une parodie. Tristesse.

 

X men : days of future past

L’exemple parfait de la fausse bonne idée. Le 1er X-Men (réalisé par Bryan Singer) était super et il a cartonné. Le X-Men Origins sorti il y a 2-3 ans (réalisé par Matthew Vaughn) était super et il a cartonné. « Hey, on va mélanger les 2, on va faire bosser ensemble Singer et Vaughn et on va faire un film super qui va cartonner ! » Sauf qu’évidemment, ça n’est pas aussi simple que ça : intrigue trop tarabiscotée et surtout beaucoup trop de personnages et de stars. On imagine sans mal les avocats et agents sur le plateau et dans la salle de projection test, chronomètre en main, en train de vérifier que Jennifer Lawrence n’est pas lésée dans son temps d’apparition à l’écran par rapport à Hugh Jackman, ce dernier par rapport à Michael Fassbender, ce dernier par rapport à Omar Sy. Ah non merde ça marche pas là. Quoi qu’il en soit, même si c’est pas désagréable, c’est ni fait ni à faire là encore.

x-men-days-of-future-past-official-trailer-2-01
Starring James Mesut Ozil Mc Avoy


L’amour est un crime parfait

Très enthousiaste à la sortie, beaucoup moins maintenant. J’ai voulu le revoir et je l’ai donc revu mais le problème c’est qu’au milieu, j’ai lu le roman de Philippe Djian… Et s’il n’est pas exempt de défauts, il a néanmoins révélé que les Larrieu s’étaient pas vraiment foulés sur le coup voire même qu’ils avaient sabré/édulcoré pas mal de choses intéressantes. Second visionnage très décevant donc puisque je passe de jaiaimé à jaipaaimé.

 

Her

Le film figurait dans une liste des « 20 films sur la solitude à voir » au milieu de titres de très bonne tenue. Comprends pas : c’est quand même super léger théoriquement parlant. Après… c’est pas déplaisant non et c’est bien réalisé. Juste joliment chiant et joliment inconséquent. J’en parle davantage ici. En relisant je me rends compte que j’avais nettement plus aimé que je le pensais mais avec le recul il ne m’en reste que les pantalons taille haute de Roaquine.

 

Deux jours une nuit

Bon c’est très bien en fait, y a pas de problèmes. Enfin, si, justement. UN problème. Je peux pas. C’est plus fort que moi, je peux pas. J’y arrive pas. Elle me gâche tout. Je prie pour qu’elle joue jamais dans un film de Wes Anderson.

Ca devait bien finir par arriver : elle regrette d'avoir appelé son fils Marcel.
Ca devait bien finir par arriver : elle regrette amèrement d’avoir appelé son fils Marcel.

 

Interstellar

Pas inintéressant mais beaucoup trop long et une résolution grotesque qui ruine ce que je me forçais déjà à sauver. Hey les mecs, sérieusement, revoyez 2001 avant de vous palucher sur ce prétendu nouveau Kubrick ! Non mais sans déconner…

 

The Homesman

J’ai pas trouvé ça mauvais à proprement parler mais le film a toujours le cul entre 2 chaises : entre ses 2 personnages principaux, entre Eastwood et Peckinpah, entre sécheresse et profonde humanité mais sans jamais choisir son camp ni, à l’inverse, embrasser tout ça dans un même élan romanesque. Faute de talent sans doute. Tommy Lee Jones est pas un mauvais gars mais bon… Ca fait quand même plaisir de revoir Hilary Swank, j’ai l’impression qu’elle avait complètement disparu.

Avec une actrice qui a débuté dans Beverly Hills et le papa de Betty Draper
Avec une actrice qui a débuté dans Beverly Hills et le papa de Betty Draper


Aimer boire chanter

Un « bon » film là aussi mais malgré tout le respect, l’admiration et l’affection que je peux avoir pour Alain Resnais, c’est vraiment l’exemple type de film de vieux monsieur… Clins d’oeil appuyés, mise en abyme pataude, rien ne manque. J’ai eu du mal à aller jusqu’au bout.

 

Nos pires voisins

Tu commences à connaître la maison, tu te doutes donc que c’est un film que j’attendais particulièrement. Je suis très déçu : quelques bons passages, quelques bons gags mais trop peu. Manquent également l’habituel vernis humaniste, le regard empathique. La « morale » de l’histoire est quand même d’une platitude assez désespérante et surtout inhabituelle chez des gars qui justement nous ont habitué à beaucoup de finesse et de justesse dans la peinture du couple et des rapports humains en général. J’espère qu’ils (les rejetons de la « famille » Apatow) ne sont pas en train de se reposer sur leurs lauriers parce que là c’est vraiment l’impression que ça donne.

Une des bonnes scènes (la Guigne ! )
Une des bonnes scènes (la Guigne ! )

La Vie Rêvée de Walter Mitty – critique

Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l’action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu’il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais. (Allocine.fr)

Bon, je serai bref : Ben Stiller a jumpé le shark. Ca fait mal mais faut être honnête. C’est pas son Tchao Pantin non plus car le film n’est pas un drame : il reste sur le terrain de la fantaisie sentimentale mais il nous assène durant 2 heures une leçon de vie qu’il aurait parodiée il n’y a pas si longtemps.

Ben Stiller est donc plus grand que Kristen Wiig. OK.
Ben Stiller est donc plus grand que Kristen Wiig. OK.

Et encore, ça n’est pas tant le « message » délivré qui est gênant, plutôt la manière dont il est délivré. Long, sans aucun rythme, balourd, cliché, pompeux, Walter Mitty échoue dans à peu près tout ce qu’il tente – les scènes de comédie, les scènes sentimentales, les scènes fantasmées. Au début, on se force un peu à sourire, c’est Ben Stiller, merde… On se force à trouver ça mignon, c’est Kristen Wiig, merde… Mais on comprend assez vite que ça ne va pas l’effectuer. Et ça fait de la peine parce que c’est Ben Stiller/Kristen Wiig, merde…

Pire : ça agace. Ca monte crescendo, lentement mais sûrement, et ça trouve son apothéose dans la conclusion hautement prévisible mais pas moins édifiante pour autant du pseudo Mac Guffin (la découverte de la photo manquante) : Walter Mitty est d’une prétention assez détestable. Sans doute l’aurait-il moins été si Ben Stiller ne s’était pas attribué le rôle principal. En l’état c’est donc nul ET agaçant.

Mauvaise pioche donc pour mon premier film de 2014. Je compte sur les Larrieu bros pour rectifier le tir, malgré Maïwenn et Sara Forestier (L’Amour est un crime parfait). Il va falloir qu’ils fassent trrrrrrèèèès fort mais ils en sont capables.

Lincoln

Je n’ai pas vu les 2 derniers Spielberg. Tintin je voulais le voir mais je l’ai raté. Cheval de guerre n’était pas prévu mais j’en ai eu de bons échos qui m’ont donné envie (malgré ma crainte des images de souffrance animale). Finalement, le temps que je me décide, il ne jouait plus. Je les ai toujours pas vus évidemment. Tout ça pour dire que j’étais assez motivé pour Lincoln.

Eh bah putain…

J’avais pourtant lu des choses très encourageantes. Des critiques ou avis pertinents, qui soulevaient des choses intéressantes, notamment sur la mise en scène de Spielberg, sur sa vision de l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui… Je savais ce que j’y trouverai en somme, j’étais prêt à recevoir ces informations là et je les ai même trouvées, si je prends un peu de recul.
Le problème (car problème il y a, t’avais bien compris va) c’est que je me suis fait chier comme un rat mort. Tout simplement. Ca va pas plus loin hein mais je me suis fait chier d’une telle force… Je savais que ça mettait un peu de temps à se mettre en place, que Spielberg nous assénerait comme souvent son didactisme et ses gros sabots mais là c’était tout simplement trop. Quel ennui putain… Et puis c’est vraiment TRES didactique. Et puis ce côté l’Histoire En Marche, pfffffffff… A tel point qu’assez vite, j’avais l’impression de voir une espèce de bande annonce parodique (2h30 la bande-annonce quand même) du type de celles que Ben Stiller a concoctées en prélude à Tonnerre sous les tropiques. « There was a time… And a man… » avec la grosse voix priapique et la petite musique de chambre qui annonce immanquablement la phrase ou le moment qui va passer à la postérité…

LE gimmick du film :  une salle de la Maison Blanche, des politiciens, amis ou ennemis de Lincoln qui débattent. M. President se tient au milieu. Silence. Il prend la parole, la plupart du temps pour relater une histoire qui fait écho à la situation qu’ils sont en train de vivre. Ca se produit un nombre incalculable de fois au cours du film, TOUJOURS de la même manière.

Putain de merde il va parler!
Et merde il va se mettre à parler…

Et puis Daniel Day-Lewis… Ah Daniel… THE actor! The artist… Quel couillon nom de Dieu. Dire que ce mec incarnait le nec plus ultra de sa corporation à une époque. Sans que personne trouve à y redire s’entend. Comme Adjani d’ailleurs, l’Actrice Ultime à une époque, à l’unanimité. Pas étonnant qu’ils aient eu un gosse ensemble tiens… Mais qu’est-ce qu’il s’est passé? Ils sont devenus caricaturaux? Ils l’étaient déjà? Ce sont nos critères de jugement qui ont évolué? Ils étaient (trop) ancrés dans une époque? Je n’ai pas la réponse.

Bon en tout cas, Danichou, il nous fait un festival là . Démarche, posture, fantastique… Accent (genre Sudiste mais déraciné tu vois), intonation de la voix, quel génie… Les critiques te l’ont dit: il EST Abraham Lincoln. OK mais enfin… Je veux dire: on a des documents qui attestent de tout ça? De ce timbre voilé, de cette démarche de grand échalas un peu dégingandé, de ce dos vouté? Ouais… Peut-être… Peut-être pas… Le Daniel, je le vois bien imposer sa performance, coûte que coûte, en dépit du bon sens, du réalisme, de la vraisemblance… Du film lui-même.

– Ouais super Daniel mais là tu vois, ce qui serait bien c’est que tu te lève et que tu prenne le tisonn…
– Non.
– Comment ça « non »?
– Comme ça: non.
– …
– Abe n’aurait jamais fait ça. Ca n’est pas ce qu’il me commande de faire.
– Oui mais là c’est moi qui te demande de..
– C’est lui Steven. LUI. Lui qui demande. Lui qui commande. C’est lui qui est venu à moi. Je ne crée rien Steven, je SUIS.

Enfin tu vois le genre: insupportable.