En vrac

Dans ma rue : un mec se tient sur le perron de son immeuble, dans l’attente du livreur Uber Eats, ou autre. Je le sais car je vois ce dernier arriver, à vélo donc. Ils se checkent, « salut, ça va ? ouais tranquille » blablabla. Je me suis dit que soit ça lui faisait rien de se faire livrer sa bouffe par un pote, soit il se faisait livrer tellement souvent qu’il avait développé une certaine familiarité, voire même une familiarité certaine à ce niveau là, avec « son » livreur. Je me suis dit que quoi qu’il en soit, ce mec devait être un sacré connard.

 

Il est grand.
Il est blond.
Il a les cheveux longs.
Il est beau (lui).
Il joue de la guitare.
Il vient au bureau en skate.
Il donne du « yes », du « ouais gros » à tout le monde dès son 1er jour.
Le nouveau stagiaire, c’est Hansel.

 

 

Les filles : quand vous pourriez vous envelopper de la tête aux pieds dans le foulard que vous portez au cou, ça s’appelle plus un foulard mais un plaid.
Les garçons : quand vous avez fait tellement de revers au bas de votre chino/slim que vous avez obtenu un pantacourt, c’est que vous avez fait beaucoup trop de revers au bas de votre chino/slim.

 

Depuis plusieurs séances ciné, je me tape l’horrible bande-annonce d’Un homme pressé, le nouveau film de Fabrice Luchini. Et les gens rient, ce qui me désole. Mais ce qui m’attriste encore plus, me met en colère même, c’est que le cinéma français puisse encore produire un tel film (un grand patron insensible retrouve les vraies valeurs suite à un AVC). Quel cynisme, quelle paresse…
Le « gag » final de la bande-annonce symbolise le monde de 2018 à merveille, hélas: Luchini a donc fait un AVC, et se retrouve avec des difficultés de langage (je ne connais pas les termes techniques mais il est dyslexique, il utilise un mot pour un autre etc etc.). Dans cette fameuse scène, il est à la terrasse d’un café et commande « un thé… et un féca ». Le serveur noir marque une pause, un peu interloqué, puis croyant que Luchini utilise un terme de verlan, lui répond en souriant « OK frère ».

Ca, cette scène là en particulier, me paraît absolument ignoble dans sa volonté de créer l’illusion d’un rapprochement, mieux, d’une connivence entre le grand patron issu des beaux quartiers et le modeste serveur noir, issu des quartiers tout court. Illusion qui repose sur un malentendu (le serveur croit que Luchini parle en verlan alors que c’est sa dyslexie qui se manifeste), malentendu qui naît d’un accident (l’AVC de Luchini). MAIS NOM DE DIEU DE BORDEL DE MERDE, QUEL CYNISME.

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