Comédie, mode d’emploi – critique

Comme convenu, quelques mots sur cette lecture récente. Grande remise, le blog qui tient ses promesses de campagne.

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Je ne reviendrai pas sur l’importance qu’à pris Judd Apatow (au sens large : lui, ses productions, celles et ceux qui gravitent autour) pour moi ces 10 dernières années, je crois que c’est suffisamment clair si tu lis un minimum ce blog. Lui et Wes Anderson : en gros, c’est ça le cinéma pour moi aujourd’hui. Absolument.

Lecture très intéressante.
En guise de préambule, Burdeau se fend d’un texte analytique limpide et bien senti. Pas plus, pas moins.
Comédie, mode d’emploi retranscrit en fait son entrevue avec le maître de la neo-comédie américaine. Il porte très bien son titre : l’auteur a bien pris soin de rester concentré sur son sujet ou en tout cas de ne garder que ce qui s’y rattachait directement. Ainsi, la vie personnelle n’est évoquée qu’à travers l’enfance ou les années de formation : Apatow insiste bien sur le fait que l’humour était une passion pas un passe-temps (il est notoirement réputé pour n’avoir manqué aucun épisode de Saturday Night Live et en connaitre certains par cœur).

Pour le reste, pas ou peu de révélations mais une réflexion à la fois pragmatique et instructive sur sa condition de funny man professionnel : producteur et réalisateur de comédies, gag man, découvreur de talents etc. C’est chouette.
A noter néanmoins qu’il précise bien, et c’est tout à son honneur, que s’il y a évidemment apporté sa touche, la série Freaks and Geeks, souvent considérée comme l’acte fondateur de la geste apatowienne (on y voit pour la première fois à l’écran James Franco, Seth Rogen Jason Segel, Martin Starr et bien d’autres, dans une chronique mélancolique des années lycée), est une pure création du très sous-estimé Paul Feig (réalisateur du sublime Mes meilleures amies).

Ca se lit donc tout seul  et si ça n’est pas révolutionnaire, c’est indispensable à qui s’intéresse de près aux comédies américaines de ces 10-15 dernières années.

Ca en revanche :

Road-movie--USA
je l’ai attaqué mais je l’ai rendu à la bibliothèque : impossible à lire en 2 semaines (pour moi en tout cas). C’est passionnant mais incroyablement dense. Je l’achèterai donc et le dégusterai tranquillement sur une longue période.
Seulement voilà, le truc c’est que si je l’achète, je SAIS que je le laisserai dormir des mois voire des années dans un coin (véridique,  j’ai plein de bouquins comme ça) : c’est maladif, je n’arrive pas à lire un bouquin que j’ai à disposition quand je le souhaite. Reste la solution de l’emprunter à plusieurs reprises et à différentes périodes tu me diras, ça peut marcher ça…

Bon, je lance une évaluation et je fais un graphique pour m’aider à prendre une décision là-dessus, je te tiens au courant. Bisous.

Le fervent lecteur

A la faveur de discussions autour de la littérature aperçues sur Facebook ces derniers jours, j’ai réalisé que je n’avais publié qu’un seul article dans la rubrique « Lectures ». Et pour parler d’une daube encore. C’te lose…

Non mais en vérité, je lis…
Je lis même peut-être trop.

Tous les mois : So Foot, So Film, Uncut, Mojo parfois. De moins en moins ce dernier. C’est à dire qu’au bout de la 46ème couve consacrée à Dylan/aux Beatles, j’en ai eu un tout petit peu ras le cul. Les mecs doivent sacrément regretter que Dylan ne soit pas un groupe d’ailleurs :  ils pourraient y consacrer 4 ou 5 fois plus de couves. En tout cas, malgré des papiers parfois formidables, c’est quand même un magazine de vieux con Mojo, il faut bien dire ce qui est.

Ca a l’air de rien mais ça prend du temps tout ça.

Tous les 3 mois, Schnock. Formidable Schnock ! Revue générationnelle s’il en est, qui réactive les souvenirs du chewing gum Spring Gum, des films de Joël Séria ou de la variété française pur jus. Menée par un transfuge de Tecknikart et par l’excellent Christophe Ernault aka Alister.

Je ne lis pratiquement plus de fiction. Pas le temps mais pas envie non plus. Les dernières en date, 3-4 romans de Nicolas Fargues. Pas génial, pas honteux, agréable en tout cas, sinon je me serais arrêté après le premier. Il se regarde un peu trop écrire mais parvient assez bien à saisir les turpitudes, exaltations, lâchetés et bassesses ordinaires de sa génération, qui se trouve également être la mienne. Notamment dans le bien nommé Roman de l’Eté, qui s’enquille idéalement et sans difficultés durant le pont du 15 août. Ceci dit là j’ai des envies de Balzac mais comme je songe carrément à toute la Comédie Humaine, je n’en lirai probablement aucun.

Dans l’immédiat j’ai quatre bouquins sur le feu. Dans l’ordre :

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Road-movie--USA

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Dans l’ordre parce que les 2 premiers sont empruntés à la médiathèque municipale. Oui, je suis communiste.
J’essaierai d’en toucher 2 mots si j’ai le temps, histoire d’alimenter un peu cette rubrique.