Coupe du monde 2018 – Best of

Petit bilan rapide en tâchant de pas trop me répéter par rapport à tous les billets publiés pendant la compétition.

Sur la compétition de manière générale : je l’ai trouvée de bonne tenue. Pas extraordinaire peut-être mais certainement pas honteuse ou chiante comme j’ai pu le lire ou l’entendre. Conforme à ce qu’on était en droit d’attendre finalement: des équipes de cadors (ou pseudo cadors) rincées par une saison en club de plus en plus exigeante, mais pas vraiment de surprise non plus puisque si le dernier carré était impronostiquable, laissant de côté les 3 grands favoris (Brésil, Allemagne, Espagne) on ne peut pas dire que la France, la Belgique, la Croatie et l’Angleterre soient des nations de seconde zone. Les « petits » qui pouvaient se permettre de rêver avant le début de la compétition ne sont toujours pas au rendez-vous des matches à éliminatoires (Sénégal, Corée du Sud, Maroc, Iran): l’écart est toujours trop important entre les sélections les plus « aisées » et les plus modestes pour que ces dernières puissent sinon se mettre en valeur (ça c’est toujours le cas) du moins se retrouver dans le dernier carré.
A ce titre la confrontation entre le Japon et la Belgique a été révélatrice je trouve: les courageux (et talentueux) Japonais avaient 2 buts d’avance, suffisant « normalement », une occasion en or de passer en quarts de finale… Mais avec encore 35 minutes à jouer et un réservoir de ressources (techniques, tactiques, physiques) beaucoup plus important, il était écrit que les Belges reviendraient au score (bon, une prolongation était plus probable que ce final radical et cruel). Communsymbole ce match.

On a également parlé de « la fin de la possession » à travers le fiasco de ses adeptes les plus emblématiques (Espagne, Allemagne, à un degré moindre Argentine et Brésil) et c’est sans doute juste: ce sont des équipes plus attentistes et plus verticales qui ont tiré leur épingle du jeu (France, Angleterre, Uruguay). Le sacre de la France a enfoncé le clou, avec une demie-finale « italienne », cynique, et une finale durant laquelle elle aura peu maîtrisé les événements et bénéficié de circonstances (et décisions) favorables mais fait mal à l’adversaire à chacune de ses offensives. C’est d’autant plus marquant que cette EDF possède un réservoir de talents offensifs assez dingue (et je ne parle même pas de ceux que Deschamps a laissés à la maison), qu’elle choisit donc sciemment d’utiliser de manière restrictive. Les Coupes du Monde et Euros sont en général considérés comme des « laboratoires » du jeu : les équipes les plus marquantes dictent la tendance footballistique des années à suivre (même si l’influence de plus en plus importante de la Ligue des Champions laisse une empreinte également de plus en plus forte). Et les années à venir seront donc plutôt défensives apparemment…

Le bilan:

Le plus beau but

Il y a 4 ans, j’avais adoré le petit centre piqué de Cavani pour la tête lobée de Suarez. Cette année, ma préférence va au long une-deux Cavani-Suarez, conclu par une tête acrobatique, puissante et adroite du premier, en 8èmes de finale contre le Portugal:

« Quelle belle image! »

Le plus beau moment en tribunes

C’est pas le plus beau moment évidemment mais ce qu’on retiendra des tribunes, c’est pas les supporters japonais et sénégalais qui nettoient leurs gradins mais Maradona et ses doigts balancés à on ne sait qui durant le match face au Nigéria:

Sinon, côté tribunes encore, j’en dirais pas plus parce qu’on vit dans le monde de 2018 (et je m’en réjouis), mais je retiendrai également Russie-Croatie. Les Vrais savent.

Le plus beau maillot

Pérou, version home et version away:

Brésil away, contre le Costa Rica:

Et puis je vais me répéter mais le Brésil dans sa tenue traditionnelle, maillot jaune, short bleu, chaussettes blanches, sur la pelouse verte, c’est vraiment parfait chromatiquement et esthétiquement parlant. C’est le Football.

Le plus moche maillot

J’ai trouvé qu’il y avait une grande majorité de maillots vraiment moches ou quelconques cette année : Adidas et Nike, qui se partageaient la grande majorité, là aussi, des équipements, se sont vraiment pas cassé le cul. J’ai particulièrement pas aimé les petites fioritures inutiles sur les maillots away de la France et de l’Angleterre. C’est si compliqué que ça de créer des maillots aux imprimés unis ?

A part ça, on en parle pas car on s’y est habitués mais le maillot Lustucru de la Croatie, c’est pas possible.

Aux œufs frais

La plus belle coupe dégueulasse

Y avait de la concurrence, comme à chaque édition. Neymar a marqué les esprits, à juste titre:

Quand tu réalises que t’es allé trop loin

Mais je reste sur mon choix initial de Domagoj Vida, le défenseur croate:

Entre le punk à chien et le sniper planqué dans les abords de Zagreb. Bon, après, j’irais pas le lui dire en face: t’as pas trop envie de le faire chier lui.

La plus belle coupe

Y en a pas vraiment, comme à chaque édition là aussi. Il faut quand même souligner que 2 joueurs habitués à faire n’importe quoi, Griezmann et Pogba, ont su rester sobre. C’est bieng. On parle quand même d’un type, Pogba, qui s’était dessiné une pokéball sur le crâne. UNE POKEBALL.

« Y a pas d’mot Monsieur Pogba. Y a plus d’mots »

Le plus beau match

C’est un peu le problème de cette CDM: y a eu pas mal de beaux matches et de matches palpitants (Portugal-Espagne, l’inattendu Serbie-Suisse, Allemagne-Suède) mais y a pas eu LE match dont tout le monde reparlera encore dans 20 ans comme le Brésil-Allemagne de 2014 ou la finale de 20006. Je retiendrais pour ma part le Brésil-Belgique au cours duquel les Brésiliens auraient sans doute mérité un peu mieux, en tout cas d’aller en prolongations. Nous aussi on en aurait bien pris pour 30 minutes supplémentaires, c’était du très haut niveau des 2 côtés.

Le plus beau gosse

J’en ai sélectionné 2 dans des styles très différents pour contenter mon lectorat le plus largement possible.

Kasper Schmeichel si on aime les nazis

Il a l’air aussi con et bourrin que son père en revanche.

Martin Caceres si on aime les latin lovers

Il s’est jamais vraiment imposé nulle part lui (Barcelone, Juventus, Lazio) mais il est toujours là.

Le plus moche gosse

Evidemment.

Le plus beau joueur

Modric, évidemment mais c’est pas très original et je serais pas très objectif, c’est un de mes 3 joueurs en activité préférés. Je vais donc citer un joueur que je n’aime pas beaucoup mais qui m’a bluffé, Eden Hazard

Un tournoi de haut niveau et une performance zidanesque contre le Brésil.

Mention également pour Cavani, encore lui. C’est un joueur certes enfin apprécié à sa juste valeur mais je crois qu’on en fait toujours pas assez à son sujet. C’est une perle ce joueur, doublée d’un seigneur sur le terrain et triplée d’un mec bien dans la vie (pour ce qu’on en sait en tout cas).

Le plus gentil

Protocole d’avant-match: juste avant le coup d’envoi, les 2 capitaines se serrent la pogne, serrent la main des arbitres… et ignorent totalement le pauvre gamin ou la pauvre gamine qui n’est là que pour la photo/la déco, ok, mais merde, il/elle est là, c’est dégueulasse de l’ignorer totalement ! Et pourtant y en a PAS UN qui l’a salué.e ou quoi que ce soit. Pauvre gosse quand même…
Pas un donc, sauf Granquvist, le capitaine de la Suède, contre l’Angleterre. Il a salué Kane, le capitaine anglais, puis les 3 arbitres, puis il a eu un petit geste gentil pour la gamine qui se tenait à leur côté. Elle était toute contente évidemment (pas trouvé de photo).

Pour conclure, 2 images tirées de la finale

Il me fait penser à un minus que les grands derrière lui (Infantino, sa femme, Le Graët de gauche à droite) auraient placé sur un rebord surélevé pour qu’il puisse voir correctement le match.

Seconde image, celle d’une Pussy Riot qui tape dans les mains de Kylian Mbappé.

Sait-il seulement qui sont les Pussy Riot et ce qu’elles représentent dans la Russie de Poutine? Peu importe: chacun y verra ce qu’il voudra mais je trouve cette image réconfortante dans sa spontanéité. Elle résume un peu les sentiments ambivalents que beaucoup auront eu durant cette coupe du monde, que moi j’aurais eu en tout cas : l’enthousiasme et la passion pour un événement sportif toujours aussi excitant d’un côté, la gêne de l’autre, lorsqu’on s’arrête 2 secondes sur la situation de certaines personnes et catégories de personnes en Russie.

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Coupe du monde 2018 – Commentateurs

J’avais déjà un peu traité le sujet lors de la précédente CDM au Brésil, un peu plus en détails lors de l’Euro 2016. La grande nouveauté de cette édition, c’est qu’une majorité de machs étaient diffusés sur beIN Sports

Au rayon TF1, peu voire pas de changements :

Christian Jeanpierre – Rudi Garcia

Rudi Garcia et Christian Jeanpierre

On ne présente plus CJP. Quasiment placardisé depuis l’arrivée surprise de Grégoire Margotton il y a 2 ans, il bénéficie, et nous avec, de cette sous-exposition. Il en deviendrait presque supportable (presque), et on attend (presque là aussi), les 2 tics verbaux qui ont fait sa renommée (?) avec une certaine gourmandise: « figurez-vous Rudi, que ce joueur a une histoire incroyable blablabla » et « QUELLE EST BELLE CETTE IMAGE ! » Il a semble-t-il laissé tomber l’inénarrable concept de « corner intéressant », c’est à mettre à son crédit. Il prend sa retraite à l’issue de la CDM et quelque part, oui, je vais le dire, il va nous manquer.

CJP était donc accompagné, comme à l’Euro, de Rudi Garcia. Rudi, on le connaît, c’est un bon: quadruple vainqueur de la Coupe des Champions en tant que joueur, triple champion de France, d’Italie et d’Allemagne, 5 coupes d’Europe en tant qu’entraîneur, j’en passe. Hein? Comment? Je confonds? Bordel, le MELON du mec… A l’entendre, il met Mourinho, Guardiola et Ancelotti à l’amende. Quand il explique que De Gea a mal placé son mur contre le Portugal

Sur la 2ème quinzaine (reprise de l’entraînement de l’OM oblige je présume), Rudi Garcia a été remplacé par l’inénarrable Youri « le Serpent » Djorkaeff.

« C’est lesquels les chinois qui étaient alliés aux nazis? »

Je vais pas revenir sur ses tares, déjà décrites dans mon précédent billet. Ca s’est évidemment pas arrangé par miracle. J’ajouterais simplement que son combo cheveu sur la langue + patate dans la bouche le rend absolument redoutable à écouter.
Enfin, Youri lors de cette coupe du monde c’est bien sûr LA punchline du tournoi, lors du match BelgiqueJapon: «Ils se sont pris un contre… nucléaire je dirais» a-t-il lancé après le contre encaissé par les japonais à la dernière minute. Xavier Gravelaine et son immortel « les Allemands n’arrivent pas à trouver la solution finale » tiennent enfin un concurrent sérieux.

Grégoire Margotton – Bixente Lizarazu

Bixente Lizarazu et Grégoire Margotton

J’aimais bien Margotton sur Canal mais c’est fini, le mec a basculé: emphase, pseudo-lyrisme, psychologie à 2 balles, il est devenu insupportable.
Du coup, Bitch-and-thé, nettement plus sobre, passe bien mieux, d’autant qu’il a pas mal laissé de côté ses habituelles piques aux arrières-gauches. C’est pas du haut niveau en termes d’analyse mais c’est correc. Et puis il est toujours de bonne humeur, il n’a pas ce ton mi-blasé, mi-donneur de leçons qu’affichent pas mal de consultants, et plus particulièrement son prédécesseur (Larqué).

C’est tout pour la Une.

Je sais pas comment c’est sur SFR Sports, autre « gros » diffuseur de foot en France mais quand tu passes sur beIN, c’est tout de suite plus feutré, moins braillard que sur TF1. Les mecs se la jouent même un peu gentlemen-footeux avec leurs petits costumes Kooples. C’est ridicule mais reposant.
Sur la retransmission en elle-même, la grande différence avec TF1, c’est qu’il n’y a pas de coupure pub juste après les hymnes: scandaleux ça car ça prive d’un moment que j’aime bien (lorsque les joueurs se checkent et se souhaitent bonne chance), et surtout, ça occulte la présentation des équipes. Sérieux…
Tout ça pour dire que ça fait chier que le foot soit plus visible gratuitement par tout le monde mais y a un confort, un respect je dirais même, de l’événement, assez appréciable sur beIN Sports.

Xavier Domergue – Patrice Ferri

Patrice Ferri et Xavier Domergue

Je suis partagé: ils font tous les 2 bien vivre le match, même si Ferri à tendance à s’emballer pour pas grand chose et qu’il a une voix un peu désagréable, mais le timbre de Xavier Domergue me rappelle énormément celui de Margotton. C’est franchement troublant je trouve et déstabilisant car je guette toujours le moment où il va s’enflammer. Mais c’est un bon duo.

Philippe Genin – Grégory Paisley

Comme quoi, pas besoin d’avoir été un grand, ni même un bon joueur pour être un bon consultant (ok, c’était pas une quiche non plus et il a fait une honnête carrière mais tu vois l’idée): Gregory Paisley s’exprime bien, il intervient à bon escient et apporte toujours un éclairage pertinent. Il a été victime d’une polémique débile lors du premier match du Sénégal: il a tout de suite éteint l’incendie, dès la mi-temps du match, de manière aussi ferme qu’intelligente, du coup tout le monde a déjà oublié cette non-polémique tellement idiote que je ne rentrerai pas davantage dans les détails (et puis je sais pertinemment que t’es en train de chercher de quoi il s’agit). Un duo très agréable et sympathique en tout cas.

Julien Brun – Bruno Cheyrou

Encore un sympathique duo, qui fait preuve d’une agréable complicité (ni trop, ni pas assez)… Bon, ils sont un peu plan-plan sur beIN en fait.

Christophe Josse – Daniel Bravo

Daniel Bravo et Christophe Josse

Il a beau ressembler de plus en plus à une vieille peau qui se fait dorer la couenne sur la Promenade des Anglais, il a beau avoir un accent tapenade-aïoli parmi les plus rédhibitoires, j’ai une certaine affection pour Daniel Bravo. Parce que j’aimais bien le joueur mais surtout parce que malgré une syntaxe parfois approximative, il dit souvent des choses intéressantes. Mais faut passer outre l’accent, je comprends que ça soit pas toujours évident.
Christophe Josse et ses indignations permanentes en revanche, c’est pas possible: le mec monte tellement vite dans les tours qu’il se fait régulièrement calmer par son comparse. Et puis je le supporte pas physiquement, je le trouve vulgaire. Il me fait pense à un VRP.

Jean-Charles Sabattier – Elie Baup

Pas trouvé de photo des 2 ensemble

Jean-Charles Sabattier, alias Karl-Heinz Sabattier, Monsieur Nathalie Ianetta à la ville, c’est LE spécialiste du football allemand dans le PAF. C’est le mec qui a pris allemand LV1 quoi, et qui avait un correspondant à Karslruhe. Du coup, on apprend des choses:

Joachim Löw = Yoarim Leuve
Mesut Özil = Maizoutt Euzil
Jonas Hector = Yonass Hectoaeur
Niklas Süle = Niklass ZUUUleu
Manuel Neuer = Manouel Neuyaaa
FC AugsbourgFC Ahougsbueurg

Je me moque gentiment: il sait ce qu’il dit (et il sait comment le dire) et il est très bon à la fois pour les infos qu’il délivre et pour la façon, très vivante et énergique, dont il fait vivre le match.
A part ça je fais une excellente imitation d’Elie « mmm » Baup.

Benjamin Da Silva – Omar da Fonseca

J’ai déjà chanté les louanges de mon duo préféré à plusieurs reprises, je vais pas rabâcher. Da Fonseca est de plus en plus souvent à la limite: il est devenu une petite star du microcosme, il en a conscience et on sent qu’il fait un peu le show pour le show parfois. Donc je comprends qu’il commence à saouler pas mal de monde mais pour moi ça passe encore et il me régale régulièrement car son naturel et son enthousiasme sincères et communicatifs ont toujours le dessus. Franchement, même à l’écrit, c’est sublime:

https://www.sofoot.com/le-best-of-du-mondial-d-omar-da-fonseca-458017.html

« UNE DÉCADENCE INFERNALE DE CE MAILLOT! »

Coupe du monde 2018 – Sélectionneurs

Comme il y a 2 ans pour l’Euro, un petit florilège des sélectionneurs que je retiendrai, pour une raison ou pour une autre. Mais souvent une raison à la con, on est d’accord.

Didier Deschamps – Ordre National des Chirurgiens Dentistes

Je crois que j’ai compris. En fait il a passé un pacte faustien, un accord à la Dorian Gray : la chatte à DD contre ses ratiches. Plus elle se manifeste, plus elles se rabougrissent. Elles vont prendre cher avec le coup de la blessure de Cavani.

Mladen KrstajićSerbie

Moins flippant que les membres de son escouade de tortionnaires, le plus jeune sélectionneur du plateau. J’ai bien aimé une séquence le concernant: au cours du match décisif contre le Brésil, son équipe a eu un gros temps fort de 5-6 minutes au cours duquel elle aurait pu se remettre dans le coup mais elle a manqué toutes ses occasions (franches). Il avait l’air extrêmement énervé sur la touche: j’interprète sans doute un peu mais son attitude et sa gestuelle avaient vraiment l’air de signifier « mais vous êtes vraiment trop nazes bordel de merde ». Ca m’a fait marrer.

Zlatko DalićCroatie

L’oeil noir, le sourire rare, il pourrait être serbe.
OK, j’arrête… Sélectionneur de fer en apparence (Kalinic refuse de s’échauffer et de rentrer en jeu lors du premier match: ni une ni deux, il le vire et le renvoie chez lui), il était émouvant pendant la séance de tirs aux buts contre le Danemark, qu’il n’a pas pu regarder car trop tendu. Sa joie à son issue victorieuse faisait plaisir à voir.

Jose PekermanColombie

Super technicien qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait, il a notamment entraîné l’une des plus belles Argentine de ses dernières années, celle de 2006. Eliminée aux tirs à buts par l’Allemagne en quarts de finale, elle avait inscrit l’un des plus beaux buts de l’Histoire de la coupe du monde, pas moins :

Depuis, il est devenu un demi-dieu en Colombie, emmenant les cafeteros en coupe du monde 2 fois d’affilée avec du beau jeu et de l’efficacité. Un type intelligent, humble, la classe latino-américaine (Oscar Tabarez, le sélectionneur uruguayen est issu du même moule). Lui non plus n’a pas pu regarder la séance de tirs aux buts contre l’Angleterre… Beaucoup aimé son accolade chaleureuse avec Aliou Cissé lors du match face au Sénégal, qui montrait leur estime réciproque.
D’ailleurs

Aliou CisséSénégal

La classe africaine pour lui. Charisme de dingue sur son banc de touche, élégance naturelle qu’il soit en costard ou en survet. Triste de l’élimination prématurée de son équipe mais le Japon lui a fait honneur.

Fernando SantosPortugal

Je visualise trop le Berlingo commercial, blanc, avec sur le côté un petit logo pourri et une inscription: « Santos & fils, plaquiste ». Pardon pour le sempiternel cliché sur les Portugais et le bâtiment mais vraiment, je l’imagine trop se tuer à construire des maisons pour les autres alors que lui met 30 ans à finir la sienne pendant ses quelques rares vacances au pays.

Oscar RamirezCosta Rica

Et on continue allègrement avec les clichés, avec un sélectionneur qui lançait immédiatement ceci dans ma tête à chaque fois que je le voyais:

Oh et puis tant qu’on y est…

Stanislav TchertchessovRussie

A la fois bonhomme et flippant, je le vois davantage dealer des saucisses au marché noir dans l’arrière-salle de son restaurant de Novossibirsk qu’entraîner une équipe nationale de haut niveau mais bon…

Julen LopeteguiEspagne

Il est trop facile de mettre l’élimination prématurée de l’Espagne sur le dos de son renvoi surprise à 2 jours du début de la compétition mais… Mais on ne peut pas l’ignorer non plus, surtout vue la manière: sans lui, la Roja ressemblait à sa pire version, celle de 2014 et de 2016, molle, suffisante, horizontale, stérile. Lopetegui avait su rendre le tiki-taka à nouveau agressif, vertical, enthousiasmant. Il a désormais une position très délicate (déjà qu’entraîner le Real c’est pas évident en soi…) et on peut imaginer beaucoup de réceptions hostiles dans beaucoup de stades espagnols lors du prochain championnat: pour le grand public, il est celui qui en compagnie de Florentino Perez (et de Luis Rubiales, le président de la Fédération, qui a agi avec inexpérience et impulsivité) a contribuer à mener l’un des favoris au titre au fiasco.

Gareth SouthgateAngleterre

Sans difficulté car sans réelle concurrence, le plus élégant sur un simple plan vestimentaire. Forte hausse des ventes et commandes de vestons en Albion ces derniers jours…