#99 Neil Young – Zuma

Idem que précédemment. Et puis j’ai pas trop envie d’en dire davantage car c’est un disque qui m’a accompagné à un moment où je faisais pas trop le malin si tu vois ce que je veux dire. Tu vois pas du tout mais je n’en dirai pas plus, on a pas écouté Bernard Lenoir ensemble non plus.

Allez, 2 mots : cet album a été ma porte d’entrée pour Neil Young et s’il ne fera évidemment pas cet office pour tout le monde, je le conseille souvent à ceux qui ne seraient pas encore convaincus car il est accessible et bien équilibré, aussi électrique qu’acoustique. Un album « facile », sans connotation péjorative : c’est l’album qui a permis à Neil de se remettre en selle tout autant que les idées en place après une période pour le moins chaotique mais évidemment géniale, quasiment mythique avec la doublette Tonight’s the Night / On the Beach. 2 albums qui auraient toute leur place ici, ça va sans dire.

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#98 Neil Young – Everybody Knows This Is Nowhere

La fin (du top) approche et j’arrive pas à conclure. La peur de gagner, tel le tennisman français qui dispose de 2 balles de match au 4ème set. Je vais tacher de pas faire sous moi et de pas me prendre un 6-0 au 5ème set.

Bon, Neil Young, normal. On est plus dans la catégorie « les 100 meilleurs disques de rock », « les indispensables de la cdthèque » ou je ne sais quoi, c’est les Tables de la Loi ici.
Voilà, fin du billet. Je vois pas ce que je pourrais dire d’intéressant qui n’ait déjà été dit à son sujet ou au sujet de cet album.

#48 Rien que pour vos cheveux

Agent d’élite du Mossad et véritable star dans son pays, Zohan a un secret : il rêve de devenir coiffeur en Amérique. Profitant d’un combat contre son pire ennemi, un terroriste connu sous le nom de Fantôme, Zohan se fait passer pour mort et s’envole pour New York armé uniquement de ses ciseaux et de son sèche-cheveux.
Malgré son inexpérience, il est engagé par la patronne d’un salon de coiffure, une jeune et jolie Palestinienne. Très vite, Zohan va se faire un nom dans la coiffure et attirer dans le modeste salon une clientèle toujours plus nombreuse.
Alors que son passé d’agent semble loin derrière lui, Zohan est repéré par le Fantôme, qui compte bien en finir avec lui une bonne fois pour toutes… (Allociné)

Me suis planté dans l’ordre de ma liste: j’aurais dû parler de ce film avant mais j’avais pris en compte son titre original qui commence par un Y (You don’t mess with the Zohan) donc voilà.

Il y a ceux qui ne comprendront jamais que les Farrelly, c’est pas QUE des types qui font de l’humour pipi-caca. Il y a ceux qui font des Farrelly et de Judd Apatow des auteurs à part entière. Et puis il y a ceux qui vont encore au-delà et qui vouent un culte à Rien que pour vos cheveux (produit par Apatow, dans sa veine la plus ZAZ, à l’instar de Walk Hard: The Dewey Cox Story, sa parodie des biopics musicaux à la Walk The Line). Rien que pour vos cheveux, c’est un peu le Metal Machine Music de la neo-comédie, ça va très, très loin.

Inutile de préciser que si tu fais partie de la 1ère catégorie, c’est même pas la peine d’envisager de tenter de le regarder. Et je pense, sincèrement, qu’il te manque une importante grille de lecture du monde qui t’entoure. Désolé, j’ai bien conscience que c’est extrêmement puant et prétentieux de dire ça mais je le pense. C’est la fin du top, peut-être aussi de Grande remise, je sais pas encore, j’en ai plus rien à foutre de rien, j’ai plus de filtres.

Putain mais rien que l’affiche sans déconner : les claquettes blanches, le short en jean, le t-shirt Mariah Carey, le bouc… LE GENIE DE CES TYPES NOM DE DIEU!

#97 Wilco – A Ghost Is Born

Comme pour Ween, c’est un crève-cœur de ne retenir qu’un seul album mais c’est celui auquel je pense spontanément.

Je suppose que les amateurs du groupe retiendraient majoritairement Yankee Hotel Foxtrot, album charnière et album unanimement plébiscité, par la critique et par les fans donc. C’est pas du tout du snobisme mais c’est peut-être l’album de Wilco que j’aime le moins… Je le trouve un peu désincarné, un peu trop radioheadesque. Je ne l’écoute quasiment jamais pour être honnête alors que je reviens très régulièrement à tous les autres.

A Ghost Is Born, c’est une autre histoire selon moi : sur la forme, Wilco lâche vraiment les chevaux question expérimentation. Le précédent, YHF donc, avait été initié avec Jay Bennett, membre important du groupe avant qu’il soit viré (la genèse de l’album est relatée dans le surestimé documentaire I am trying to break your heart). Les contributions de Jay Bennett ont été gardées, l’intervention de Jim O’Rourke n’a eu lieu qu’en fin de process.

Sur AGIB, O’Rourke est présent depuis le départ et ça change tout. On note par exemple l’omniprésence du piano, instrument qu’il affectionne particulièrement quand il cède à ses penchants les plus pop.

Sur le fond, c’est l’album du point de non-retour pour Jeff Tweedy : ses douleurs chroniques au dos deviennent insupportables et l’ont rendu totalement dépendant aux anti-douleurs, notamment à la vicodine. Ca s’entend sur des compositions qui ont rarement semblé aussi douloureuses (le solo barbare de At least that’s what you said, la tentation vénéneuse de Hell is Chrome). Tweedy ira en rehab après cet album, il est désormais guéri (de ses maux et de son addiction). Cet épisode personnel constitue l’acte de naissance du Wilco tel qu’on le connait à l’heure actuelle : un groupe sûr de lui, souverain et majestueux dont les expérimentations se font désormais en douceur.

#47 Wayne’s World 2

On retrouve nos deux étudiants rockers en Angleterre, où ils sont venus réaliser un rêve : monter le plus grand concert rock de la décennie. (Allocine)

Pour moi, Wayne’s World marque un peu le début de l’âge d’or récent de la comédie américaine car juste après, on a les premiers Farrelly, Jim Carrey, Ben Stiller, et très vite ça enchaîne sur le Frat Pack, Judd Apatow, la bande à Seth Rogen etc. Gros coup de mou depuis quelques années d’ailleurs mais ça aura bien duré une grosse quinzaine d’années, c’est beaucoup.

Bref, je dis ça mais je choisis le 2 qui, comme avec Austin Powers, constitue un modèle de second volet d’après moi: les personnages sont bien identifiés, les acteurs et auteurs plus à l’aise, le budget est plus conséquent donc tout le monde se lâche davantage et c’est la grosse régalade: l’entraînement des roadies, le combat de kung fu, les rêves/rencontres avec Jim Morrison, Garth et Kim Basinger etc., que des moments forts.

Il me semble que les 2 compères, Mike Myers et Dana Carvey, se sont brouillés peu après la sortie du film, ce qui explique que contre toute attente nous n’ayons pas eu droit au 3ème volet qui s’imposait. Mike Myers a bifurqué sur Austin Powers, Dana Carvey a lui sombré dans l’oubli.

#96 Ween – Chocolate and Cheese

C’est un crève-cœur de ne retenir qu’un seul album de Ween mais j’ai consacré un long billet au groupe, un des tout premiers de Grande remise, ici. C’est sans doute révélateur de l’importance qu’il a à mes yeux.

Chocolate and cheese est « objectivement » leur meilleur album, le plus abouti quel que soit le style abordé (puisque Ween est notoirement connu pour aborder un peu tous les styles, du punk rock le plus hardcore au funk le plus Princier, en passant par le rock progressif ou la country). Il est bien sûr aussi resté dans les mémoires grâce à une pochette pour le moins remarquable.

Si j’avais pu j’aurais également retenu leur album pop, White Pepper, que voici:

Ainsi que leur exercice de style country à la fois respectueux et iconoclaste:

Les musiciens utilisés, tous des vieux de la vieille, des légendes de Nashville, ont enregistré la musique sans savoir ce que les faux frangins avaient l’intention de chanter. Ils ont évidemment été outré lorsqu’ils ont découvert les paroles de titres tels que Piss up a rope :